‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 223 sur 373 · Encores autre nullité notoire, car il · texte numérisé non relu

Encores autre nullité notoire, car il

t certain que tous ceux qui ont esté appeliez

assemblez audit concile de Trente, pour y

voir voix délibéralive,ou simple consultative,

assis en un bas siège en signe d'humilité : qu'il ne voulut estre juge des évesques : ains declaira devoir estre jugé par eux : qu'il voulut signer les uctes tout le beau dernier. Il n'est pas bonde faire tant de ihonneste envers les papes. 647. On allègue encore que le pape

toient ennemis conjurez desdits appelions et Adrian sixième confessa librement , par la ts autres requérons et poursuivons la réfor- bouche de messire François Chreyal , évesque ation,etde tous ceux qui avoient demandé d'Aprusse , son ambassadeur, par lui envoyé requis, demandoient et requéroient un con- en la diette de Noremberg , en l'année 152 i , le libre. L'assemblée des ennemis ou adver- que le siège de Rome estoit corrompu et délires ne peut estre dite concile, et les décrets pravé, çt que la corruption de l'Esglise estoit i tels sont nuls de tout droict. découlée des papes, à l'occasion de quoi il 641. // y apis : car non-seulement lesdits leur promit un concile libre et général ; la- Iversaires desdits requérants et poursuivons quelle reconnoissance lui a osté le moyen de dite réformntion estoient juges : mais aussi pouvoir présider audit concile. Cela se vérifie pape y estoit, et est le seul président et seul par les propres instructions par lui baillées à :ge, comme il appert par le commencement, son légat, au dixième article , desquelles il

scours et conclusion dudit concile qui est %e nullité trop notoire (arl. 9 et 10). 642. 6° Du Ranchfn.— Ce concile est débnlu nullité en In forme, premièrement en ce qu'il <'sté convoqué par le pape et qu'il y a présidé, ire qu'il l'a différé et transféré comme il lui temblé bon.

V*3. La plainte que l'on fait la dessus est t'e , que le pape estoit partie formelle, que Utoit lui qui estoit principalement appelle déformation. On dit donques qu'il ne pou- W estre juge en sa cause propre, et qu'il dett laisser faire et l'un et l'autre à l'Empereur, s tant l'opinion d'un grand docteur canon'.e, lequel après avoir conclu que la convo-

porlc ainsi :

648. Nous sçavons qu'en ce sainct siège , depuis quelques années en çà , y a eu des choses abominables , des abus en ce qui est du spirituel , des excès aux mandements , et toutes choses perverties , et n'est de merveilles , si la maladie est découlée du chef aux membres , des papes aux prélats inférieurs , tous tant que nous sommes [je dis des prélats ecclésiastiques) , avons for ligné , nous sommes esgarés du chemin , et n'y a eu , il y a désià longtemps , aucun qui fist bien , non pas un seul ; parlant en ce qui nous concerne , vous leur promettrez que nous mettrons peine en premier lieu de r< -

don du concile appartient au pape, il ad- former cette cour, de laquelle par adventure

|'s/c toutesfois qu'au défaut du pape, ce i ict appartient à l'Empereur ; or l'occasion «i peut eslre plus belle que quand le pape ttnrins à partie. Un autre docteur dit que défaut de la puissance de l'Eglise est suppi' par l' Empereur, et un autre encor que ?<irf il s'agist du pape et de sa couse propre, to autorité n'est pas requise en la convoca

tout ce mal a procédé , afin que, comme la corruption en est émanée aux ordres inférieurs , aussi d'elle -mesme viène la santé et réformation, à quoi faire nous nous sentons d'autant obligés , que nous voyons tout cet universel monde désirer un amendement , bien qu'aucun ne se devra esmerveiller, s'il ne voit pas à mesme instant une entière ré—

(il du concile, par la règle de droict receue formation de toutes les erreurs et abus ; la

M nos canonisles ; quand la volonté et con- Y'i'ment de quelcun est requis en certains fC; telle réquisition ne doit avoir lieu lorsffu est question d'agir contre lui....

'4. Le glossateur du droit canon dit en *r?s exprès, que le pape ne peut estre juge \[ J lie en quelque cause que ce soit. Nous lir s, dit-il, argument d'icy, que si le pape [dirent avec quelcun il n'en doit pas estre Vùlui-mesme, ains doit eslire d'arbitres. I *>. Aucuns canonistes ont aussi escrit que IM le pape est accusé de fausse doctrine,

maladie est par trop invétérée et multipliée ; il faut procéder pied à pied à sa guérison , et accourir aux choses plus grandes et plus dangereuses , de peur de mettre tout en désordre , en voulant réformer tout à la fois. Toutes soudaines mutations (dit Aristote) sont dangereuses en une république , et qui mouche trop , tire le sang. Voilà ce que dit ce bon Adrian. ( L. 1 , c. 4. )

649. 7" Heidegger. — « Contra morcm velcrum conciliorum, jura magistratus, vota

et prolcstalioiiem chrisliani orbis , denique n plus la faculté de convoquer les conciles divina et genlium jura concilio illi per legafi c- 3)- tos suos prœsedit papa , simul reus et actor.

