APPBNDICB — COTONS EN LAINE
En cotons longue soie d'Algérie, il n'a été reçu que 2^171 balles. Ce coton, remarquable par la longueur et la finesse de son fil , rentre dans la catégorie des articles de luxe et ne s'écoule qu'avec difficulté.
En jumely augmentation de 3,000 balles. Ces cotons sont toujours de bonne qualité.
Quant aux cotons des Indes , l'importation a de nouveau diminué. Il en avait été reçu 19,478 balles en 1870 , 13,426 en 1871 et ce chiffre est descendu à 9,931 en 1872.
Importations de 1873 124,103 balles.
Stock de J872 15,163 id,
139,266 balles.
Sur ce chiffre , il a été exporté ou employé à
l'intérieur 130,299 balles,
Stock au 31 décembre 1873 8,967 balles.
C'est toujours en Suisse, en Italie, en Espagne et en Allemagne, que la place de Marseille trouve les principaux débouchés de ses arrivages, indépendamment des quantités assez importantes qui sont expédiées en transit.
Le total des arrivages de cotons à Marseille, en 1874, a été de 120,820 balles, contre 124,103 en 1873, soit une légère diminution attribuée au retard qui a eu lieu dans les expéditions de Syrie, où les mauvais temps qui ont régné, en octobre et novembre, ont empêché les embarquements.
Le stock était, au 31 décembre , de 8,972 balles, contre 8,967 en 1873.
« Ainsi, lisons-nous dans le compte-rendu publié par la Chambre de Commerce, « notre marché conserve son rang pour le débouché du coton. Il deviendrait sans « doute plus important si, pour faciliter nos relations avec le Nord, le chemin de fer « se décidait à abaisser ses tarifs qui sont trop élevés pour certaines places et « empêchent les transactions. Ce vœu est formulé par nous, chaque année, et nous « espérons que les grandes Compagnies finiront par comprendre qu'il leur convient « d'y satisfaire, aussi bien dans leur intérêt que dans celui du commerce et de « l'industrie. »
HI8T0IBB DU GOMICBBCB DB MAB8BILLB
Le tableau récapitulatif que nous joignons à cette monographie, résume, dans le plus grand détail, à partir de 1865, le mouvement des importations et permet de constater le plus ou moins d'activité de nos relations avec les divers pays de production.
COTONS EN LAINE
PROVENANCES
Jumel (Egypte)
Salonique
Volo
Pyréc
ConstantiDople.
Dardanelles —
Smyrne
Métélin
Rhodes
Tarsous
Idelep
Lattaquié
Tripofl
Reyroutb
Naplouse
Chypre
Malte
Algérie
Tunis et Bdne .
IUlie
Indes
Chine
Amérique
Corse
Caucase
BrésU
Maracaibo
Casabiance — Autres pays. . .
Totaux. . .
balles 37.981
balles
balles
balles
smaBBsa
balles
balles
balles
APPBNDICit — COTONS BN LAIIfB
COTONS EN LAINE
IMPORTATIONS (SUite)
PROVENANCES
Jumel (EffTDts)
balles
balles
balles
balles
balles
baUes
baUes
balles
Salonioue
Volo
Pvrée
GoDStaDtiDODle
Dardaaelles
Smyrne
MétéUn
Rhodes
Tarsous
Idelep
Lattaquié
Trinou
Beyrouth
Naplouse
Chypre
Malte
Algérie
Tunis et Bôae
IlaUe
Iodes
Chine
Amérique
Corse
Caucase
Brésil
Maracaïbo
Casabiance
Autres pays
Totaux
SOIES Eï COCONS
De tous les articles d'importation , le plus riche , pour Marseille, c'est la soie.
Le tableau récapitulatif joint à cette monographie démontre que , depuis vingt ans, le commerce des soies a plus que sextuplé dans notre ville. Le chiffre des importations, qui était de 9,319 balles en 1855 , s'est élevé . en 1874 , à 58,036 balles.
Le développement de cette branche de coipmerce tient surtout aux communications plus rapides et plus régulières avec l'Inde et la Chine. Les arrivages de la Chine à peu près nuls, en 1855, et qui ne s'élevaient qu'à 7,000 balles en 1860, ont atteint 42,000 balles, en 1874. Le Japon, qui nous envoie 5,753 balles de soie, n'en expédiait que 210 balles en 1861.
Pour ces articles comme pour les autres, nous allons suivre, année par année, grâce à l'excellente publication de la Chambre de Commerce, la marche et les progrès du commerce des soies et de celui des cocons , qui ne saurait en être séparé , depuis 1861 , jusqu'à la fin de 1874.
Les arrivages de soie s'élèvent à 16,855 balles; les ventes à 5,338 et le stock en magasin à 2,943.
