‹ Histoire du commerce et de la marine en BelgiqueChapitre 1 sur 29 · JUL · texte numérisé non relu

JUL

GHAPIÏRË PAËMIER

Une ambassade anglaise en Flandre. — Le commerce des laines, en 1356. — Projeta de Louis de Haie. — Lems eonaéqaences. — Gnene entre la ïlandre et le Snbmt. — La paix d'Atk. — Situation conmemale et industrielle de qnelqiies villes bdges. — Expédition da roi de Chypre contre Alexandrie. — ïlozis Bertiurati de Malînes.— Maiisge de Marguerite de Ilandre. — Guerre areo TAngletene. — Combat naval. — Notes sur Timliout, Dizmude et Bruxelles. — Désastres maritimes — Dissentiments entre les Brugeois et les Gantois. — Gaerre en Flandre. •—• Bégenoe de Philippe d'Artevelde. — Bataille deBoosebeoke,

Philippe de Valois mourut en 1351, après un règne plein de troubles, sans avoir pu rendre la paix h ses États. Les Anglais, maîtres de l'océan , menaçaient les plus belles provinces du littoral, tandis que les Flamands, tout en observant la neutralité, réclamaient la restitution des villes de Lille, de Douai et d'Orchies, que la France s*était appropriées. Jean II, le successeur de Philippe, venait de rejeter les prétentions de ces derniers, lorsqu'il apprit l'arrivée en Flandre du duc de Lancastre, chargé par Édouard III de négocier un mariage entre la princesse Marguerite, fille de Louis de Maie, et le jeune comte de Ricbmond.

Le roi, sans perdre de temps, fit tous ses eflbrts pour entraver ce projet, fortement appuyé au contraire par les communes iSamiûides. Celles-ci, mieux guidées par leurs instincts <iue leur comte ne Tétait par ses conseillers, comprenaient par-

anr. ta eonaaosi t. n. I

faitement que ralliance anglaise n'offraient que des garanties,

tandis qu'une union trop intime avec les princes français présentait des dangers. Elles avaient en outre à ménager de graves intérêts conmicrciaux, dont la prospérité dépendait en grande partie du maintien des relations établies.

L'importation des laines britanniques, qui faisait vivre des milliers d'ouvriers, acquérait chaque jour plus d'importance. Nous voyons en effet, par un acte conservé dans les archives de l'échiquier, que ce négoce, dont le produit était en 1290 de 19,358 livres sterling (i), occasionnait annuellement, vers le milieu du xiv' siècle, le déplacement d'uu capital de 294,184 liv., monnaie an<];laise (2).

Louis de Maie, qui connaissait les dispositions de ses sujets n'osa repousser les ambassadeurs du roi Edouard. Il leur fit bon accueil, en évitant cependant de s'engager vis-à-vis d'eux, et prétexta l'extrême jeunesse de Marguerite de Flandre pour ajourner toute décision. Ennemi secret des Anglais, dont le nom lui rappelait la terrible défaite de Crécy, il espérait bien les brouiller dans l'intervalle avec les Flamands, en encourait) Voy, tom. I, p. Î65.

(2) State or balance of the englisb trade in the year of Bdivard tbe . ttUrd.

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