THÉOLOGIENS ENVOYÉS PAR PHILIPPE, ROI CATHOLIQUE
Cosme-Damien Ortolano, nommé abbé de Villabertrando. (Voyez ci-dessus l'article abbés.)
Ferdinand Trisi, docteur en théologie, chanoine de Coria.
Ferdinand Vellosilos, docteur en théologie, chanoine de Morvedro, ensuite évêque de Lucca vers Tan 1563; mais tandis qu'il remplissait avec zèle les fondions episcopales, il tut malade de la goutte aux mains, et il restait éiendu dans son lit sans pouvoir faire aucun mouvement; c'est pendant ce temps-là qu'il lit transcrire ses controverses théologiques et scolastiques tirées de S. Jean Chrysostonic, et de quatre docteurs de l'Eglise. Ce docte et pieux prélat mourut le 22 février 1587 ; il a été loué par Nicolas Antoine.
Thomas Dassio, docteur en l'un et en l'autre droit, chanoine de Valence.
Antoine Covarruvias, auditeur de Grenade, frère de Jacques, président de Caslille, professeur de droit civil à Salamanque, très-versé dans la connaissance des antiquités et de la langue grecque, ensuite sénateur de Caslille, chanoine de Tolède; il mourut à Grenade le 21 décembre 1602 ; il a été très-loué par Scot et par Nicolas Antoine.
Ferdinand Minchaca, docteur en droit canon. Jean Kaiuirez, Espagnol, ministre provincial de Saint- Jacques.
Alphonse Contreras, commissaire de l'ordre des Frères Mineurs à la cour du roi d'Espagne ; il lit un discours le second dimanche du carême de l'an 1563, sur la réforme de l'Eglise ; il était confesseur de Ferdinand de Tolède, duc d'Albe, et gouverneur des Pays-Bas. Homme trèsconnu par ha rare modestie et par sa grande habileté dans les affaires; il mourut à Bruxelles le 7 décembre 1369; Wading et Nicolas Antoine parlent de lui d'une manière très flatteuse.
Michel de Médina, Espagnol, docteur en théologie, maître en belles-lptlres, connaissant à fond les sainles Ecritures, et possédant également bien le grec et l'hébreu ; auteur de plusieurs ouvrages pleins d'érudition sur la foi, les indulgences et autres matières, dont parlent Wading et Antoine.
Jean Lobera, Espagnol, professeur de théologie à Salamanque , envoyé avec le ministre provincial de Saint- Jacques.
Cosine Palma Fonteyns, docteur eu théologie en Espagne, compagnon de l'abbé Ortolano, prêtre de Torlose; il lit un discours le jour des Cendres en 1563.
Jean Gallo, Espagnol, de l'ordre des Frères Prêcheurs; de Burgos, occupa la chaire d'Ecriture Sainte à Salamanque, d'après le témoignage de Fonlana et de Fernandez; le 7 mars 1563, il lit en l'honneur de S. Thomas d'Aquin, un discours qui fut regardé comme très-savant, très-élégant, et comme un véritable trésor de science et de piété, par Bozola et par Martin de Cordoue.
Pierre Fernandez, Espagnol, de. l'ordre des Frères Prêcheurs, fut compagnon du professeur Gallo, ensuite préfet de la province d'Espagne, au rapport d'Alphonse Fernandez.
Désiré de Saint-Martin, de Palerme, de. l'ordre, des Carmes, appelé Mazzapica, procureur-général des provinces d'Espagne ; le quatrième dimanche après la Pentecôte, le 27 juin 1563, il prêcha 3 la cour du roi catholique; il fut dans la su/te évêque d'Ugento, le 6 septembre 1593. Ce fut un excellent prédicateur, un philoso] he et un théologien remarquable, d'api es François Baron; Ughelli cl Louis Perez de Castro font aussi mention de lui.
Michel Baïusde Monte-Sanlo, docteur en théologie, ensuite doyen de l'église collégiale de Saint-Pierre à Louvain, chancelier de l'académie, et conservateur de ce, même cor; s ; il mourut à Louvain le 16 septembre 1589, et il y fui enterré dans la chapelle du collège des évêques, d'après Chitflet; Pie V et Grégoire XIII condamnèrent quelques-unes de ses propositions comme contraires au sacré dépôt de la loi, d'après le témoignage de Gravina.
Jean Hessels, de Louvain, dans le Brabanl, docteur en théologie. On conserve l'écrit où il exprime son sentiment sur la conduite de Nectaire, évêque de Constantinople, louchant l'abolition de la confession, écrit qui fut présenté aux présidents du concile. Il mourut à Louvain le 7 novembre 1376, s'il faut ajouter foi à Chilïlet; il a été loué par Pallavicin.
Corneille Janséniusde Hulst, flamand, docteur en théologie, ensuite premier évoque deGana; ù mourut dans cette ville le il avril 1576; plusieurs parlent de lui, mais
en particulier Cappenilli, et Antoine Saudérus, dans ss Flandre illustrée, lequel assure qu'il fut très-éloquent, très-érudit et très-pieux.