CHAPITRE YIl
Sommaire. — Le progrès général du commerce extérieur (330). — Le commerce par pays de provenance et de destination (332). — Le commerce par nature de marchandises en 1869 (338). — Le transit et les entrepôts (342). — Le commerce par terre et par mer (342). — La navigation maritime (342). — Le mouvement des métaux précieux (343).
Le progrès général du commerce extérieur. — Le second Empire a été une période de grand développement du commerce exlérieur.
L'année 1846 est celle où la douane a enregistré le plus fort chiffre du commerce extérieur (1.772 millions, commerce) spécial sous le règne de Louis-Philippe. L'augmentation de cette année sur l'année 1831 avait été de 942 millions ; il y avait eu doublement en seize ans, soit par an un accroissement moyen de près de 60 millions, soit 6.3 p. 100.
La période de la révolution de Février a été un recul ; le commerce extérieur est tombé à 1.602 millions en 1849. La reprise a commencé dès 1850, avant le coup d'Etat : ce coup d'Etat n'enraya pas le mouvement ; au contraire, la spéculation prit confiance : l'industrie et les travaux publics furent très actifs tant que l'Empire eut le vent en poupe.
Sous le second Empire, l'année 1869 est celle qui a donné le chiffre le plus fort : 6.228 millions (commerce spécial). L'augmentation sur l'année 1852 a été de 3.982 millions ; il n'y a pas eu tout à fait doublement en dix-huit ans; mais l'accroissement moyen annuel s'est élevé de 221 millions, soit 5,5 p. 100. L'accroissement en somme a été considérable.
Cette période doit être divisée en deux sous-périodes, avant et après les traités de commerce. Toutes deux cependant ont, à des degrés divers, une tendance à une plus grande liberté des relations extérieures qui les distinguent de l'étroit protectionnisme des deux périodes précédentes. De 1852 à 1859, première sous-période, le commerce a passé de 2.246 millions à 3.907, augmentant de 237 millions par an. De 1859 à 1869, il a passé de 3.907 millions à 6.228, augmentant de 209 millions par an. L'augmentation annuelle a été un peu moins forte dans la seconde sous-période. Nous avons dit combien la première avait été favorisée parla fortune publique et par la transformation économique
du monde et que la seconde au contraire avait été troublée et en général contrariée par la politique4.
Le commerce général augmenta dans une proportion plus forte même que le commerce spécial : 3.072 millions en 1852, 8.003 millions en 1869.
Aucune nation, la Belgique exceptée1, n'a durant cette période plus étendu ses relations extérieures que la France. Pendant qu'elle triplait le chiffre de son commerce extérieur, la plupart des pays commerçants, l'Angleterre en particulier, doublaient le leur. Il est juste toutefois de noter que ce doublement portait son chiffre à 11 milliards de francs 3.
Cet accroissement s'est produit d'une manière presque continue,
la France
à 1870 (en millions de firmes .
NUMERAIRE
COMMERCE GENERAL
COMMERCE SPECIAL
(COMERCB SPÉCIAL)
ANNEES
Import.
Export.
Total
Import.
Export.
Total
Import.
Export.
2. Belgique : en 1835, 358 millions de francs ; en 1849, 584 ; en 1850, 618 millions et, en 1864, 2 milliards 432 millions ; ce qui fait environ 500 francs par habitant. En France la proportion n'était pas tout à fait de 200 francs par habitant. Elle était en Angleterre de 366 francs.
3. En 1854 (première année où la statistique ait donné les valeurs actuelles), 268 millions de livres sterling, et en 1864, 435 millions 'soit environ 10 milliards 900 millions ; en 1830, une statistique anglaise (voir les Annales du commerce extérieur) donnait 120 millions de livres sterling : il y a donc eu à peu près doublement de 1830 à 1850. —Pays-Bas : en 1832, 471 millions de francs ; en 1830 1 milliard 79 millions ; en 1864, 1 milliard 904 millions. — Russie : en 1850, 192 millions de roubles ; en 1863, 306 millions. — Etats-Unis: en 1831, environ 184 millions de dollars: en 1851, 412 millions ; en 1860, 762 millions.
excepté en 1854 pendant une disette et la guerre de Russie et, en 1858, pendant la liquidation d'une crise.
