‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 76 sur 153 · JULIEN-NAPOLEON BEAUDRY · texte numérisé non relu

JULIEN-NAPOLEON BEAUDRY

M. JULIEN-NAPOLÉON BEAUDRY, agent d'immeubles et de finances, comptable et auditeur, est né à Montréal en 1834, et a eu l'avantage de faire de bonnes études au Collège de Montréal. En 1852, il commença l'apprentissage pratique de la vie en entrant au service de M. Edouard Gauthier, marchand-tailleur, comme comptable. En 1855, il acceptait ine

position semblable chez M.

bois, et trois ans plus tard, re de la Compagnie de Navi- Comme ïil ajoutait chaque assiduité aux affaires à sa réqu'on avait en lui, il fut en importante de secrétaire-trépagnie. Pendant plus de voirs de cette charge imporrecteurs et des actionnaires ses manières affables lui vade tous ceux qui vinrent en que dernièrement que M.

tendue mesure d'économie et nel des anciens officiers, recteurs de cette compagnie, un bureau d’agent d’immeu-

Léon Hurteau, marchand de il devenait assistant-secrétaigation Richelieu et Ontario.

année par son intégrité et son putation et à la confiance 1861 nommé à la position sorier de cette grande comtrente ans, il a rempli les detante à la satisfaction des dide la compagnie, tandis que lurent l'amitié et le respect contact avec lui. Ce n'est Beaudry, forcé par une préde réorganisation du personadoptée par les nouveaux dia dû s’en séparer, et a ouvert bles, de finances et d'évalua-

teur. Il apporte dans ce nouveau genre d'affaires tous les avantages de ses relations étendues dans le monde commercial, et ceux qui lui ont confié quelque commission sont enchantés du résultat. M. Beaudry est membre du ‘‘ Board of Trade,” de la Chambre de Commerce, de l’Association Saint-Jean-Baptiste et de plusieurs autres sociétés.

à Québ en 1868 il dut |:

A quel Etat-U grande comme réal où den, ru çait de en socié Dugal vembre

seul la 1

Lachan une clie l’'avanc et ses e de tou ciation | comme concito; pérance de cett

des Con etila f:

merce d par son cette br lations ; Québec Unis, e gne ; et qui ont Adam 4 l'Ouest, tient c ter le d de plus nelleme mercial utile et du pay la Chan support pour bi manière qu'ilac

iers et po- \près avoir jennes, il fit rier dans ce

pour son de tacte et itèle consirenti. Auingt-cinq à nent l’homué au pioexerce ses ind nombre Commerce, n-Baptiste, » Nationale.

us ceux qui , M. Jacotel popularité.

des sympanêteté lui a on parti un mmes d’aince autour

ble et audi- Collège de t au service ceptait 1ne archand de nt-secrétaiet Ontario.

grité et son h confiance la position rande commpli les detion des ditandis que le respect Ce n'est

hr une prédu personouveaux diet a ouvert et d'évaluaations étenn sont enhambre de

SERAPHIN LACHANCE,

M. SERAPHIN LACHANCE, pharmacien bien connu dans la partie Est de Montréal, est né à Québec le 19 avril 1847 et a fait ses études au séminaire de Québec. Reçu pharmacien en 1868, il alla s'établir à la Rivière du Loup er bus, et après cinq années d'efforts inutiles il dut laisser ce dernier endroit pour aller aux Etats-Unis où il demeura durant deux ans. A quelque chose malheur est ____. — bon, puisque ce séjour aux Etat-Unis permit à M. La- | ! chance d'acquérir une plus grande somme d'expérience, tant pharmaceutique que commerciale. De retour au pays en 1874, il vint à Montréal où il fut d'abord employé à la pharmacie James Goulden, rue Sainte-Catherine, et trois ans plus tard il se lançait de nouveau dans les af- faires pour son propre compte en société avec M. Roch Du- gal, sous la raison sociale Dugal & Lachance. Cette société fut dissoute en novembre 1878, et le 13 février 1879, M. Lachance ouvrait seul la pharmacie qu'il a diri- gé avec succès depuis. M. Lachance ne s'est pas con- tenté de s'appliquer à se faire une clientele considérable, il a aussi voulu contribuer à l'avancement général de sa profession dans la province, et ses efforts dans cette di- rection lui ont valu l'estime de tous ses confrères qui l'ont élu président de l’Association pharmaceutique de la province de Québec et choisi comme examinateur en 1888. M. Lachance n'est pas moins respecté et estimé par ses concitoyens de la partie Est et depuis 1877, époque de la fondation de la société de tempérance de l'église Saint-Pierre, ils l’honorent de leur confiance en le maintenant secrétaire de cette association. M. Lachance est un des fondateurs de la Chambre de Commerce.