b -Non seulement la convocation des con- Quis ei concilio conslare libertatem potuisse 'p- ippar tient aux empereurs et rois, mais pulet quod ille ipse , qui corruplus et cor- *'(a présidence et le jugement en iceux. ruptor certe ut lalis accusalus , pro prœsidis

et prhnarii judicis munere moderatus est. »

{Pr™t\v*wu-Premièrementles réformés 650. » JURmiJ. . roncie comme

déclinent ty*"**"» JrceqM «* leur d'un juge incompétent, parce g»i

pttSu' Si Je conci/e de Trente était te concile 651 M te cowciie W'ait/re intérêt.

d€ VEÛeJe M*U 'notions endroit ï"6 * Zlson jugement, sil avait décerne

d V JLcon r ?la •*** ; mais nous ne que que chose co^e ^ noi|,

«erions pas m «™» « ., n,Mt

«ow^^^^^rc'Mt /e con«7e du pape

"/ ffS ' co Jr de9B Se aui son. fMrfli-l^ el de ta cou/ u« * » j» , protestants

nos P^frlVS^Tntsa qualité en voulaient ; % rfttt «JP ^ cfté/

£»3Z. ïlW**»» des coiUroverde l Eglise, uc J ^ '•« nvw a r en de si tn- Ses. Le bon sens d c le *« . «0 sa „

,u-sle, awe d aW pou / » direclement.

cause ce/Mi ai «ue< o« se p . fût u con Au reste, que le £^£7%& il est cile du pape et non celui u j ■

clair , puisqj* c rf ta fô»^compLr ^u'« V ° i^l / ?,?; «ïa/en* f«^ «"ne«( de

DISCUSSION DES OBJECTIONS CONTRE LE CONCILE

au'i* fil «oui ce quil pouvait pour rende la Il rit J victorieuse; mais il fallait au il attendu e jugement, et si le jugement était inju* el Lait droit de se pourvoir; c est-a-dm de ne pas s y soumettre; parce que la conscience ne se peut pas soumettre, que quant elle est persuadée qu'une décision est conforme / la parole de Dieu. Mais quand um 'false a prononcé une fois ses jugements, s Vo9n adroit d'en appeler, elle n est pas ei droit de prononcer une seconde fois (1) , ot tout a" ^ins ses seconds jugements ne pont rontêtr* considérés que comme des suites di ZenZ, et par conséquent, ils ne feront pa une nouvelle condamnation.

654. En conscience, les prélats qui sas semblèrent à Trente vinrent-ils pour delibé rT savoir s'il fallait définir que le corps d Jésus Christ est dans l'Eucharistie, que sacrement doit être adoré de latrie, ou nom Kétaknlils pas déterminés avant que d at river? Ne venaient-ils pas pour condamne ™ luthériens, et non pour s 'enquérie I vérité? N'avaient-ils pas la plupatul; M? mortelle contre les protestant^ fJÊ sollicitaient-ils pas les princes aies détrm

^rqCZi ^aZIeli fait serment de £ ££*£ ffi £? ^oM

lllité Tt dont la plus grande partie étaient ^fsp°n «j ^.^ l{ d

fi iLlnnaires. Enfin il régnai de telle 9^f^HUe assemblée, afin que fl

S6S PZTns cette assemblée, que rien ne s y l^^P,eussent pu la reconnaître pot

'"', 1 , thir;pn<t d' Allemaqne le souhaitaient, c esi »

0T%t Afin de mettre cette vérité dans un plus thenensd Alterne < ^ ^ ^ ^ ^ ^ 6o2. Afin aem^ nrnt**tants ont raison

thériens d'Allemagne ie ^7- Y " évêau dire au il fallait relâcher à tous les etequ

des prolestants, choisir les P^ modems chaaue parti , obliger tous les eveques a tffoûil^ de' passions et de préjugés ch V'Z L'riU de bonne foi et ne consulte, q

652. Afin* ^ « - - y- opt r(Uson qrand l^XjZuede Trente comme leur d\T\lel bon derelrquer, que les conpartie, il est oew « rf étaient pas non-

'" '"rf rf, fi «il »'■''»"'"' '''«'»ro"<,." des ZlaroU de Dieu. Alors ('on ourml P« «3 tin mol, il !/ ?VV' '°',pf,j .hndées Et tout

m'm%Vtâ,T.Vo^^' à r

ceque f«,B""'.'e'IJB,,. Proprement, lis tZ ^.rrrlrn^sainle de ces

deSfolen^''no™rrce;,n(,o-,rS,nou

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w„ ;« «rpsence renie, qui eicu* « mri niaient le vécue 01 iginei, m"*-

(ère de juae pour prenare c«»* »- • ré de%ue//e partie?. Certo, ; » J une partie «onnrfte, el de ^nnefoi.mj laire, Von voyait régner, dans toutes les dons du concile, un dessein de rendi eoo /a doarine des luthériens; lo n faisaU leurs livres des extraits infidèles des plu \Z s choses on en frisait des hérésies : 0 attribuait toutes les opinion* ; d » cer««JJ taires et fanatiques qui etaten 01 u tn Heu d'eux. On ne faisait PfdeJfZ choquer le sens commun et dttomb<rda

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