‹ Histoire du Concile de TrenteChapitre 21 sur 25 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

Dt: la réception du concile dans les Etats chrétiens et surtout

en France.

Année. Pages.

1563. Joie du Saint-Père et de Rome à la nouvelle de la conclusion du concile. — Les cardinaux Morone et Simonetta déposent aux pieds de Pie IV les Actes du concile. — Empressement du Pontife à en faire exécuter les décrets. — Son allocution dans le consistoire du 30 décembre. 315

1564 Morone et Simonetta demandent la confirmation du et concile au Souverain Pontife,— qui l'accorde, le26jan-

1565. vier 1564. — Bulle par laquelle Pie IV promulgue les décrets du concile et en commande l'observation. — Profession de foi qu'il prescrit. — Sagesse de cette mesure. 317 Lettre de Sébastien, roi de Portugal, au Souverain Pontife. — Le concile de Trente est accepté par la république de Venise et par les autres gouvernements italiens, — par le roi d'Espagne. — Difficultés que rencontre dans les Pays-Bas Tordre du roi d'Espagne. — La duchesse de Parme demande l'avis du clergé et de la magistrature. — Réponse des évêques, — de l'université de Louvain, — de l'université de Douay, — des divers corps de Sa magistrature. — Débat sur le même sujet dans le conseil d'Etat. — Missions du coin le d'Egmont en Espagne. — Ordre du roi d'Espagne de recevoir le concile de Trente. — Intrigues des mécontents. 326 Conciles provinciaux de Cambrai, — de Maîines, — d'Ltrecàt, — où le concile de Trente est accepté, malgré les réclamations des Chapitres. — Démarches de la duchesse de Parme pour (faire recevoir le concile tin Franche-Comté.— Observations du parlement de Dole. — Protestation de l'archevêque de Besançon. — Lettre

Année. Pages.

Ibôo. de la duchesse de Parme à ce prélat Concile provincial de Besançon, — où le concile est accepté. 33ft Difficultés que rencontre le concile en Allemagne. — Le cardinal d'Augsbourg en ordonne l'observation dans son diocèse. — Concile provincial de Salzbourg, où le concile de Trente est reçu. 3Z,1 Obstacles suscités en Pologne à la réception du concile.

— Hosius s'efforce de les écarter. —Son entretien avec le roi sur ce sujet. — Commendon présente à ce prince et aux Etats les Actes du concile.— Son discours dans

la diète. —Le concile est reçu en Pologne. 3Zi2

Dispositions des esprits, en France, à l'égard du concile de Trente. —Pamphlet de Calvin contre les Pères de Trente. — Lettre de Du Ferrier au roi pour le dissuader de recevoir le concile. — Projet de Catherine de Médicis pour éviter les décrets du concile. — Les ambassadeurs des princes la sollicitent en vain de le recevoir. — Le cardinal de Lorraine apporte à la cour ies décrets du concile. — Le roi les soumet à l'examen de son Conseil et du Parlement, qui conseillent de ne pas le recevoir 355 Consultation de Du Moulin contre le concile. — Complicité de Coligny. — Réponse de Pierre Grégoire à Du Moulin. — Prétextes qu'allègue Catherine de Médicis au Nonce du Pape pour ne pas recevoir le concile.— Démêlé à Rom* entre l'ambassadeur de France et celui d'Espagne sur la préséance. —Le Pape prononce en faveur du premier.— Catherine de Médicis ne se montre pas plus favorable au concile. 3G3 JM35-73. Le cardinal de Lorraine tient un concile provincial à Reims pour obéir à celui de Trente. — Dispositions des autres évêques du royaume à l'égard du concile.

— L'assemblée du clergé de 1567 demande au roi la publication légale du concile. — Révolte des protestants, et guerres civiles. 37*2

3572-76. Zèle de S. Pie V p^ur l'exécution des décrets du concile. — Ses soins pour le faire recevoir en France.

— Ses averusseiuenis à Catherine de Médicis. —Avènement de Grégoire Xlil. — Ses efforts et ceux du

Année. Page*.

