SON-MERE DES SŒURS GRISES
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4, RSC
Mœurs Commerciales.
‘ Les magasins de détail s’ouvraient généralement en èté à cinq heures du matin et fermaient à dix heures du soir, et les commis ne laissaient le magasin que pour aller se coucher. Pas de clubs, pas de réunions de cartes, pas de billard, pas de salles de lecture, jusqu'à ce que l’Institut Canadien en eut établi une. Congé le dimanche, mais il ne fallait pas se rendre au logis plus tard que neuf heures si on ne voulait pas s'exposer à une semonce de la part de la femme du patron sur la dépravation des mœurs et l'esprit d'émancipation du siècle, qui étaient cause que les jeunes gens n'assistaient plus aux vêpres et rentraient après neuf heures du soir. Il n'était pas rare qu'un jeune commis débutât par être le garçon de cour du patron, ou l’aide de la servante.
‘“ La correspondance écrite était comparativement très restreinte à cause du port excessif des le tres et on avait très souvent recours aux voyageurs pour se charger des missives qui s'échangeaient d’une ville à l’autre. Les exigences du bureau de poste de Montréal n'étaient pas très prétentieuses et se bornaient à l'occupation d’une petite maison en pierre au coin des rues Saint-François-Xavier et Hôpital, qui n'était pas plus grande que le quart d'une des salles du bureau de poste actuel. Le port d’une lettre de Montréal à Québec était alors de neuf deniers ou quinze centins, à Toronto un chelin huit deniers ou trente-trois centins, à Liverpool ou Londres, deux chelins quatre deniers ou quarante-sept centins et demi.
‘* La rue Saint-Joseph était alors une rue très fréquentée, depuis particulièrement le carré Chaboillez jusqu'au chantier de Cantin, où se trouvait alors un dépôt de marchandises qu'on expédiaient par barges et bâteaux à vapeurs dans le Haut-Canada, plus particulièrement dans la direction d'Otrawa ; les autres s'expédiaient de l'entrée du canal Lachine, où il y avait de nombreux entrepôts qui s’'étendaient jusqu'aux hangars du gouvernement, et étaient chargées sur des petits bâteaux à vapeur, très nombreux alors, qui faisaient le service entre Montréal, Toronto et Hamilton.
‘ Le faubourg Saint-Laurent s'étendait de la rue Craig jusqu'à la rue Sher- La rue Saint-Laurent avait alors plusieurs auberges où se retiraient les cultivateurs. À chaque auberge était attachée une spacieuse cour, avec remises, écuries, etc. C'est là qu'était le rendez-vous des négociants de tous À part des grains, il se faisait un grand commerce de porcs abattus,
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genres.
de beurre, de saindoux et de denrées.
‘Les grands journaux anglais paraissaient les uns deux fois la semaine, les autres trois fois ; les journaux français paraïssaient deux fois la semaine. La presse ne devait pas faire fortune, car au lieu d'annoncer dans les journaux comme on le fait aujourd’hui, on avait le crieur public qui parcourait la ville avec une cloche, s’arrêtant au coin des rues pour faire son annonce qu'il finissait invariablement par les mots ‘‘ Dieu sauve la reine.”
