L.-H. HEBERT
M. Louis-HERMENIGILDE HÉBERT, marchand en gros de ferronnerie, est originaire de province de Québec. Il naquit en 1836, et reçut une éducation élémentaire à l'école paroissiale de Saint-Marc, province de Québec. Ayantun goût prononcé pour les affaires et désirant un champ plus vaste pour exercer son énergie, et se décida en 1867, à venir tenter fortune dans la grande ville de Montréal. Il obtint d’abord de l'emploi dans une épicerie, et pendant les dix années qui suivirent il resta attaché à cette branche du commerce. Îl passa ensuite au service de la maison Prevost & Cie, marchands de fer. Par ses aptitudes pour les affaires comme par son dévouement aux intérêts de la maison il ne tarda pas à se faire reinarquer, et au bout de quelques années il devint un des associés, la maison étant connue par la suite sous la raison sociale Prevost, Hébert & Prevost. En 1883 cette société fut dissoute et M. Hébert a continué les affaires seul depuis cette époque. M. Hébert doit à un esprit d'ordre remarquable aussi bien qu'à son travail persévérant, le succès constant qu'il a obtenu dans les affaires, Il fait partie de la Chambre de Commerce du district de Montréal depuis plusieurs années, et il s'est À toujours montré dévoué aux meilleurs intérêts de Mon- * di 28" treal, En politique ce sont ces intérêts qu'il considère avant tout, et il reste indépendant des partis. Îl appartient à cette classe de citoyens intègres et utiles qui font leurs devoirs envers la socitété sans bruit et sans jactance et qui laissent après eux une mémoire honorée de tous ceux qui les ont connus.
par jalousie et par intérêt, souvent par simple caprice, un certain nombre d'éche-
RAYMOND PRÉFONTA
Peu de personnes, même parmi celles qui suivent assidûment les délibérations du conseil de ville de Montréal, comprennent bien tout ce qu'il faut de talent, d'énergie, de persévérance, de poigne, en un mot, aux présidents des principaux comités, pour diriger, d'une manière passable, leurs départements respectifs. La tâche du président du comité des chemins est encore plus difficile que celle de ses collègues. Il a toutes les responsabilités et tout le travail d'un ministre sans avoir les moyens de ce dernier pour faire accepter ses idées et sa politique. Comme un ministre, le président du comité des chemins est chargé de disposer d'un budget qui se chiffre par plusieurs millions, et qui cependant est insuffisant pour rencontrer tous les besoins, encore moins toutes les demandes. Mais le ministre, une fois qu'il a arrangé ses plans, les impose par la raison d'Etat ; quiconque vote contre la politique du ministre renverse le gouvernement, est déclaré traître à son parti. Le président du comité des chemins, lorsqu'il est parvenu à arranger son budget pour rencontrer du mieux possible l'intérêt général de la ville, n'a pas d'autres moyens pour le faire accepter que la persuasion ; il lui faut souvent engager les représentants des quartiers auxquels il n'a rien pu accorder, à voter en faveur d'améliorations pour d'autres quartiers qui en ont un besoin plus pressant ; il lui faut commander à un parti, là où il n'y a pas de parti ; il lui faut gouverner avec la majorité, là où il n'y a ni gouvernement ni majorité dans le sens parlementaire de ces mots. Souvent,
vins attaquent la politique du comité des chemins. Dans ces cas, il sont généralement certains d'être soutenus par les journaux, qui, loin de tenir compte aux présidents des comités de leur travail pour faire fonctionner le gouvernement municipal, mettent toute leur gloire à jeter du doute sur l’honnêteté de ces hommes, quittes ensuite à diriger les mêmes attaques contre leurs successeurs, quand ils sont renversés. Afin que l'argent de la ville ne soit pas gaspillé au gré de caprices aussi variables que le vent, afin que les améliorations publiques se poursuivent avec l’uniformité et la suite sans lesquelles il ne peut y avoir rien de grand ni rien d’utile, il faut que le président du comité des chemins triomphe de tous les obstacles par la valeur de ses idées et par son prestige personnel ; ; et