Tome Il, p. 149, note
Consultez encore une plainte de l'ambassadeur de Hollande au sujet de la jauge et de la falsification des vins de Bordeaux, soit par le transvasement dans des futailles bordelaises des vins étrangers à la sénéchaussée, soit par certaine mixture de sucre et de sirop que diverses personnes faisaient entrer dans le vin blanc. Dans leur séance du 6 juin 1738, les députés du commerce firent observer que l’on pourrait peut-être mettre fin à ces abus en faisant exécuter un arrêt du parlement de Bordeaux, du 16 mars 1683, qui défendait de couper, de mëéler et de transvaser les vins. (Reg. F. 12. 84, p. 306.) Les membres du Conseil auraient encore pu invoquer un autre arrêt du 15 septembre 1662, sur le muettement des vins, arrêt qui a été imprimé et que l’on trouve au département des manuscrits de la Bibliothèque impériale. (Colb. cxt. Mél., folio 437.) Il est vrai que le premier président de Pontac, sur les représentations des fermiers du convoi, avait dit aux jurats de surseoir à l'exécution de cet arrêt du parlement. (Tbid., folio 435 recto.) — La plainte de l'ambassadeur de Hollande étant revenue sur le tapis, « M" les Commissaires, porte le registre du Conseil F. 12. 84, p. 445, à la date du 5 septembre 1737, ont été de sentiment unanime qu'il y a lieu d'envoyer à M. Boucher un exemplairé du règlement du 25 novembre 1729, fait pour la contenance des futailles de Bayonne, en le priant d'examiner ce règlement, d'en conférer avec la Chambre de commerce. et de voir si les dispositions en pourroient être adoptées en tout ou en partie, pour sa généralité, »