Les importations ont été tantôt inférieures et tanlôt supérieures aux exportations. Depuis 1866 elles ont été supérieures, mais les matières nécessaires à l'industrie formaient les deux tiers de celte importation et témoignaient ainsi de l'activité des fabriques.
Si, au lieu de prendre les années extrêmes, on calcule le rapport des moyennes quinquennales du commerce spécial pour les deux périodes 1855-1859 et 1865-1869, le progrès apparaît être de 129 p. 100 à l'importation et de 110 à l'exportation. Si l'on considère seulement les objets fabriqués, on constate que d'une période à l'autre il y a eu une augmentation moyenne de 152 millions à l'importation el,à l'exportation, une moyenne de 363 millions.
Nous avons dit que la statistique douanière était trop imparfaite pour donner la notion exacte du mouvement des métaux précieux, mais qu'elle fournissait cependant un indice qui n'était pas à négliger.
Sous la seconde République, dès l'année 1848, immédiatement après la découverte des placers de la Californie, elle accuse un énorme excédent d'importation : 250 millions en 1848 et 253 en 1849, toute en or. Cet excédent continua à se produire, plus ou moins considérable, tous les ans : il atteignit jusqu'à 475 millions en 1858. Il n'y a que les deux années 1861 et 1863 dans lesquelles il y ait eu un léger excédent d'exportation.
En somme, la douane a enregistré un excédent total de 4.656 millions de 1848 à 1870 inclus. Non seulement cet excédent a été tout en or; mais il y a eu, comme conséquence de la différence du change, une grande exportation d'argent qui a motivé le changement introduit dans le système monétaire de la France en 1864, et dont nous avons parlé dans un des chapitres précédents.
Le commerce par pays de provenance et de destination. — Voici par ordre d'importance les pays qui étaient en relation avec la France en
L' Angleterre avait été l'épouvantail du protectionnisme. .Or, en 1852, son commerce (commerce spécial) avec la France était de 94 millions à l'importation et de 296 à l'exportation ; en 1859, il était de 278 et 591 millions ; en 1869 il montait à 519 et 904 millions ; total : 1.453 millions ; depuis le traité, l'augmentation de l'importation anglaise en France avait donc été de 271 millions et l'exportation de France en Angleterre de 313 millions. Le commerce général en 1869 a été de 1.808 millions.
L'augmentation entre 1846, avant-dernière année du gouvernement de Juillet, et 1869, avant-dernière année de l'Empire, est de 656 p. 100 : augmentation énorme. De 1852 à 1869 elle a été en moyenne de
59 millions par an. Les relations commerciales se sont développées an profit des deux nations ; les Français ne pouvaient pas se plaindre d'être « inondés <> de marchandises anglaises, puisqu'ils « inondaient » eux-mêmes l'Angleterre d'une plus grande valeur.
En 1869 le commerce spécial avec l'Angleterre consistait : à l'importation, en soie et bourre de soie (96 millions), tissus et passementerie de laine (53 millions), laines (67 millions), colon (39 millions 1/2), houille (28 millions), tissus et passementerie de colon (13 millions 1 /2), cuivre (20 millions), café (12 millions), bâtiments de mer (12 millions), huiles fixes (6 millions 1/2), tissus et passementerie de soie (6 millions 1/2), machines et mécaniques (8 millions 12), fils de poils de chèvre (7 millions 1/2), jute (7 millions 1/2), fils de laine (6 millions 1/2), fils de colon (6 millions), fils de lin et de chanvre (6 millions), étain (6 millions), outils et ouvrages en métaux (5 millions), ouvrages en caoutchouc (4 millions 1/2), lin (4 millions). A l'exportation, en tissus et passementerie de soie (204 millions), tissus et passementerie de laine (65 millions 1/2), beurre ^56 millions 1/2), vins (53 millions), soie (29 millions), mercerie (43 millions), ouvrages en peau (40 millions), œufs (35 millions), eau-de-vie (33 millions), peaux préparées (29 millions), céréales (22 millions), bestiaux (21 millions), sucre (20 millions 1/2), vêtements (14 millions 12), sucre brut (13 millions';, tissus et passementerie de colon (10 millions), modes et fleurs (12 millions), graines à ensemencer (12 millions), fruits de table (12 millions), etc.
