En 1908 pour quelques pays
1909. La connaissance de celle moyenne permet de mieux apprécier l'effort fait par chaque peuple. Il ne suffirait pas que le commerce de deux Etals fut le même aujourd'hui qu'il y a quarante ans pour que la puissance productive de ces Elats soit restée proportionnelle; car ce sont les hommes qui créent la richesse par leur travail et avec les capitaux, et le commerce d'un Etat est en grande partie mesuré par la somme de leurs activités productives.
Or, la France, qui a perdu un million et demi de citoyens en 1871 par le traité de Francfort, n'a pas aujourd'hui une population beaucoup plus nombreuse qu'en 1869. Aussi se présente-t-elle avec des coefficient plus favorables dans un tableau du commerce par lêle que dans celui de l'accroissement pour cent pendant la durée entière de la période. En effet le taux par tête a doublé (164 en 1869, 304,7 en 1909) ; il semble donc que l'énergie individuelle des commerçants français est loin d'avoir faibli. L'Angleterre, dont le commerce extérieur est nécessairement et pour plusieurs raisons très développé, a un taux par tête plus fort ; mais ce taux est loin d'avoir doublé. Il a au contraire beaucoup plus que doublé aux Pays-Bas, en Belgique et dans les Etats Scandinaves. Malgré une augmentation très sensible, il reste faible en Autriche, en Espagne, en Russie.
Hors d'Europe, l'accroissement par tête est grand au Canada et dans la République Argentine, quoique la population de ces pays ait beaucoup augmenté. Il est très grand aussi au Brésil, au Mexique, au Japon.
LES PÉRIODES DE l/lIISTOIHK Dr COMMERCE EXTERIEUR
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