Tome I, p. 424, note
Parmi les minutes de Denhors, on trouve deux contrats "d'apprentissage, l’un par lequel sires Jacques et Pierre de Maurian échangent, pour un an, Pierre Desaigues, fils de maître Micheau Desaigues, avocat au parlement, leur neveu, ‘contre Robert Frosman, fils de John Frosman, marchand de Fenwick en Cornouaille (lasse 184-2, folio miij°xxxij recto; 16 mars 1561); l'autre pour Guillaume Meynard, fils de Pierre Meynard, charpentier de barriques, destiné à compléter son éducation chez John Zebe, marchand, demeurant en la ville de Turniran en Angleterre. (Ibid., folio mlij recto; 12 décembre de la même année.) — Après la révocation de l’édit de Nantes, ces échanges d'enfants furent presque interdits. Le marquis de Seignelay, écrivant à l'intendant Morant, le 25 février 1687, lui recommendait d'empêcher, en Provence, l'envoi des enfants à l'étran-
ger, sous le prétexte de leur faire apprendre des langues. (Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV, t. IV, p. 404.)