La Belgique figurait en 1869 au commerce spécial pour 611 millions (316 millions à l'importation et 295 à l'exportation) et pour 770 au commerce général. Il avait quadruplé en vingt ans ; depuis le traité de commerce, il avait à peu près doublé. Le commerce spécial consistait:
A l'importation, en houille (55 millions), lin (27 millions), bestiaux (24 millions), laines (19 millions), tissus de lin ou de chanvre (10 millions), sucre (14 millions), coke (12 millions), zinc (8 millions 1/2), chevaux (7 millions 1/2), bois communs (7 millions), beurre (7 millions), matériaux à bâtir (6 millions 1/2), coton (5 millions), etc.
A l'exportation, en céréales (27 millions 1/2), tissus et passementerie de laine (26 millions 1/2), laines (25 millions 1/2), vins (20 millions), bois (18 millions^, tissus et passementerie de soie (Il millions), mercerie (12 millions), fils de laine (11 millions), lin (8 millions), etc.
Au troisième rang était le royaume d'Italie avec un commerce spécial de 539 millions (318 millions à l'importation et 221 à l'exportation) et un commerce général de 660 millions.
Le royaume d'Italie n'existait pas en 1846 '. Le commerce spécial en 1869 consistait :
1. Mais à la veille du traité de commerce, l'importation était seulement de 140 millions et l'exportation de 189.
A l'importation : en soie (119 millions), huile d'olive (17 millions 1/2), bourre de soie (20 millions 1/2), bestiaux (19 millions), soies écrues grèges (16 millions), chanvre (7 millions), garance (7 millions 1/2), peaux brutes (6 millions 1/2), bois communs (6 millions 1/2), soie en cocons (5 millions 1/2), riz (6 millions 1/2), céréales (4 millions 1/2), chapeaux de paille (4 millions 1/2), etc.
A l'exportation : en tissus et passementerie de laine (40 millions 1/2) , soie et bourre (34 millions 1/2), tissus et passementerie de soie (28 millions), sucre (11 millions), mercerie (9 millions), peaux préparées (5 millions), œufs de vers à soie (3 millions 1/2), coton en laine (3 millions 1/2), ouvrages en métaux (3 millions), etc.
L'association commerciale allemande faisait un commerce spécial de 483 millions (230 millions à l'importation et 253 à l'exportation) et un commerce général de 621 millions. Les événements politiques n'avaient pas affecté ce commerce. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en bestiaux (56 millions), houille (19 millions), peaux brutes (15 millions), bois à construire (14 millions), laines (10 millions), tissus et passementerie de laine (9 millions), pelleteries (5 millions), coke (4 millions), céréales, viandes fraîches et salées, etc.
A l'exportation : en tissus de soie et passementerie (27 millions), tissus et passementerie de laine (23 millions), mercerie (21 millions), soies et bourre de soie (14 millions), fils (16 millions).
La Suisse figurait au commerce spécial pour 394 millions (133 millions à l'importation et 261 à l'exportation) et au commerce général pour 755 millions. Le transit occupait une grande place dans le commerce. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en tissus et passementerie de soie"(13 millions), soie et bourre de soie (31 millions), bois communs (20 millions), coton (8 millions), bestiaux (14 millions), fils (4 millions 1/2), tissus et pas sementerie de coton (5 millions 1/2), orfèvrerie et bijouterie (3 millions).
A l'exportation : en soie et bourre de soie (62 millions), tissus et passementerie de soie (52 millions), coton (29 millions), tissus et passementerie de laine (16 millions), vins (15 millions), sucre (6 millions), bestiaux (6 millions), tissus et passementerie de coton (4 millions 1/2), orfèvrerie et bijouterie (4 millions), etc.
Les Élals-Unis figuraient pour 367 millions au commerce spécial (174 millions à l'importation et 193 à l'exportation) et pour 470 au commerce général.