L'excédant des marchandises, sur celles achetées ou déposées en magasin, est de 8,574 balleé. Une partie de cet excédant a été reçu en transit pour compte de maisons de l'intérieur, et le reste a été vendu directement , par entremise de courtier, par des maisons de Marseille à celles de Lyon, de Saint-Etienne et autres points de la France et de l'étranger.
Le service de Chine que va bientôt établir la Compagnie des Messageries et le prochain fonctionnement des Docks , font espérer que l'avenir verra se développer à Marseille le commerce des soies, et que les fabricants français, trouvant ici les mêmes facilités qu'en Angleterre , viendront s'approvisionner presque exclusivement sur nos marchés.
Le commerce des cocons a pris, depuis quelques années, une grande extension. Dans l'espace de six ans, le marché de Marseille a reçu 4,500,000 kilogr. de cocons, représentant une valeur d'environ 90,000,000 de francs. L'inaportation de 1861 a été la moins considérable ; elle a été de 540,000 kilogr. , tandis que celle de 1860 avait été de 812,000 kilogrammes.
APPBNDICB — SOIBS BT COCONS 395
Le prix des soies n'a presque pas varié en 1862. Ce fait prouve que Tactivité des fabriques françaises ne s'est point ralentie.
C'est là une des conséquences du traité de commerce avec 1 Angleterre qui , en ouvrant un' vaste débouché à nos produits , a sauvé notre fabrication de la ruine. Aujourd'hui, l'expérimentation de ce traité est faite ; nous pouvons, désormais, lutter avantageusement, môme sur les marchés anglais.
L'importation de soies en France , effectuée par Marseille , en 1862 , présente une augmentation de 1,600 balles sur celle de 1861.
Cette année a déjà vu grandir nos relations avec le Céleste-Empire. 10,882 balles de soie sont arrivées dans notre port, tandis qu'en 1861, nous n'en avions reçu que 7,970 balles. . ^
Les provenances de Brousse , de la Syrie et de Salonique sont bien minimes , attendu que la production des soies est aujourd'hui extrêmement limitée dans le Levant. On n'y file presque plus de soies du pays. Les filatures européennes et les exportations de cocons absorbent à peu près toute la production indigène.
Les importations de cocons du Levant ont remplacé celles des soies de ce pays. L'industrie française ne peut que s'en féliciter, car les filateurs et les fabricants trouvent dans le filage des cocons un précieux élément de travail.
Les arrivages de soie qui présentaient, en 1862, un chiffre de 19,693 balles, se sont élevés à 24,502 balles, en 1863.
L'importation des soies du Japon s'est notablement accrue; elle s'est élevée de 767 à 2,871 balles.
L'exportation des soies françaises pour le Levant a augmenté de 900 balles.
Importation des cocons : 743,000 kilogrammes.
Importation des graines de vers-à-soie : 40,000 kilogrammes.
Les importations des soies de Perse ont augmenté de 3,123 balles; celles des filatures de Brousse de 271 balles ; mais celles de Chine ont diminué de 5,157 balles. Le chiffre des soies du Japon s'est maintenu.
L'importation des cocons a diminué de 200,000 kilogrammes.
La cessation de la guerre des États-Unis a fait immédiatement sentir son hem^use influence sur le commerce des soies.
L'augmentation de 15,654 balles, dans le chiffre des importations, est due en grande partie aux arrivages de l'extrême Orient, ainsi que l'indique le tableau comparatif ci-après :
De Chine 6,894 balles. 19,031 balles.
Du Japon 2,917 id. 8,103 id.
Du Bengale. 1,087 id. 3,741 id.
Totaux. . , , . . 10,898 balles. 30,875 balles. L'importation des cocons a augmenté de 122,000 kilogrammes.
Le total des importations des soies du Levant et de l'extrême Orient, qui s'était élevé, en 1865, à 39,542 balles, est descendu, en 1866, à 26,491 balles.
Cette diminution inspire à la Chambre de Commerce les observations suivantes, qui s'appliquent plutôt à l'état général des affaires qu'à l'insuffisance accidentelle des arrivages : « Depuis quelques années, dit-elle, nous constatons avec regret que notre tt marché des soies perd, de plus en plus, de son importance. Cette fâcheuse situation tt ne saurait être pourtant attribuée aux causes générales qui ont pu, dans ces der- « niers temps, influer sur la marche du commerce des soies. Nous trouvons la cause « de ce fait dans la transformation opérée, au point de vue des relations commerciales, « par les grandes entreprises et dans la facilité des rapports qui tendent à supprimer « le rôle des intermédiaires en mettant le consommateur en face du producteur. »
L'importation des cocons continue à progresser dans une large mesure. La Chambre de Commerce espère, que le marché de Marseille y trouvera bientôt une compensation à la diminution du chiffre de ses affaires en soies.