quand il réussit dans cette tâche on peut affirmer sans craïnte qu’il est un de ces grands meneurs d'hommes qui conduisent les partis et les nations à la VIStOne, lorsque le sort les mets à leur tête. Or si jamais homme a su présider avec succès le département des travaux publics de Montréal, c’est bien l'échevin Préfontaine, M.P., dont le nom se trouve en tête de cette courte notice. C'est de son avènement à la présidence du comité des chemins que date l'amélioration systématique de nos rues et l'embellissement de la ville. Dans l’espace de cinq années la physionomie de Montréal a été transformée —— d'ancienne, obscure et sale qu'elle était, elle est devenue moderne, propre, aërée, comparable aux plus belles villes de l'Amérique. Naturellement l'exécution de ces travaux gigantesques a coûté RPAUSQUR d'argent, elle a soulevé bien des discussions ; le mérite de l'échevin Préfontaine est précisément de ne pas s'être laissé émouvoir par des attaques dont il connaissait les motifs, d'avoir poursuivi son but avec persévérance. Si Montréal veut rester la métropole du Canada, il faut qu'il se conforme aux M LE de la vie moderne. Le commerce de nos jours considère que le temps est trop précieux pour attendre le tour de passer dans une rue étroite et noir:.
Le conseil de ville, du reste, n’a pas été le seul champ d'activité de M. PRE- FONTAINE. Né à Longueuil le 16 septembre 1850, il fit ses études classiques chez les Jésuites à Montréal, étudia le droit sous sir A.-A, Dorion, M. John-A. Perkins et à l'Université McGill, et en 1873 fut admis au barreau. Deux ans plus tard, en 1875, il se faisait élire dans le comté de Chambly pour le parlement provincial. C'était un succès inattendu pour le parti libéral, et qui était dû surtout à l’éloquence et à la popularité du candidat. Battu lors de la debâcle de 1878, M. Préfontaine se fit réelire de nouveau en 1879; mais il fut encore battu en 1881. Il se consacra alors à la pratique de sa profession dans laquelle il ne tarda pas à se faire une des premières positions. Sous le gouvernement Mercier il fut nommé avocat de la couronne. En 1886, le siège du comté de
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Chambly à la chambre des communes se trouvait vacant. Les élections générales étaient proches, et le parti libéral désirait beaucoup faire bonne figure dans la lutte qui devait s’y faire. M. Préfontaine fut prié d’être le porte étendard du parti, et il accepta. Après une lutte acharnée, dans laquelle le gouvernement fédéral mit toutes ses ressources, il sortit victorieux. C'est à la suite de cette victoire que M. Préfontaine aila adresser la parole dans plusieurs comtés de la province et même jusqu’à l’extrêmité d'Ontario. Il a depuis été réélu dans le comté de Chambly en 1887 et en 1892.
Les débuts de M. Préfontaine dans les affaires municipales remontent à 1878, alors qu'il fut élu maire de la municipalité d'Hochelaga. Il remplit cette charge jusqu'à 1883. Hochelaga ayant été annexé à Montréal à cette époque, il fut élu par acclamation pour représenter le nouveau quartier au conseil de ville, et il a depuis toujours été réélu sans opposition,
Homme d'action avant tout, il trouva au conseil. le milieu qui convenait À son talent et une tâche digne de lui. Devenu membre du comité des chemins, il inspira à ses collègues un esprit nouveau, leur montrant ies besoins de la ville, les droits de la partie Est, trop longtemps négligée par la majorité anglaise, et les moyens d'y satisfaire. Nos compatriotes, qui venaient de reprendre la majorité dans le conseil sentirent qu'ils avaient trouvé un chef et en 188y. M. Préfontaine fut élu à la présidence du comité des chemins. De ce moment il se consacra tout entier à l'œuvre de transformation dont il avait conçu le projet. Il faut l'avoir vu et entendu à sa place au conseil de ville, répondant aux interpellations de toutes sortes, faisant la lumière sur des questions de tous genres, —techniques, légales ou financières — pour comprendre la somme énorme de travail qu'il a donné et qu'il donne encore chaque jour au service public.