1572-76. clergé français pour faire recevoir le concile dans le royaume. — Henri III succède à Charles IX. — Son caractère et ses qualités. — Parti des politiques, aussi hostile au concile qus les huguenots. — Commencement de la Ligue catholique. — Indécision de Henri vis-à-vis des partis. — Son Conseil lui inspire le projet de provoquer un nouveau concile, pour apaiser les calvinistes. 37ft

Etats tenus à Blois en 1576. — Duplessis-Mornay publie un écrit pour les sommer de rejeter le concile de Trente et d'en démander un autre. — Le Conseil du roi et Montluc connivent aux prétentions des calvinistes. — La chambre ecclésiastique des Etats délibère sur les moyens d'obtenir la publication du concile de Trente. — Les Chapitres demandent des réserves pour leurs privilèges. — Modération des évêques de l'assemblée. — L'archevêque de Vienne propose de soumettre au Saint-Siège les difficultés des Chapitres. — Les Chapitres n'admettent pas cet avis. — Débat à ce sujet dans l'assemblée. — Nobles représentations de l'archevêque de Lyon aux opposants. — Les Chapitres consentent à s'unir aux prélats pour demander, avec des exceptions., la publication du concile de Trente. — Réponse du roi sous la forme d'une ordonnance qui prescrit l'observation de quelques articles du concile, sans le nommer. 380

Lettre des Etats au prince de Condé , au maréchal de Damville , pour les exhorter à la paix. — Le roi députe le maréchal de Biron, à Henri de Navarre avec une semblable mission. — Réponse de Condé. — Catherine de Médicis et le Conseil cherchent à l'apaiser par des concessions en faveur des protestants. —Damville demande un concile national. — Le roi de Navarre veut aussi un nouveau concile. — Les Etals demandent la publication du concile de Trente avec des réserves. — Le- Conseil persuade au roi de ne pas répondre à cet article du cahier généra!. 389 1577 -79. Henri III se tourne du côté de la Ligue. — Il tend ensuite la main aux Calvinistes, — et publie à Poitiers ,

Année. Pages.

1577-79. un nouvel éditen leur faveur, en attendant, dit-il, un concile libre. — Assemblée du clergé à Melun. — Ses délibérations sur la réception du concile. — Opposition des Chapitres. — Prudence et bonté des évèques de l'assemblée. — Réponse des Chapitres. — Inconséquence de leurs raisons. — Noble protestation de Pierre de Villars, évêque de Mirepoix. — On s'accorde à demander la réception du concile avec des exceptions.

— Arnaud de Pontac, évêque de Bazas déclare cette résolution à Henri III. — Réponse évasive de ce prince. — Opposition du Parlement à la résolution de l'assemblée. — Requête du clergé au roi contre le Parlement. — Réponse du roi. — L'assemblée insère la demande du concile dans son cahier, que l'évêque de Bazas présente à Henri III. — Ce prince ordonne une conférence entre les évêques et^son Conseil. — Les députés de l'assemblée lui rendent compte de leur mission à la cour. — Nouvelle députation envoyée au roi

pour lui demander une réponse précise. 392

L'assemblée est transférée à Paris.— -Nicolas L'Angelier, évêque de Saint-Brieuc, est député au roi pour lui de mander la réception du concile. — Remontrances de ce prélat à Henri III. — Réponse insignifiante du roi.

— Autre réponse aussi indécise. — Nouvelle députation de l'assemblée au roi pour lui demander une réponse plus favorable et plus nette. — Députation de l'assemblée au nonce du Saint-Siège. — L'assemblée

se sépare. 400

1580-81. Concile provincial de Rouen. —Il demande au roi la publication légale du concile de Trente.— Conférence du Nonce avec le roi et son Conseil sur le même sujet.

— On convient de quelques modifications, qui sont envoyées à Rome et reçues avec faveur. — Pamphlet de Pierre Pithou contre le concile de Trente. —La négociation avec Rome est rompue. 4Ô5

1582. Assemblée du clergé à Paris. — Ses efforts pour obtenir la publication du concile.— Discours de l'archevêque de Bourges à Henri III. — Réponse de ce prince. — Conférences à Fontainebleau enire !e Conseil et que.-

.iïth Pages.

1582. ques prélats de l'assemblée sur la même question. —

Opposition du Parlement. — L'assemblée se sépare. 408 Démarches du Nonce pour obtenir la publication du concile. — Nouveau pamphlet de Duplessis-Mornay contre le concile de Trente, patroné et répandu par la magistrature. 411

1583-84. Conciles provinciaux de Reims. — de Bordeaux, — de

Tours, — d' Aix, où le concile de Trente est publié. 4 1 4

Mort du duc d'Alençon. — Espérances des calvinistes. — Jalousie de Henri III contre le duc de Guise. — Menaces de guerre.— Le roi, à la sollicitation des chefs de la Ligue, publie un édit en faveur de la religion, et promet de recevoir le concile de Trente. — Colères des calvinistes. 416

