‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 239 sur 373 · Etats protestants d'allemagne · texte numérisé non relu

Etats protestants d'allemagne

797. In hujus vero rei disceptatione hau valde immorabimur, prœsertim cum supra nobis perspicue démonstration sit, hujus con cilii reformatoria décréta in multis absurda < ridicula esse, alque etiam contraria et déroge toria, non modo sanctis decrelis, antiquisqu canonibus, sed etiam regiœ authoritati ci

— Ea est hujus synodi papalis ralio ut non sustinendœ tuendœque ex cleri ordine omnt

modo liberi, sed necchristiani concilii nomine operam dure deberent, tanquam fidi clienti

censeri recte possit au! debeat. In chrisliano seu vassalli , obsequiosique subditi ; utpot

enim concilio solus Chrislus, et verbum ejus qui ab ea semper in rébus asperis tutissimw

sacrosanctum prœvalere, et vocem , ut loqui- praesidium et solàmen petierint et obtinuerini

mur, decisivam habere débet , hoc est, delibe- ( L. v, n. 26.)

ratio et emendatio omnis ex prœscriplo verbi 798. 4° Dumoulin. — Encores autre null'u

divini et sanctarum scripturarum, non ex ja jugée par deux conciles, a sçavoir par et

humants tradiîionibus et decrelis pontificum luy de Constance, et celui de Basle , par let

verbo Dei manifeste repugnantibus, libère et quels a esté déclair é que le concile est par de.

catholico Ecclesiœ consensu institui débet, sus le pape et l'Eglise romaine, qui y sont sut

nullius pii eruditi, intelligentis , et Deum ti- jets et tenus y obéir; et l'opinion construire

mentis judicio sano et voce exclusa ; eaque esté déclairée non-seulement faulse et erroné

gravitate, diligentia et fide consideranda, ex- mais hérétique et schismalique. Et partant '

pendenda, atque dijudicanda singula, ut ve- prétendu concile de Trente est hérétique ]

ritas orlliodoxœ docirinœdcfcndatur constan- schismatique ; car il a déchiré le pape est

1er, et invicemerroneaomniaet falsadogmata, par dessus le concile, et estre en tout et pa'

abusus et cultus superstitiosi alque impii ma- tout seul souverain. Parlant tel concile

nifesto damnentur , et emendatio pia singulo- peut estre receu sans encourir pareille poil

rum ex verbo Dei instituatur aut* fiât, lion hérétique et schismatique. (Art. 11.)

(Pag. 51.) 799. Parlant il est impossible de le dire,

794. Nono loco etiam hoc plene demonstra- réputer concile, sans nier la vérité plus cla\ ium a nobis fuit , Tridentinam hanc congre- que le midy et qui pis est, sans corromprel. galionem aliud nihil quam conlinuationem criture sainte, car ledit prétendu concile en quamdam et confirmationem fore decretorum, tierce session faite le 5 avril 1545 avant P( quœ antea et hactenus partim falsa, parlim ques, selon lacomputalion francoise, me. ambigua et sophistica in convenlibus papisticis édita fuerunt... (Pag. 422.)

795. Decimo breviter etiam monuimus , de conciliis pontificiis, quam ea sint et esse debeant suspecta merito omnibus amantibus

tranquillitatis et pacis publicœ. Quando jam buoitpar la bouche des apostres a ces csleu

multis œtatibus tantum in orbe Christiano constitués de Dieu (Actes, 10- 41) auxquel

turbarum, tumulluum, discordiarum, bello- falloit avoir recours (Actes, 15), toutes t

rum cruentissimorum et lanienarum inter toute leur doctrine et ce qui restait de la

principes varie accenderint , et gravissimas rôle de Dieu a esté par eux et par les évan

calamitates inde secutus, multorumque regno- listes esleus du Christ rédigé par escril, rum et status publici concussionem , ruinam, et vastitatem omnes anni consequentis excipiant, etc. (Pag. 425.)