Les Anglais, les Irlandais et les Ecossais dominaient encore d’une manière absolue dans les affaires à cette époque. M. Morin, qui a fait un relevé des
noms sur l’almanach des addresses de 1842, constate que sur soixante-quinze avocats on ne comptait que trente-cinq Canadiens, sur six architectes, un Canadien, sur vingt-un boulangers, six Canadiens, sur seize libraires, deux Canadiens, sur trente-un marchands de chaussures, treize Canadiens, sur treize meubliers, pas un seul Canadien, sur huit pharmaciens, un Canadien, sur huit marchands de vaisselle, pas un Canadien, sur six carrossiers, un seul Canadien,
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eures du sur quarante marchands en gros de nouveñ:t6*, seulement deux Canadiens, sur 1840-55: magasin quarante-six ‘‘ magasins généraux,” seulement deux appartenaient à des Cana- coponge as de bil- diens, et sur trente-un marchands de ferronneries on ne voit pas un seul Cana- glais. ut établi dien-français. A l’exception de la Banque du Peuple, toutes les institutions finantard que cières étaient sous le contrôle exclusif des Anglais. Ce n’était guère que parmis a femme les bouchers et les épiciers en détail que nos compatriotes formaient la majorité. ècle, qui Cependant le recensement de 1851 établit que la population de Montréal entraient était alors de 37,713 habitants, et que sur ce nombre on comptait 26,020 Canautât par diens-français. Le reste se décomposait comme suit : — Canadiens d'origine britannique ........ .......... 12,494 à cause AD IAlS rer nee tr en Rs 2,858 urs pour ÉCOSSAIS ee on a el ce ue cl OL AUTRE xigences EC ANRT RE RE A TR 11,736 rnaient à Américains................ EE SET 919 | s-Xavier TNT ON Ne 133 ureau de % + + + + À f deniers ÉS l'adoption du libre-échange par l'Angleterre, les hommes d'état de ce Noveae | à Liver- pays et du Canada cherchèrent à ouvrir de nouveaux débouchés pour les ts 1 et demi. produits canadiens, en établissant des traités de commerce avec les autres | ; particu- pays de l'Amérique du Nord. Des négociations furent aussitôt commencées y ait alors avec les Etats-Unis et avec les autres provinces de l'Amérique Britannique du vapeurs Nord. Le gouvernement anglais conseilla même l'union de toutes les colonies 1 wa ; les anglaises de l'Amérique. Maïs pour le moment la législature du Canada se conombreux tenta d'autoriser le libre-échange d’un certain nombre d'articles entre le Canada J nt char- et les provinces maritimes. Le commerce qui avait été jusqu'alors presque nul è t le ser- avec ces provinces, reçut une heureuse impulsion, surtout celui des viandes, È des grains, de la farine, du poisson et du bois. 4 ue Sher- Cependant les obstacles naturels qui séparaient le Canada des provinces 1 etiraient maritimes étaient trop nombreux pour que ce commerce put atteindre un chiffre ur, avec réellement considérable. Reconnaissan: ce fait, les gouvernants de la Nouvelie- r de tous Ecosse, du Nouveau-Brunswick et des Canadas décidèrent, en 1849, d'accorder abattus, des subventions en terre et er argent pour aider à la construction d'un chemin de fer qui relierait Halifax à Montréal. Mais ce projet ne se réalisa qu'après la semaine, confédération.
semaine, Les négociations avec les Etats-Unis eurent un résultat plus important. La Réciproournaux Le 5 juin 1854, lord Elgin, représentant de l'Angleterre et alors gouverneur du la ville Canada, et l'honorable W. L. Murray, secrétaire d'état des Etats-Unis, | finissait signèrent un traité de réciprocité entre les Etats-Unis, le Canada, la Nouve!le- | Ecosse, le Nouveau-Brunswick et l'île du Prince-Edouard. Ce traité, conclu manière pour dix ans, autorisait l'écrange en franchise entre les pays contractant de levé des plusieurs produits naturels, tels que les grains, la farine, les animaux, Îies viane-quinze des, le poisson, l’huile, les peaux, le beurre, les minerais, le charbon et le bois. 1 in Cana- Il concédait aussi aux citoyens des Etats-Unis la libre navigation du Saint- : ix Cana- Laurent et l’usage des canaux canadiens sur un pied d'égalité avec les sujets ir treize britanniques ; en retour ces derniers obtenaient les mêmes droits sur le lac Misur huit chigan et sur les canaux américains. Ce traité après avoir été ratifié par les anadien, gouvernements américain, anglais et canadien, entra en vigueur en 1855.
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DIOTS
Ses Effets.
traité, et il est généralement aux Etats-Unis.
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L'histoire a donné raison
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En 1834, le Canada importa pour $22,963,330 de la Grande Bretagne, et des Etats-Unis. Les importations totales du pays Les articles venant des Etats-Unis ne figuraient Aussitôt
donc que pour trent-huit et demie pour cent
seulement pour $15,53 s'élevèrent à de nos importations.
après le traité de réciprocité, les importations d'Angleterre baissèrent considérablement, tandis que celles des Etats-Unis augmentérent d'autant, Voici les chiffres :