‹ Histoire du commerce et de la navigation a Bordeaux, principalement sous l'administration anglaise (volume 5)Chapitre 78 sur 126 · Tome H, p. Wi · texte numérisé non relu

Tome H, p. Wi

Un inventaire du milieu du xvii^ siècle nous fait connaître le prix du papier à Bordeaux en ce temps-Jà :

Premicrcment : ((iiinze rames papier, à 27 s. la rame. j| 14 || 17 ||

Plus Iroys rames papier du casé, à 16 s. la rame. . . !| 02 || 08 |1

Plus une rame du grand papier quassé, à 25 s. la rame. || 01 || 05 ||

Plus cept rames grosses veres comuns, a 16 s. la rame. || 05 || 12 ||

Rcconnoyssance des marchandises quy se sont trouvées dans la boutique de moy Piere Chardevoyne, bourgeois et marchant de Bourdeaux. (Minutes de Couthures, 15 avril 1665.)

Un savant qui a écrit sur les marques des papiers les plus anciens conservés dans les archives publiques de l'Angleterre', incline à croire que Bordeaux fournissait autrefois du papier à ce pays. Après avoir cité nombre de registres de la contablie, et reproduit les marques depuis 1320, l'auteur conclut ainsi, par deux observa-

* Spécimens of Marks iised btj the earlij Maniifactiirers of Paper, as exlùbited in Documents in the Public Archives of England. Communicatcd by Joseph Hunier, etc. {ArcJucologia, vol. XXXVIl. p. 447-4c)4.)

486 ADDITIONS ET CORHECTIONS.

lions générales : « D'abord, le grand nombre de comptes écrits sur papier venus en Angleterre de nos possessions d'Aquitaine,'^et le petit nombre de documents de la même époque écrits dans cette île sur toute autre matière que du parchemin ou du vélin, peuvent donner à penser que le papier était une substance bien plus répandue dans le midi de la France qu'en Angleterre. En effet, celte circonstance que l'on trouve, dans des pièces dressées presque en même temps, à Bordeaux el en Angleterre, ainsi qu'on peul le voir par le n" 17, du papier portant la même marque, semble indiquer ou que nous recevions notre papier de Bordeaux, ou que l'Angleterre et l'Aquilaine s'approvisionnaient à la même source. Nous pouvons en inférer également que c'est par l'Espagne et peut-être ses provinces arabes, qu'il faut passer pour arriver au peuple, encore inconnu, auquel on doit cette ingénieuse et admirable invention. »

Page 1