Bien réduit pendant la guerre de sécession (153 millions en 1867), ce commerce s'était promptement rétabli après la victoire du Nord. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en coton (137 millions 1/2), tabac (13 millions 1/2), pétrole (12), merrains de chêne, graisse, etc.
A l'exportation : en tissus et passementerie de soie (67 millions), vins (24), tissus et passementerie de laine (14), peaux préparées (9), gants de peau (9), garance (8), poterie et verrerie (7), mercerie (6), poissons marines (5), modes et fleurs (5), etc.
La Turquie figurait pour 224 millions au commerce spécial (142 millions à l'importation et 82 à l'exportation) et pour 300 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en céréales (18 millions), soie et bourre de soie (39 millions), coton (23 millions), graines à ensemencer (13 millions 1/2), laine (12 millions 1/2), graines oléagineuses (10 millions 1/2;, peaux brutes (5 millions 1/2), etc.
A l'exportation : en sucre raffiné (14 millions 1/2), tissus et passementerie de soie (11 millions), tissus et passementerie de laine (8 millions), peaux préparées (8 millions), mercerie (4 millions), vêtements, soie, orfèvrerie et bijouterie, etc.
L'Espagne figurait pour 201 raillions au commerce spécial (104 millions à l'importation et 97 à l'exportation) et pour 281 millions au commerce général. Il consistait (commerce spécial) :
A l'importation : en plomb (13 millions 1/2), vins (11 millions), fruits (10 millions), bestiaux (10 millions), soie (9 millions 1/2), huile d'olive (5 millions), cochenille (5 millions 1/2), safran (4 millions), peaux brutes (4 millions), fruits oléagineux (4 millions), laines (4 millions), etc.
A l'exportation : en chevaux et mulets (11 millions 1/2), tissus et passementerie de laine (10 millions), colon (6 millions), tissus de soie (6 millions), produits chimiques (G millions), mercerie (5 millions 1/2), soie (4 millions 1/2), outils et ouvrages en métaux (3 millions), bois (3 millions 1/2), etc.
L'Algérie, qui commençait à devenir un débouché important, figurait pour 194 millions au commerce spécial (65 millions à l'importation et 129 à l'exportation) et pour 215 millions au commerce général. Il consistait :
A l'importation : en bestiaux (21 millions), huile d'olive (5 1/2), laines (5 1/2), céréales (4 1/2), minerai de fer (4), peaux brutes (3 1/2), tabac (2 1/2), végétaux filamenteux, colon, fruits, liège, etc.
A l'exportation : en tissus et passementerie de coton (19 millions), vins (17 1/2), ouvrages en peau (8), tissus et passementerie de soie (7), tissus et passementerie de laine (7), sucre (6), peaux préparées (4 1/2), tissus et passementerie de lin et de chanvre (4 1/2), mercerie et bimbeloterie (3.8), machines et mécaniques (3), savons (3), etc.
Le Rio de la Plata commençait aussi à devenir un débouché important. 11 figurait au commerce spécial pour 168 millions (99 millions à l'importation et 69 à l'exportation) et pour 186 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en laines (50 millions), graisses (26), peaux brutes (21), etc.
A l'exportation : en vins (22 millions), vêtements (9), tissus et passementerie de laine (6), tissus et passementerie de soie (4), ouvrages en peau, eau-de-vie et liqueurs, sucre, etc.
Les Indes anglaises figuraient pour 148 millions au commerce spécial (137 millions à l'importation et 11 millions à l'exportation) et pour 161 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en coton (64 millions), indigo (23 millions), graines oléagineuses (17 millions 1/2), café (9 millions), safran (3 millions), riz (2 1/2), etc.
A l'exportation : en eau-de-vie et liqueurs (2.7 millions), vins (2 millions), or en feuilles ou filé (0.9), etc.
Le Brésil figurait pour 133 millions au commerce spécial (59 millions à l'importation et 74 à l'exportation) et pour 194 au commerce général. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en café (17 millions 1/2), colon (14), peaux (10), sucre brut (5), cacao (4 1/2), caoutchouc (1.4), bois d'ébénisterie(l .3), etc.