Il faut aussi l'avoir entendu, lorsque les esprits sont échauffés sur quelque question de race ou de religion, défendre nos droits, nos mœurs avec vigueur et fièreté, sans cependant dire un mot qui puisse blesser les susceptibilités de qui que ce soit, pour comprendre l'admiration et l'affection qu'il inspire à la majorité canadienne-française aussi bien que la confiance et l’estime que lui portent les échevins anglais. D'un côté comme de l’autre, on sait qu'il n’a jamais manqué à sa parole, ni abandonné un ami.
‘ Chez M. Préfontaine,”” nous dit un de ses biographes qui écrivait dans le Honde, journa! conservateur, ‘‘le physique répond au moral. Tête fine, intelligente, énergique, accentuée ; parole facile, geste abondant, un peu emporté peut-être, mais jamais méchant, une fois la discussion finie, il est aussi calme, aussi bon garçon qu'avant. Son activité € ‘vorante lui permet de faire en une journée le travail de dix hommes, et pourtant il trouve toujours le temps de dire un bon mot, de serrer la main à l’ami qu'il rencontre, au besoin d'écouter un solliciteur et de donner une réponse toujours encourageante, Car c’est un bon cœur, qui se met en quatre pour tous ceux qui s’adressent à lui, quelque soit leur race, leur politique ou leur croyance.” M. Préfontaine aime à encourager les sociétés comine les individus. Il est directeur de l'Association Saint-Jean-Baptiste, et membre de la Chambre de Commerce, du club Saint-James, du club Canadien et de plusieurs autres sociétés. Quoique n'appartenant pas au commerce, M. Préfontaine s’est tellement identifié, depuis plusieurs années, à ses intérêts que dans un livre comme celui que nous publions, il ÿ aurait lacune si son nom n'y paraissait pas. D'ailleurs l’échevin Préfontaine à le talent des affaires, et il s'en occupe assidûment. Tout ce qui a rapport au commerce reçoit son attention intelligente. Il a surtout à cœur de voir progresser le commerce et l'industrie entre les mains des Canadiens-français, et un des plus grands services qu'il aura rendu à cette cause sera certainement l'érection d’une grande et magnifique gare dans la partie Est de la ville. Il a consacré la meilleure partie de son temps depuis plusieurs mois pour faire voter cette amélioration importante par la législature et par le conseil de ville. Si la réalisation en est aujourd'hui assurée, en dépit de l'opposition qu’on a fait dans certains quartiers, c'est grâce en grande partie à son énergie et à son influence personnelle.
ZEPHIRIN BENOIT.
M. ZépHiriN BENoir, chef de brigade du feu de Montréal, est né à Saint -Jean-Chrysostôme, province de Québec, le 3 mars 1850. Pendant plusieurs années il suivit l’éc ole paroissiale de Saint-Remi, comté de Napierville, et à quatorze ans il passa aux Etats-Unis, où il reçut une bonne éducation anglaise. Au bout de quatre ans il revint au pays natal et trouva de l'emploi à Montréal comme commis, dans une épicerie. Mais le commerce n'avait pas d’attrait pour M. Benoit, et il s'engagea à vingt ans dans le corps de police de Montréal. Il donna bientôt sa démission toutefois pour prendre une position plus avantageuse dans la brigade du feu, le 3 mai 1871. Dans cette position il ne tarda pas de se gagner la confiance de ses supérieurs par ses aptitudes et sa bravoure en face du devoir. Aussi lorsqu'en 1873 la municipalité de Saint-Henri s'adressa au chef Bcrtram de Montréal pour avoir un homme compétent et parlant les deux langues pour organiser son département du feu, M. Benoit lui fut désigné comme l’homme qu'il fallait pour cette position de confiance. M. Benoit fut en effet choisi par la municipalité de Saint-Henri, et afin de l'engager à accepter, ses supérieurs de Montréal lui promirent de lui redonner son an-
cienne place quand il lui plaition était bien inutile, car il tête des départements du feu et durant tout ce temps. japrouvée contre lui. Les comune telle confiance dans l’eff-
rait de revenir. Cette précauresta pendant treize ans à la et de police de Saint-Henri ; mais la moindre plainte ne fut pagnies d'assurance avaient cacité de la brigade qu’il avait
surances furent réduits à 214 qué à Montréal. Tant qu’à fut si énergique, que Saintd'hui comme l’une des munitout le pays. Enfin, M.