1585. Assemblée du clergé à Paris* — Subsides qu'elle accorde au roi. — Remontrances qu'elle lui adresse par l'organe de l'évèque de Noyon, touchant le concile de Trente. — Réponse de Henri III. — Nouvelle députation de l'assemblée au roi. 418

1585. Conférence entre les députés du clergé et les membres du Conseil sur la réception du concile. — Difficultés proposées par le chancelier, — résolues par Pierre de Villars, archevêque de Vienne. — Ce prélat déclare, que le clergé en poursuivant, auprès du gouvernement, la publication légale du concile de Trente, ne lui demande pas l'exercice d'un droit, mais l'accomplissement [d'un devoir, et qu'un concile œcuménique est indépendant de l'autorisation du pouvoir séculier. — L'avocat-général propose de nouvelles difficultés. — Le chancelier lève la séance avant que l'archevêque de Vienne y ait répondu. —L'assemblée du clergé demande audience au roi, pour réfuter en sa présence les objections de l'avocat-général. — Ses députés sont admis au Conseil et l'archevêque de Vienne répond à Faye-D'Espeisses. — Le roi fait publier pour les nouveaux convertis-une profession de foi.— Protestation du clergé contre cette profession de foi, que le roi retire. — L'assemblée du clergé se sépare. Z»2l

Année. r'uget.

1585-88 Efforts de Sixte Vpour faire recevoir le concile en France. — Morosini est envoyé , en qualité de nonce, auprès de Henri III. — Son entretien avec le P. Auger, à Lyon. — Son arrivée à la cour. — Etat déplorable du royaume. — La Ligue aux prises avec le protestantisme. — Henri III, à la prière des chefs de la Sainte- Union, se met à leur tête. — Morosini , créé cardinal et Légat , s'entretient avec le roi sur la réception du concile, — et informe le Pape de cette conférence. — Lettre menaçante que le cardinal Montalto écrit, au nom de Sixte V, au Légat. W 1

1588. Convocation des E tats-Généraux. — Efforts de Duplessis-

Mornay pour influencer d'abord les élections,— et ensuite, les résolutions des députés. — Dispositions des Etats envers le concile—Ouverture des Etats- Généraux.— Démarches de Morosini pour y faire recevoir le concile. — Discussion dans les Etals sur cette question.— La réception du concile y est résolue avec des modifications. — Morosini se plaint au roi de ces restrictions. — Démarches du Légat auprès de la Chambre ecclésiastique pour l'engager à demander la réception pure et simple du concile.— Le cardinal de Guise porte au Légat la détermination du clergé. tôl

Délibération de la Sorbonne sur la même question. — Elle déclare qu'on doit recevoir le concile purement et simplement. — Colère de l'avocat-général contre la Sorbonne. — Motif secret de son animosilé contre le concile. —Difficultés soulevées dans le Conseil contre le concile. — Le cardinal de Guise les fait connaître au Légat. — Conditions que le chancelier porte à Morosini de la part du roi. — Nouvelles lettres menaçantes du cardinal Montalto au Légat. U'\1

Henri III fait assassiner le duc Henri de Guise et le cardinal Louis de Guise. — Mort de Catherine de Médicis. — Joie des protestants à la nouvelle de la mort du duc de Guise.— Enthousiasme de la France pour la Sainte- Union. — La Sorbonne déclare les Français déliés du

1589. serment de fidélité. — Clôture des Etats-Généraux. — Le clergé et la noblesse demandent la réception du

TABLE DES MATIÈRES. o87

Armée. Pages.

concile. — Réponse insignifiante du roi. — Nouvelles tentatives du Légat pour obtenir du roi cette publication. — Réponse également évasive de ce prince. —

Réplique de Morosini Il entretient encore le roi du

même sujet. —Le garde-des-sceaux est chargé de dresser la lettre de publication. — Les événements ne permettent pas de la mettre à exécution. — Le roi se jette dans le parti des protestants. — Crime de Jacques Clément.— Henri III en mourant désigne le roi de Navarre pour son successeur, — et la Ligue nomme roi de France lecardinal Charles de Bourbon , qui prend le nom de Charles X. 4^9