A l'exportation : en vêtements (11 millions 1/2), vins (9), tissus et passementerie de laine (6), ouvrages en peau (7 1/2), tissus et passementerie de soie (5.3), mercerie (5), beurre salé (4.7), peaux préparées (2 4), tissus et passementerie de coton (2,5), etc.
La Fiussie figurait pour 133 millions au commerce spécial (102 millions à l'importation et 31 à l'exportation) et pour 178 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait:
A l'importation : en céréales (12 millions), lin (40 millions 1/2), graines oléagineuses (20 millions), bois communs (15 millions), chanvre (3 millions 1/2), laines (2 millions), poils, suifs, soies, etc.
A l'exportation : en vins (10 millions), en tissus de soie (2 millions 1/2), en sucre, mercerie, tissus de laine, etc.
L'Egypte figurait pour 99 millions au commerce spécial (48 millions à l'importation et à 51 l'exportation) et pour 217 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en coton (26 millions), graines à ensemencer (7 1/2), gommes (3), sucre brut (3), soie (2), etc.
A l'exportation: en ouvrages en peaux (7 millions), tissus et passementerie de soie (5 1/2), vins (5), outils et ouvrages en métaux (2.3), vêtements (2 l'2), sucre (2 1/2), etc.
L'Uruguay figurait au commerce spécial pour 88 millions (53 millions à l'importation et 35 à l'exportation) et pour 94 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en laines (26 millions 1/2). peaux brutes (17), graisses (7). crins (2), etc.
A l'exportation : en vins (11 millions), vêtements et lingerie (6 mil-
lions), tissus de laine (2 millions 1/2), ouvrages en peau (1 1/2), sucre (1 1/2), etc.
Les Villes hanséatiques figuraient au commerce spécial pour 77 millions (25.5 millions à l'importation et 51.5 à l'exportation) et pour 103 millions au commerce général Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en eau de-vie et liqueurs (5 millions 1/2), peaux brutes (3 millions 12), zinc (3.2 millions), laines (1 million 1/2), mélasse (1 million 1/2), céréales, graines oléagineuses, etc.
A l'exportation : en vins (14 millions), coton (6 millions 1/2), peaux brutes (4 millions), fruits (3 millions 1/2), parfumerie, suif, amandes et noix, cuivre, mercerie, indigo, etc.
Les Pays-Bas, dont l'importance pour la France était loin d'être ce qu'avait été autrefois la Hollande, figuraient au commerce spécial pour 77 millions (36 millions à l'importation et 41 à l'exportation) et pour 94 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait:
A l'importation : en fromages (8 millions 1 /2), zinc (3.8 millions), café (3 millions 1/2), élain (3 millions 1/2), sucre (3 millions), laines (2 millions), peaux brutes, tabac, etc.
A l'exportation : en coton (10 millions), vins (8 millions), céréales (b millions 1/2), tissus de laine (2 millions), fruits, peaux brutes, tissus de soie, etc.
Les possessions espagnoles en Amérique figuraient au commerce spécial pour 64 millions (54.8 millions à l'importation et 9 à l'exportation) et pour 69 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en sucre brut (43 millions), cigares (6), café (1.8), cacao (1.8), etc.
A l'exportation : en vins (2 millions), tissus et passementerie de soie (1 1/2), etc.
Le Pérou figurait au commerce spécial pour 59 millions (37 à l'importation et 22 à l'exportation) et pour 70 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en guano (31 millions), nitrate de soude (2), coton (2), peaux (1), etc.
A l'exportation : en tissus et passementerie de laine (4 millions 1/2), vêtements (3), vins (2), etc.
L'Autriche figurait au commerce spécial pour 58 millions (43àl'imporlation et 15 à l'exportation) et pour 66 millions au commerce général. Le commerce spécial consistait :
A l'importation : en bois communs (28 millions), céréales (4 millions), laine (2 millions 1/2), etc.
A l'exportation : en mercerie (3 millions), tissus de soie (1 million 1/2) tissus de laine (1 million 1 2), sucre (1 million), etc.