‹ Histoire du communismeChapitre 46 sur 57 · IX. — n y a deux sacrements, le baptême et la sainte cène · texte numérisé non relu

IX. — n y a deux sacrements, le baptême et la sainte cène

X. — Le baptême est le signe de l'ablution interne du péché, les enfants y peuvent aussi être initiés, à condition que, parvenus à un âge plus avancé, ils feront une confession publique de leur foi.

XL — Le sacrement de la sainte cène, qui consiste dans le simple pain et dans le simple vin, sans nul changement, est le signe du corps et du sang de J.-G.

XII. — Cet article réitère la négation de la présence réelle.

XIII. — « Gomme le sacrement n'est que du pain et du vin, il faut « manger l'un et boire l'autre, selon l'institution de J.-G., mais il « n'est pas permis de l'offrir pour les vivants et pour les morts, ni de « l'enfermer dans une châsse, comme s'il était un dieu, ni de le por* « ter de lieu en lieu, et d'en abuser à plusieurs blasphèmes^ contre « la défense expresse de Dieu au premier conunandement de la loi. « H serait bien à souhaiter que l'antechrist, au lieu de cette idolâtrie, « nous eût laissé le véritable sacrement sous les deux espèces, selon « les commandements de J.-G. »

XIV. — Protestation contre l'adoration des images et l'invocation des maints.

i"2 NOTES.

XV. — Etlinrintion aux chréliens il'adoptcr celte docl galion du pur^toiru (l).

Celle ctHif(»5ion de Coi rondunine la présence rÉelle, la mitlliplicilé àes sacrements; fulmine contre le pape et l'Église de Rome dfeignés anus le nom d'anlwlirisl. Elle est muetlc sur le chapitre du In propriéli^, ct'l ndttelirist des soeiaiislcs modtmes.

Lét rîcheasea et les «li'sordrcs du clergé qui, du XI° au XtV* a Turent Volijet des protestations des Vftudois et des albigeois, donnèreol lieu à une réaction dans le sein môme de l'Ëgliic catboliiiuc. CaIU réBftion si; personnilie pour ainsi dire dans saint Francis d'Aisine, qi)i fond», Tcrs 1308, les onlrea mineurs. Frappé de css paroles de l'Évangile : n N'ajei ni or ni argent, ni monnaie dans votre boone, ne 0 portez en voyage ni sac, ni deux tnuiqnes, ni bSton, » saint François se couvrit d'un grossier niitntenn, se ceignit d'une corde, vécut il'flumône, cl donnil à ses disciples l'eîemple de la plus rigoureuse nustérité. Dans la règ-lo qu'il (ciifa pour eus, ïl leur di-fendil d'aï«r rien en propre, et leur prescrivit la mendicité. Les ordrea mineurs on mendiants furent approuvés par Innocent III, et conddérés comme ou moyen de ramener les nombreux adversaires des richesses eicessivet du clergé. L'Église pouvait ainsi, «ans renoncer à ses biens^ présenter à ses ennemis l'imitation de la pauvreté apostolique.

En 12il, saint François agonta i son ordre une branche nonvell«, composée d'bommes et de femmes mariés, et leur donna une règle spéciale. C'est le tiers-ordre de Saint-François, dont les membres Furent appelés béguins et béguines.

Les institutions de saint François, où la papauté avait cm trouver DU élément de Force, furent au contraire pour l'Ëglisc une souree Féconde d'hérésies et de troubles. Les Franciscains se divisèrent bienlAI en deux partis, les exaltés et les modérés, les mystiques et les rationnds, les spirituels el les conventuels. Les premiers prenaient au pied de liL lettre le précepte de ne rien posséder en propre, aspiraient i

une perfection religieuse absolue, repoussaient la vie claustrale; lei féconds ne condamnaient point absolument la propriété^ et Yiyaient dans des couvents conune les autres moines.

Les spirituels^ les franciscains austères, se séparèrent 'de leur ordre Ters 1300, et refusèrent d'obéir à leurs supérieurs. Condamnés par le pape Bonifacc VIII, ils se mirent en révolte ouverte contre l'Église. Une foule de membres du tiers-ordre se réunirent à eux, et l'on vit des bandes nombreuses de ces fanatiques parcourir l'Italie et le midi de la France et de l'Allemagne. On les appelait en France frérots, en Ita* lie fratricelli ou bizochi, c'est-à-dire besaciers, apostoliques, à cause de leur genre de vie, dtUcinistes, du nom de Dulcin, l'un de leurs chefs, frères du libre esprit, etc. Us condanmaient toute espèce de propriété, vivaient d'aumônes, se déclaraient saints et parfaits, se plongeaient dans le mysticisme, et s'abandonnaient aux plus grands dérèglements. L'union des sexes était, disaient-ils, un besoin naturel qu'il était licite de satisfaire; mais tout autre acte de familiarité entre l'homme et la fcnmie était condamnable. Ils autorisaient donc la fornication, mais considéraient un simple baiser comme un péché énorme. Les papes durent prêcher des croisades contre ces insensés. Du reste, le mysticisme et l'imitation des ordres mendiants avaient fait de si grands progrès, que le concile de Latran dut défendre de tracer àe nouvelles règles et de fonder de nouveaux ordres religieux.

La secte des beggards, qui se forma en Allemagne aucœnmencemeut du XIV<> siècle, reproduisit les doctrines et la manière de vivre des frérots. Leur nom vient de celui de béguins, que l'on donnait au tiersordre de Saint-François. D'autres le font dériver d'un vieux mot allemand dont le sens est demander avec importunité. Le nom de beggar est demeuré dans la langue anglaise, où il signifie mendiant.

On sait que les abus des ordres mendiants furent l'un des principaux griefs des réformateurs du Xyi« siècle contre la religion catholique.

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