1590-9î.Le cardinal Gaetano succède à Morosini.— Le roi de Navarre invoque un concile libre, et le duc de Mayenne, le concile de Trente. — Henri, à l'instigation des protestants, déclare par édit qu'il a résolu de provoquer un nouveau concile œcuménique, ou de convoquer un concile national. —Concile provincial de Toulouse, où le concile de Trente est publié.— Avènement de Grégoire XIV. — Marsilio Lanciano envoyé en France en qualité de nonce auprès de la Ligue. — Il publie la bulle du Tape contre les ecclésiastiques royalistes. — Cette bulle est condamnée par le Parlement de Tours, dont l'arrêt est cassé par le Parlement de Paris. — Déclaration des prélats royalistes contre la bulle du Pape. — Avènement de Clément VIII. — Il exhorte les catholiques.de France à élire un roi de leur religion. — Le duc de Mayenne convoque les Etats- Généraux à Paris. &55 1593-9&. Henri IV pense à embrasser la religion catholique.— Trêve de quelques jours entre les deux partis. — Conférence de Surène entre les évêques du parti du roi de Navarre et ceux de la Ligue.— Etrange proposition de Renaud de Beaune.— Belle réponse de Pierre d'Espinac, archevêque de Lyon. —Délibérations des Etats- Généraux sur la réception du concile de Trente. — Difficultés des parlementaires recueillies et présentées par Le Maître et Du Vair. — Les Etats reçoivent le concile de Trente. — Edlt du duc de Mayenne. t$S

Année. Pages

5193-9/jGonférencesdu roi de Navarre avec l'archevêque deBourges et du Perron, sur la religion catholique. — Intrigues des ministres protestants pour l'empêcher de se convertir. — Conversion et abjuration du roi de Navarre. —Il entre à Paris. — Les politiques et les parlementaires, de connivence avec les calvinistes, projettent un schisme et organisent les moyens de l'opérer. — Ils provoquent d'abord l'expulsion des Jésuites. — Puis ils s'efforcent de faire rejeter le concile de Trente. 477

1595-97 Du Perron et d'Ossat, à Rome, promettent, au nom du roi, qu'il recevra le concile. — Cérémonie de l'absolution dans la basilique de Saint-Pierre. — La magistrature et les hommes dont il est entouré ne permettent pas à Henri IV de remplir sa promesse. — L'assemblée du clergé délibère sur la réception du concile , — et la demande avec des réserves , par l'organe de Tévêque du Mans. — Ses délégués sont renvoyés au Conseil, qui leur fait une réponse évasive. 68 î P ropos impie de l'avocat-général Servin contre ie concile. — Le clergé en demande justice. — Rome presse la publication du concile en France. —D'Ossat instruit son gouvernement des réclamations du Pape, et conseille l'acceptation du concile. — Le roi , pour ne pas blesser les partis opposés au concile, en diffère la publication. — Instances de Rome , que d'Ossat transmet à la cour de France. — Motifs de l'opposition du Parlement avoués par Etienne Pasquier. 485

1598 Le Légat entreprend vainement de soustraire la publicaà tion du concile au contrôle du Parlement. — Edit de

1G00 Nantes. — Départ du Légat pour l'Italie, — Nouvelles instances de l'assemblée du clergé pour la publication du concile. — Le Pape exprime aux cardinaux de Joyeuse et d'Ossat son mécontentement de l'édit de Nantes. — Excuses de ces deux prélats. — Lettre dn cardinal d'Ossat à Villeroy. — Efforts de Villcroy pour faire recevoir le concile. — Efforts contraires du président de Thou. — Henri IV fait connaître à Rome ses embarras. — Clément VIII insiste pour que le roi reçoive le concile et rétablisse les Jésuites. — Entretien du Pape avec le cardinal d'Ossat sur ce double sujet. 49(}

*'rl)l"'e. P<iy? t

1601. Intrigues de JDuplessis-Mornay pour empêcher la publication du concile en France. — De Beïlièvre et Villeroy agissent dans un sens contraire. — La guerre extérieure fait oublier, pour un instant , l'affaire du concile. — Le cardinal Aldobranclini, Légat à latere , fait consentir les deux partis à la paix. — Le Nonce reprend à la cour l'affaire du concile. — Le Pape en demande instamment la publication, ainsi que le rétablissement de la Compagnie de Jésus. — Les hérétiques, les politiques et les parlementaires s'y opposent. — Libelle de Ranch in contre le concile. — Henri IV déclare qu'il veut qu'on observe le concile de Trente, et rétablit la Compagnie de Jésus dans le ressort du Parlement de Paris. 533

1603 Coalition des Protestants contre le concile de Trente, — à Mort de Clément VIII. — Avènement de Paul V. —

1609. Bref du nouveau Pontife à l'épiscopat français . — L'assemblée du clergé poursuit activement la publication du concile — et la demande à Henri IV. — Réponse du roi. —L'assemblée de 1809 montre le même zèle. :m