générale, quand, en 1888, la du feu de Montréal devint sa demande pour cette place, tre des adversaires bien qua-
organisée que les taux d’aspour cent, taux alors applisa direction de la police elle Henri est reconnue aujourcipalités les plus morales de Benoit donnait satisfaction position de chef de la brigade vacante. Il crut devoir faire et bien qu'il eut à lutter conlifiés, il fut nommé par le Conseil de ville. Depuis cette date, les nombreuses améliorations faites dans le département du feu sont le plus éloquent éloge que l'on puisse faire de M. Benoit. D'accord avec le président du comité du feu, le Colonel À. A. Stevenson, il a obtenu du conseil a nouveaux engins, de nouvelles échelles et toutes les dernières inventions pour protèger la proprièté contre le feu. C'est lui qui a organisé la patrouille de nuit, qui a déjà prévenu bien des incendies désastreux ; et il est l'inventeur d’un dévidoir à dus sections d'une très
grande utilité et qu'aucune autre brigade ne possède. Naturellement, dans une position de si haute importance, où on a tant de gens à servir et tant d'hommes à diriger, on ne saurait échapper à la critique, ni éviter de blesser certains intérêts. La presse toujours avide de sensation s'est plu quelques fois à exagérer des incidents de peu d'importance ou à dénaturer les faits les plus simples, mais les hommes sérieux, qui portent la responsabilité de la direction des affaires civiques, et la masse du public ne se sont jamais laissés émouvoir par cette critique plus ou moins sincère, M. Benoit fait partie de la C.M.B.A., de la A.O.U.W., des Forestiers indépendants, et de l'Association de Bienfaisance des Pompiers. Il est partout justement populaire par son affabilité, ses manières franches et son bon cœur. La preuve palpable des services que M. Benoit a rendu à la ville de Montréal en augmentant l'efficacité du département du feu se trouve dans les rapports officiels des incendies. Lorsque M. Benoit fut nommé en 1888, le nombre annuel des incendies était de trois cent quarante ; en 1893, par suite de l'agrandissement de la ville, sept cent vingt alarmes ont été sonnées, ou plus du double de 1888. Cependant, grâce à l’organisation faite par le nouveau chef tous ces incendies ont pu ètre maitrisés dès le début ; et le nombre des grandes conflagrations n'a presque pas augmenté. Ainsi en 1888, il y eut cent dix
feux qui durèrent de dix minutes à une heure, et en 1893, il en eut cent trente- “huit ; en 1888, il y eut trente-trois feux qui durèrent plus d’une heure et en 1893, il y en eut trente: cinq.