L'importation des soies a augmenté et celle des cocons a diminué, mais sans apporter une grande modification dans cette branche du commerce de Marseille. Le fait le plus saillant est le délaissement presque complet de toutes les soies grosses
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et moyennes. Sous l'empire de la mode^ ia fabrique a dû employer, pour les satins, tout ce qu'elle a pu trouver de soies fines.
Le développement considérable des importations de soie de Chine et du Japon est un fait d'un haut intérêt ; il démontre que l'Angleterre , qui avait* autrefois le monopole de ce commerce, se trouve aujourd'hui en présence de concurrents sérieux.
Il est à regretter, toutefois, que Marseille, port d'arrivée, dans une situation privilégiée, voisin de l'Espagne, de Tltalie, de la Grèce, de la Turquie d'Europe et d'Asie et de la Perse , n'ait pas , comme marché de vente , l'importance qui lui revient naturellement, et continue à voir simplement traverser son territoire les soies de l'extrême Orient , notamment celles de la Chine et du Japon , qui pourraient y être vendues à des conditions plus économiques que partout ailleurs.
Notre commerce, qui entretient des relations avec toutes les contrées séricicoles de l'étranger, pourrait facilement attirer les acheteurs à Marseille, mais il faudrait pour cela qu'il pût constamment leur offrir un stock suffisamment abondant, pour leur permettre d'opérer sur une certaine échelle , et qu'il adoptât résolument , surtout , le système des ventes au:î^ enchères publiques et périodiques , qui a si bien réussi à Amsterdam, et qui est en voie de succès à Lyon , depuis quelque temps.
Marseille continue à perdre du terrain comme marché de vente. Pour augmenter l'importance de notre marché, on avait songé à organiser des ventes publiques périodiques; ce projet paraît abandonné, et cependant il n'y a pas d'autre moyen pour ramener les acheteurs.
« Nous l'avons déjà dit et nous le répétons de nouveau, — ajoute la Chambre de Commerce , à laquelle nous avons emprunté les renseignements qui précèdent , — « il est bien fâcheux que Marseille, qui reçoit les soies de tous les pays de produc- « tion, ne soit qu'une place de transit ! Pourquoi la Suisse et l'Italie, Milan et Turin , « qui achètent des quantités considérables de soies et surtout des soies de Chine , « vont-ils les chercher à Londres, après qu'elles ont passé par Marseille ? Ne sommes- « nous pas, par notre situation, mieux en position que les négociants de Londres, <c d'expédier à meilleur marché à Turin et à Milan ? Incontestablement oui. — Nou$ « signalons de nouveau ce fait à nos commerçants , car il constitue une anomalie « que l'on doit s'efforcer de faire disparaître. »
Les arrivages de soies ont dépassé ceux de 1869 ; il en a été reçu 32,039 balles, au lieu de 27,468.
Cette augmentation provient des importations de la Chine , qui ont été de 4,314 balles de plus qu'en 1869; mais la presque totalité de ces soies ne fait que transiter par le port de Marseille.
Le commerce des soies a été marqué , cette année , par deux phases bien distinctes et bien différentes. Pendant le premier semestre , les affaires étaient suivies et les prix soutenus , on entrait dans la nouvelle récolte avec une bonne opinion et des espérances pour l'avenir. Mais, à partir de juillet, tout cet échafaudage s'est écroulé ; non seulement , il n'y a pas eu de ventes vers la fin de l'année , mais la panique causée piar la guerre a été telle, qu'on a réexpédié à l'étranger beaucoup de soies qui se trouvaient à Lyon et sur d'autres marchés.
L'année débute mal pour les soies ; en janvier et février, les ventes sont nulles et les prix nominaux. En avril et mai , pendant la Commune , il se fait des ventes avec de grandes pertes pour les importateurs. En juin, sous l'influence de mauvaises nouvelles de la récolte séricicole, les transactions reprennent un cours normal, avec hausse de 10 à 15 0/0, qui se maintient jusqu'à la fin de l'année.
Les transactions se sont bien maintenues pendant les premiers mois de l'année , quoique gênées par les mesures législatives relatives aux droits d'entrée sur les matières premières,
Bien que le chiffre des ventes enregistrées ne s'élève qu'à 2,703 balles , contre 4,474, en 1872 , il n'y a pas lieu de supposer que l'importance des affaires en soie ait diminué sur le marché de Marseille ; car, les arrivages, y compris le transit , sont restés les mêmes que précédemment ; mais une bonne partie des soies fines , Brousse , Syrie et autres , ont été réalisées directement sur les marchés de l'intérieur, Aubenas et Lyon.
Marseille est encore resté essentiellement place ]de transit pour toutes les soies Asiatiques, Chine, Japon et Bengale.