Concile provincial de Narbonne. — Projet de ligue ot de réunion entre les différentes sectes protestantes de l'Europe. — Duplessis-Mornay et Jacques Ier. — Eclatantes disputes des Protestants. 5 1 3

1(> 10 Henri IV est assassiné par l'infâme Ravaillac. — Minorité à de Louis XIII. — Régence de Marie de Médicis. —

\(y\k. Explosion des passions contre le Saint-Siège, le Concile et la Compagnie de Jésus. — Assemblée générale du clergé. — Elle saisit le nouveau gouvernement de la question de la réception du concile. 515

1614-15. Intrigues et remuements des artisans du schisme.— Convocation des Etats-généraux. — Assemblées électorales. — Choix du clergé. — Délibérations de la chambre ecclésiastique sur la réception du concile, et sur l'article de son cahier relatif à cette affaire. — Rédaction définitive de cet article.— Le clergé invite les deux autres chambres à s'associer à ses démarches pour la réception du concile. — La noblesse y consent. — Le

AHnée. Pages.

tiers élat le refuse. — Déclarations du procureur-général contre le concile. — Coalition des Protestants et des Parlementaires contre le concile. — Remontrance de Nicolas Pasquierau roi contre le concile. — Plan d'attaque des ennemis du concile. 518

Le tiers élat , poussé par le Parlement et par la dépulation parisienne , s'efforce d'organiser le schisme. — Article qu'il se propose de présenter dans ce but. — Démarches du JNonce pour déconcerter cette intrigue. Conduite énergique de la Chambre ecclésiastique dans cette affaire. — La noblesse s'associe aux vues du clergé. — Discours de Du Perron dans la Chambre du tiers état. — Réquisitoire de Louis Servin contre la Chambre ecclésiastique. — Le clergé se plaint au roi de la conduite du Parlement. — Nouvelles iusistances de la Chambre ecclésiastique pour faire casser l'arrêt de cette cour. — Le roi lui fait rendre justice. — Le Pape félicite le clergé de sa fermeté. 532

La Chambre ecclésiastique reprend la question du concile , et invite les deux autres Ordres à s'unir à elle pour en demander la réception. — Le baron du Pont- Saint-Pierre fait connaître au clergé le consentement de la noblesse. — Réponse que lui fait le cardinal de La Rochefoucauld. — Discours de l'évêque de Beauvais dans la Chambre du tiers état. — Réponse de Miron , président. — Les trois Ordres présentent leurs cahiers au roi — Duplessis de Richelieu insiste sur la publication du concile. 539

Assemblée générale du cierge.— Elle presse auprès du gouvernement la réponse au cahier de la chambre ecclésiastique. — Elle la demande au roi. — On lui répond

par des promesses L'assemblée ne s'en contente

pas, et, par une déclaration solennelle, elle reçoit publiqueement et simplement tous les décrets du concile de Trente. — Portée de cette déclaration. L'assemblée se rend en corps à la cour pour faire connaître au roi sa déclaration. — Discours de François de liailay. o57

Les Huguenots et les parlements s'efforcent d'empêcher

lée. Pages

I exécution de la déclaration du clergé. — Condamnation et exil du libraire qui avait publié la harangue de François de Harlay. — Condé et plusieurs grands seigneurs sortent de la cour et se mettent en révolte contre elle. — Leurs griefs. — Coudé confond sa cause avec celle du protestantime. — Manifeste où il se plaint particulièrement de la déclaration du clergé. 561

Assemblée générale des Calvinistes à Grenoble.— Condé lui envoie un affidé pour l'inviter à s'unir à lui pour empêcher l'exécution du concile de Trente. — Requête de cette assemblée au roi , à qui elle demande l'annulation de la déclaration du clergé et le rejet du concile. — Réponse faible du Conseil du roi. — Mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche. —L'assemblée de Grenoble , mécontente de la réponse de la cour , se transporte à Nîmes , — puis à La Rochelle. — Conférences à Loudun entre les chefs des mécontents et quelques membres du Conseil.— Condescendance de ces derniers. — Ils accordent que la déclaration du clergé n'aura point d'effet. — Les évêques gémissent sur la faiblesse du pouvoir ; — mais ils n'en poursuivent pas moins l'exécution du concile, qu'ils avaient accepté et publié au nom de l'Eglise de France. — Destinées du concile. 563

TIN Df; LA TABLE DES MATIÈRES.

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