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GEORGES RENEAULT,
M. GEORGES RENEAULT, échevin de la cité de Montréal, et manufacturier de chaussures, est né dans la paroisse de Lavaltrie, comté de Berthier, province de Québec, le 4 février 1833. Après avoir reçu une bonne éducation élémentaire à l'école modèle de sa paroisse natale, M. Reneault s'en vint à Montréal et embrassa le métier de cordonnier. Les premières années de sa carrière ici ne furent pas mouvementées. M. Reneault, était un travailleur qui se reposait exclusivement sur sa persivérance et sur son application à l'ouvrage pour arriver, comptant sur son intégrité pour conqutrir l'estime de ses concitoyens. Ce sont toujours là, après tout, les plus sûrs moyens, et la carrière de M. Reneault en fournit unenouvelle preuve. En 1868, il se trouvait en possession d’un capital suffisant pour commencer à manufacturer les chaussures en gros, et la réputation qu'il avait su se faire parmi les hommes d'affaires assura son succès. Depuis vingt-cinq ans qu'il exploite ce genre d'industrie, M. Reneault a passé à travers plusieurs crises, il a eu à soutenir une concurrence qui grandissait chaque année ; mais grâce aux procédés honorables dont il a toujours usé envers le commerce, et grâce aussi à la prévoyance et à l'esprit d'ordre avec lesquels il a toujours administré ses affaires, la pros- périté de sa maison n'a jamais
èté ébranlée ; et elle est enqui inspirent le plus de conme temps qu'il se faisait une l’industrie, M. Reneault se dans la faveur de ses voisins son esprit charitable et par de charité et d'interêt public.
par le fait qu'il a été succesnateur, trésorier, Vice-prési-
core aujourd'hui une de celles fiance dans le pays. En méposition si honorable dans gagnait aussi une large place et de ses compatriotes par son dévouement aux œuvres On en jugera suffisamment sivement commissaire-ordondent et président de l'Union
Saint-Joseph, ainsi que prési- PUnion Saint-Pierre, trésoprésident pendant cinq ans, dant plusieurs années. Il sistant-trésorier de cette der-
dent à deux reprises de rier pendant deux ans, vicecommissaireordonnateurpenest encore, actuellement asnière socicté et directeur de l'Assurance Mutuelle de Montréal. Mais c'est au printemps de 1892, que M. Reneault a eu la preuve la plus indisputable de la confiance qu'il inspire à ses concitoyens. Il a été alors élu pour représenter le quartier Saint-Louis au conseil de ville par une majorité de deux cent quatrevingt-cinq voix, contre un homme qui sortait de charge et qui A‘’ait fait une lutte trés active, Ce verdict flatteur a été renouvelé avec plus d'éclat encore parles électeurs le printemps dernier, à l’occasion du renouvellement complet du conseil. À cette occasion, M. Reneault eut à combattre un adversaire éminemment respectable, qui était entré dans la lutte avec l'intention bien arrêtée de remporter la victoire, et qui n’épargna aucune démarche pour atteindre ce but, M. Reneault au contraire se contenta de déclarer qu'il n'avait fait aucun argent durant son passage au conseil de ville, qu'il avait toujours servi le public avec désintéressement et qu'il laissait aux électeurs indépendants le soin de décider si ils désiraient encore ses services. Il ne fit aucun frais d'organisation, et se contenta d’une seule assemblée pour rendre compte de sa conduite. Ceux qui se flattaient de savoir comment les élections se conduisent, n’hésitaient pas a prédire que l'élection de M. Reneault était impossible sous les circonstances. Cependant, le soir de la votation, c'était bien M. Reneault qui était l'élu du quartier Saint-Louis. M. Reneault, depuis son entrée au conseil a constamment travaillé à se rendre digne de la confiance que l’on a reposée en lui, en suivant
jour par jour les affaires municipales et en s’élevant constamment et sans crainte contre
les entreprises extravagantes et les affaires louches. Sa parfaite intégrité et son indépendance sont reconnues même par ceux qui le combattent; et ce sont certainement là deux qualités que l'on doit désirer avant toutes autres dans l'administration des affaires municipales. M. Reneault a du reste, voyagé dans les principales villes des Etats-Unis, de l'Angleterre, de la France et de l'Italie, et il a puisé dans ces voyages des connaissances très utiles dans la direction des affaires municipales. M. Reneault, fait partie de la Chambre de Commerce depuis trois ans. En politique il supporte le parti libéral.