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Si maintenant nous comparons le chiffre total de la population, avec celui des enfants qui fréquentent les écoles primaires, nous trouvons : 1 écolier sur 9 habitants, en 1855 , et 1 écolier sur 7 habitants, en 1874. Ce qui donne 11 0/0 en 1855, et 13 0/0 en 1874.
La proportion serait plus exacte et la comparaison plus intéressante, si nous connaissions le chiffre de la population par âge, aux deux dates extrêmes; malheureusement, ce détail n'est fourni pour la ville de Marseille que dans le dernier recensement.
Il résulte de ce document, qu'en 1874, le nombre dès enfants âgés de 5 à 14 ans« s'élevait à 48,492 (1) ; et comme celui des élèves fréquentant les écoles primaire» atteint le chiffre de 41,134, on peut dire que sur cent enfants il n'en est pas dix qui soient privés des bienfaits de l'instruction (2).
De
(1) Le recensement de 1872, donne les ehiflires suiTsnts :
OARÇON8 nLLBS
6 ans 2.920 2,400
7 ans 2880 2,100
8 ans 2,900 2.802
9 ans «.610 2.220
9 k 10 ans 2.802 2,540
10 k 11 ans 2.605 2,504
11 k 12 ans 2.470 2,760
12 k 18 ans 2.609 2,805
18 k 14 ans 2,450 1.990
(2) L*exacte proportion est celle-d ;
Enlknu admis dans les écoles primaires : 84. 8 0/0. — Enfants ne Mqnentant pu ces éeoles : 15. 2 0/#* Mais il faut tenir compte des èlèTcs des lycées et antres éUbiissemenU d'enseignement seeondairr, et de cens 40! sont instroits dans leors familles.
Du reste, rien ne constate mieux les progrès de l'instruction dans la ville de Marseille, que le chiffre toujours plus élevé des conscrits sachant lire et écrire. Il résulte, en effet , des tableaux dressés par le service du recrutement, que sur 3,938 jeunes gens maintenus sur les rôles, en 1874, 3,104 savaient lire, écrire et compter, tandis qu'en 1855, sur 3,160 conscrits, on n'en trouvait que 1,900 possédant ces diverses connaissances; soit le 60 0/0 du nombre total en 1855 et le 78 0/0 en 1874.
En résumé, il paraît établi que sur cent enfants, en âge d'être admis dans les salles d'asile ou les écoles , on en compte 84 dans nos écoles maternelles ou primaires , et que sur cent jeunes gens âgés de 20 ans , il y en a 78 qui savent lire , écrire et compter.