796. 3° Gentillet. — Pour la fin faut noter que les Pères trentains, pour poser le fondement de leur confession de foy ( disent-ils) ne faut chercher un seul mot de la parole, déclarent de vouloir confirmer la doctrine de Dieu ou doctrine apostolique (v. n" 1). A' l'Eglise, et réformer les mœurs, par raisons telle a esté la sentence et concorde uni form fondées sur ces quatre principes : première- tous les saints docteurs et martyrs de VEi ment, que les traditions auront semblable au- primitive, comme saint Cyprian qui a esté torité que la sainte Escriture. Secondement , 250 au livre 2, chap. 3, où il rejette toutes c que les livres, lesquels nous avons cy-dessus tûmes et traditions, et dit qu'il sefautarrù dit estre apocryphes, seront tenus pour cano- à ladite saincte Escriture, et au grand de niques. Tiercement, que la seule version vul- Distinct. 8. c. Si solus et devant luy Tei\ gaire latine de la Bible sera authentique. Et lian et autres, etc. (26.) quartement, que nulle autre interprétation de 800. Partant ne fault recevoir ledit coi la sainte Escriture ne sera admise, que celle de Trente, qui n'est que d'aucuns tous sa que sainte mère Eglise tient et appreuve. Sur et jurez au pape, du quel seul il dépend ( lesquels fondemens il leur a esté bien aisé à 690 et suie), auquel il attribue fout et

et égale avec l'Escriture sainte, les traditià et choses non escrites, prétendues baillitl comme de main en main. Mais combien que \ temps des apostres, il y cust une parole Dieu qui n'estait encores escrite et se distl

est le Nouveau Testament avec les livres ca\ niques de l'Ancien Testament, qui contiennl toute la parole de Dieu et doctrine aposhl que. Tellement que hors ladite saincte Es\ ture, et dès ledit temps, il y a plus de 140(1

SECT. IX. VALIDITE DES DECISIONS DtJ CONCILE.

autres exclus, et qui mesle et égale aux escritures traditions non escriptespar les apostres, ny par les evangélistes. Tel décret et concile est hérétique : ce qui suffit à le rejetter du tout, sans ce qu'il soit ici besoin pour la prolixité discourir plusieurs particuliers erreurs gui y sont, comme à la fin de la quarte session faite le il juin 1546, où ils mettent faulsement pour nécessaire article de foy, que la concupiscence bataillant contre le Saint-Esprit n'est point péché.

801. Et en la session 5, tenue le 13 janvier 154-6, selon la computation francoise imprimée àColoigne Van 1551, art. 9, ils décernent pour article de foy qu'il n'y a aucun en ce monde sans spéciale et miraculeuserévélation, qui puisse estre certain d'avoir receu la grâce de Dieu et rémission de ses péchez, desquels en leur canon XXX, ils mettent une autre purgation que le sang de Jésus.

802. Et en la session VI, faite le 3 mars en .myvant canon IX, tistre des sacremens, ils mettent pour article de foy, quela grâce de Dieu est conférée, in opère operato, qui est à dire par mérite d'opération humaine, et non pour la seule foy. Et au premier canondu baptesme ils maudissent injustement la sentence de ceux

ui tiennent que par le baptesme de Jeanaptiste les péchez estoient aussibien pardonlez que par le baptesme de Christ; combien mil appert par l'Evangile que c'est vérité atholique.

803. El en ladite session, au canon 9 des ïacremens, et en la septième tenue plus de dix-

ept ans après le 15 juillet 1563, imprimée wec privilège du roy à Paris et aussi à Angers, au canon h, ils ont mal et témérairement pauldit et condamné la sentence de plusieurs mnciens et célèbres théologiens , qui ont escrit Wt tenu que le caractère se peut oster et effacer, iquelle fut trouvée vraie au parlement de iaris, séant aux Auguslins en may et juin 549 , par l'arrest duquel un clerc tolozain, yant falsifié le sccl du roy , fut pendu et ïtranglé au cay des Auguslins , sans* avoir vgard audit caractère, lequel les uns mettent ti l'entendement, comme Thomas d'Aquin ; les 'utres en la volonté , comme l'Escol; les au- ''es en tout l'image, comme Alexandre des ïalles et Bonavenlure sur le quatrième des entences, distinct. 6; les autres en l'essence, ymme Gabriel Biel audit lieu sur le second 'oute : Alii vocant habilum, alii qualitatem. 't n'est de merveille, s'ils vacillent en grand •scord; car il n'y a aucun fondement en l'Esiture saincte et n'appartient que aux hérétites de mettre pour article de foy, ou doctrine - religion, ce qui n'est clairement fondé en Escriture saincte, comme dit Grégoire le rand sur Ezéchiel {Art. 29-30-31-32) (1).