NAPOLEON ADAM, prr LARAMEE.

M. NAPOLÉON ADAM, dit LARAMÉE, marchand de produi: : agricoles bien connu de la rue des Commissaires, est né sur le chemin de Chambly, dans la paroïsse de Longueuil en 1848, et il a fait ses études À l’école modèle de Chambly. Il est établi à Montréal dans le commerce des grains et des produits agricoles depuis 1873, et il s'est fait par son énergie et par son habileté une position des plus honorables dans cette branche importante du commerce canadien. Ses relations s'étendent à toutes les parties de la province de Québec et des provinces ma- ritimes ; il exporte aux Etats- Unis, en Angleterre, en Ecos- se, en France et en Allemagne ; et partout il possède la confiance absolue de ceux qui ont eu l’occasion de venir en contact avec lui. M. Adam a dû, au cours de ses affaires, visiter les Etats de l'Ouest, le Manitoba et notre Nord Ouest canadien et il se tient constamment au cou- rant de tout ce qui peut affecter le développement de ces vastes régions qui deviennent de plus en plus en plus le grenier du monde. Personnellement, M. Adam est très estimé dans le monde commercial, où il est considéré comme un citoyen intègre, utile et dévoué à l'avance- ment des intérêts généraux du pays et de la ville de Montréal. Il est membre de la Chambre de Commerce du district de Montréal, qu'il supporte activement, comme du reste, tous les mouvements et toutes les œuvres qui ont pour but le progrès de la nationalité canadienne-française. Caractère actif et ferme, manière aftables, nature généreuse, M. Laramée mérite sous tous les rapports le succès qu'il a obtenu.

LOUIS-IOSEPH HERARD.

M. Louis-JosEPH HÉRARD, marchand de quincaillerie de la rue Saint-Laurent, est né le

28 septembre 1841, à l’Ile-du-Pads, comté de Berthier.

Il reçut une bonne éducation com-

merciale aux écoles de sa paroisse natale, puis à celle de M. William Doran, de Montréal. En 1859, il retourna au foyer paternel et il aida son père à cultiver ses terres, mais son am-

bition voulut bientôt des 1864 il passa aux Etats-Unis.

dans la République voisine, York, Troy, Philadelphie, Louis, Bâton-Rouge et la toutes ces pérégrinations il et en 1874, il s'établit à Montd'articles en fer, et fondeur le premier industriel qui ait dans le pays. M. Hérard innovations dans le pays et en qui porte son nom. En 1890, par ses brevets d'invention.

quincaillier depuis cette date.

mercial d'autant de popularime ses allures franches, son dévouement aux causes qu'il

champs plus vastes, et en Il voyagea pendant six ans visitant tour à tour New- Washington, Baltimore, St.- Nouvelle-Orléans. Après revint au pays natal en 1870, réal comme manañfacturier de statues en bronze. Il fut coulé des statues en bronze troduisit plusieurs autres in- 1870, il inventa le coude rond, il loua l'outillage protégé M. Hérard est établi comme Il jouit dans le monde comté que de confiance. On aiesprit eutreprenant et son embrasse. En politique, c'est

un libéral de la vieille école, un rouge, qui ne marchande ni son temps ni ses pas pour

le service du parti qu’il supporte.

Il a été fait juge de paix par le gouvernement Mercier.

M. Herard est un des membres fondateurs de la Chambre de Commerce et le zélé soutien de tous les mouvements qui peuvent contribuer à l'avancement des Canadiens-français.

Page 1