‹ Histoire du commerce de Marseille pendant vingtChapitre 117 sur 167 · TRANSIT · texte numérisé non relu

TRANSIT

Le Transit est la faculté de transporter les marchandises de l'étranger à l'étranger en passant sur le territoire firançais.

On peut diviser cette opération en deux catégories : le transit direct et le transit indirect. Le premier a lieu lorsque la marchandise qui arrive de l'étranger est immédiatement réexportée , sans s'arrêter à l'entrepôt ; le second se produit lorsque la marchandise provenant de l'étranger a été placée à l'entrepôt et n'est expédiée qu'après un certain laps de temps.

Depuis une vingtaine d'années, lés règlements de Douane ont subi diverses modifications, toutes favorables au commerce. Les restrictions originairement établies, ont été, en grande partie, rapportées; il n'existe plus aujourd'hui de prohibitions que celles dont le maintien se justifie par des motifs d'ordre public ou par des nécessités de service.

C'est ainsi que des facilités exceptionnelles ont été accordées aux Conipagnies de chemins de fer , pour les transports internationaux. Les marchandises placées dans les wagons spéciaux, fermés au moyen du plomb de la Douane, peuvent, par les voies ferrées qui relient la France et l'étranger, ou qui, d'un port de mer ou de la frontière, conduisent à un bureau de Douane, et réciproquement, être transportées sans visite jusqu'à certaines stations de Douane, soit de l'intérieur, où sont appliqués les règlements généraux sur la mise en consommation, l'entrepôt, le transit ; soit du littoral ou de la frontière, pour être réexportées sans visite, à moins qu'elles ne soient alors soumises à l'entrepôt ou à la consommation.

On trouve dans chaque , Douane, le tableau fréquemment modifié des bureaux ouverts par la loi aux opérations de transit , et la nomenclature des produits dont le transit ordinaire demeure soumis à certaines restrictions.

Nous donnons dans l'État n° 1, ci-joint, la liste des bureaux de Douane, par lesquels sont entrées les marchandises étrangères qui ont transité en France, pour sortir par le port de Marseille, pendant les années 1855 et 1874.

Il résulte des indications contenues dans cet Etat comparatif, que le poids des marchandises sorties en transit du port de Marseille, s'est élevé en vingt ans, de 17,799 à 112,602 quintaux métriques ; soit pour 1874, une augmentation de 553 0/0 sur l'année 1855.

MOUVEMENT COMMBIICIAL DU PORT DE MAJftSEILLB

Le Résumé du transit , que nous joignons également à cette monographie ( Etat n® 2 ), fait connaître les divers pays de provenance, et le poids des marchandises expédiées par chacun d'eux. En 1855, la Belgique figurait en première ligne dans le chiffre du transit, puis venaient la Suisse et l'Association Allemande ; en 1874, la Suisse est au premier rang, l'Allemagne et la Belgique ne viennent qu'après.

L'augmentation a été (de 1855 à 1874) de 5 à 59,000 quintaux métriques pour la Suisse de 4 à 31,000 quintaux métriques pour l'Allemagne, et de 6 à 15,000 quintaux métriques pour la Belgique.

Indépendamment de ce Transit direct, le port de Marseille a reçu et expédié en transit, par la gare maritime, une quantité considérable de marchandises dans les conditions suivantes :

321,602 quintaux métriques de marchandises étrangères sont arrivées à Marseille en transit (Etat n** 3), mais au lieu de sortir immédiatemant, une partie a été reçue à l'entrepôt , une autre partie a été livrée à la consommation et le surplus* seulement a été réexporté par la voie de mer; c'est cette partie qui figure dans l'Etat n* 1 (112, 602 quintaux métriques ) .

D'autre part, 1,109,000 quintaux métriques de marchandises étrangères (dont 799,986 quintaux métriques de blé), sont sortis de la gare en transit pour les frontières de l'Est, du Nord, de^ l'Ouest ou pour Paris et autres douanes intérieures. Ces marchandises provenaient de l'entrepôt réel , des entrepôts fictifs ou des admissions temporaires.

mSTOlBB DU OCMICBRCB PE MARSEILLE

État n^ L TRANSIT DE MARSEILLE

Page 1