(I) Les mitres articles de la consultation de Du- DHiin,au nombre de 68, renferment presque lousdes égalions du genre des précédentes, aussi mal folies, aussi peu raisonnables ; nous sommes obliges les passer, non-seulement parce qu'elles nous inèroient trop loin, mais encore parce que, si nous sions tant que de les discuter, il iaudroit discuter ssi celles de Chemnilius, d'Heidegger et de quele» tbéoiogtcits protestanls.enlreprenanl ainsi la jus*

804. 5° Rivet. — In quibus id obiter notandum, verissimum esse quod in historié concilii trident ini ubique a doctissimo viro animadversumest.Nempe ita se gessisse Paires illas, in condendis suis canonibus , ut nullibi sine ambiguitate locuti sint, nisi cum damnandi essent qui ab Ecclesia romana secessionem fecerant ; in reliquis ita verba sua tempérasse, ut in Ecclesia romana diverse senlientibus de plerisque articulis, suus cuique maneret sensus. (Isagoge, ad Scriptam sacram, c. 11 , à l'occasion de la déclaration concernant la Vulgate.)

805. 6° Heidegger.— Christiani et legitimi concilii necessaria et unica régula ac norma est scriptura Dei, et vox Spiritus Sancti supremi judicis in scriptura loquentis. Liquet ex concilio Hierosolymilano , act. XV , in quo ipsi apostoli non aliunde suum de jugo discipulis nonimponendo decrelum,quam cxverbo Dei arcessunt. Et ubique ad legem et teslimonium nos spiritus Dei vocat. Unde in veteribus eliam conciliis in medio consessus- thronus fuit,una cum libro Evangelii, vice Christ i, uti eliam Baronius ad an. 325 observât, liane vero normam Tridentini Patres adeo non adhibuerunt, ut magis ejuraverint. Etenim sess. IV statuerunt normam fidei verbum script um et iraditum, pari cum illo pictalis a/fectu suscipiendum et venerandum. Et Iraditum igitur ab hominibus et scriplum commentant. Scriptumvero statim énervant cum ejus intelligentiam non a Spiritu Sanclo sed ab Ecclesia, conciliis, seu potius oraculo pontificis suspendunt (p. 1254-).

806. Décréta synodi multa ambigua et flexiloqua, ac talia plane sunt , qualia Apollini potiusïoÇtoç f/avTEvovri quam christiano concilio conveniunt. Unde Tridentina illa décréta Herculis Colhurnos nonnemo ex pupislis merito appcllavit (p. 1263).

807. 7° Jurieu. — Le protestant prétend qu'il est en droit de revoir ce procès, il se récrie sur l'incompétence du juge; il dit qu'il a été jugé sur des pièces , contre la fausseté desquelles il s'est toujours récrié; qu'il ne reconnaît point d'autre titre de la bonté et de l'antiquité de sareligion que l'Ecriture sainte; et que la tradition, les conciles et les décisions de l'école sur lesquelles on l'a condamné sont des titres douteux, falsifiés, faux et propres à causer des illusions (p. 3).

808. Ce procès si important [de la supériorité du pape sur le concile général) a été vidé dans le concile de Trente en faveur du pape; et cependant l'Eglise gallicane persévère dans ses sentiments : elle croit donc que le concile a erré dans un point de doctrine... Il est vrai qu'entre les décrets et les canons du concile il n'y en a pas dans lequel on lise , en termes exprès : Le pape est supérieur au concile et ne peut être jugé par personne ; mais on voit celle décision répandue dans tous les actes du concile et dans toute sa conduite (p. 61).

809. Le Vassor.— Les docteurs de Louvam et les théologiens de l'électeur de Cologne

tification de la doctrine du concile, ce qui est éu-an* ger à nolro plan.

USS10.N DES UBJtCTIOXH CONfUE LE I Of* !LF. 948

816. Il3 Le Courayer. — Le conçue de T'ente a augmenté le mal par la multiplie»' tion excessive des dogmes inconnus aupara-

pren: 'élément des erreurs gros-

Pères avaient passées dans leur t. Lett. et mém. de Vargas, p. 1+3.)

810. Vargas. —Les docteurs de Louvain, vont et d'anathèmes (Préface)

. i sont venu 1 a>:>:c l'électeur

de Cologne, et quelques-uns de nos Espagnols

ont été fort mécontents de certains endroits

de la doctrine du a et ils en ont déclaré

leur sentiment. Si ces théologiens mécontents

eut à f lire quelques démarche», cen at

assez pour décrier tout ce qui se fait à pré-

et re gui a jàfait; de manière que

ne seront point reçus

en ÉUemàgne et en . ru. Voyez, monsei-

res exposent TEg 1561.)

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