Chapitre V
Que les évêques ne doivent faire aucune fonction épisco-
V(de hors de leur diocèse.
I ne sera penuis à aucun évê-iue , sous quehiue preicxle de privilège que ce puisse être, d'exercer les lonctions episeopales dans le diocèse d'un autre eve(pie, sans la permission expresse de l'ordinaire du Jieu, et al égard seulement des personnes soumises au même ordinaire. S'il se trouve (fu'on eu ait usé auirement, 1 evê(|uô sera de droit suspendu des fonctions episeopales, ei ceux qui auront été ordonnés, de i exercice des ordres qu'ils auront reçus.
Indiaion de lu prochaine session.
irouvez-vous bon que la prochaine session se tienne le jeudi d'après le premier dimanche de carême, qui sera le 3 de mars? //s répondirent : Nous le trouvons bon. ^ a ic
Vir SESSION.
Tenue le ù' jour de mars 15i7.
Décret des sacrements.
INTRODUCTION
Pour achever de donner le dernier éclaircissement a ladocinne de la juslilication qui a élé déclarée dans la précédente session, du consentemenl unanime de tous les Pères, il a été jegé à propos de traiter des sacrements Ires-sainls de l'Eglise ; par lesquels toute vraie justice, ou prend son commencement, ou s'ùu^mente hu'squ'elle est commencée, ou se réiiare qna.îd elle est perdue. Dans ce dessein donc, pour bannir les erreurs et extirper les hérésies qui ont paru de i-os jours au sujet des sacrements, en partie réveillées et rccueilhes des anciennes hérésies , autrefois déià condamnées par nos Pères ; en pariie aussi inventées
5^ ' LE S. CONCILÎ-: DE TRENTE
de nouveau, au grnnd |yréjvi(lico de In piirrlé de 1 t;.-
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cli>^ecaiholi(|nc cl du salul des ânios; W. saml coiiciie de Treille, œcuménique cl gcr.éral. légmnîenHnl assemblé sous la co:iduiie du Sainl-E.spnl, les mêmes lésais du Siège apostoli(|uc v présidanl , s allach:iiJt toujours iuvariahlcmenl à la doctrine dos saintes Ecr:lures, aux Iradilions des apôlres, au sentiment uiiaiiimc des antres conciles et des Pères ; a trouve bon de prononcer cl de déclarer les canons suivants; < ;n allendaul qu'avec le secours du Sainl-Esprit, il publie encore dans la suile les autres qui restent à mettre au jour, pour la pcrreciion de l'ouvrage (juM a comluencé.
5)eô eacvcmentô eu cjcncval.
CANON 1
Si ([uelqn'un dit queles sacrements de la liouvelle loi n'ont pas élé tous institués par Notre-Seigneur Jésus- Ci. risl, ou qu'il y en a plus ou moins de sepl, savoir:
le BAPTÊME, la CONFIUMATION, rEUCHARISTIE, la PÉ- NITENCE, I'EXTUÊME-ONCTION , Tordre cl le mariage; ou que quelqu'un de ces sepl n'est pas proprement cl vérllablemcnt un hacremciil : Qu'il soit analbème.
CANON II
Si (juclqu'un dit que les sacrements de la nouvelle loi ne sont dilTérents des sacremenlsde lu loi ancienne, (pren ce que les cérénionies 1 1 1» s iJiaticjues exléricures sont diverses : Un'il si^il ana'.hème.
CANON m.
Si quel(iirun di\ que les sept sacrements sonl tellemenl égaux enlreeux, qu'il n'y en a ancu:i plus digne que Taiiire, en quelque manière (jue ce soil : Qu'il solanalliènie.
CANON IV
Si quelqu'un dil que les sacrements d«; la nouvel'e loi ne sont pas nécessaires au salut, mais (ju'ils sont superflus, et que sans eux ou sans le désir de les recevoir, les liommcs peuvent obtenir de Dieu, par la seule foi, la grâce de la jiisti(icalion; bien (pi'il soit vrai qr.e tous ne soient pas nécessaires à chatiue parlieu lier: Qu'il soil anatbcme.
CANON V
Si quelqu'un dit que les sacrements n'ont été insii- Inés que pour entretenir seulcmenl la fui : Qu'il si.it a na thème.
CANON VI
Si quelqu'un dil que les sacrements de la nouvelle loi ne contiennent pas la grâce qu'ils signifient; ou (pj'ils ne conlérenl pas celle giàee à ceux qui n'y inetienl point (l'obstacle; comme s'ils étaieni seulcmenl des signes cxléricuisdc la jn^^tice ou de la grâce (jui a élé iC'Çiie par la foi, ou de simpls marcpies de distinction de la religion chrétienne, par lescpiellfs on reconnaît dans le monde les lidèles d'avec les inlidoles : Qu'il soil analbèine.
CANON VII
Si quclciu'uu dit quo la grâce, quant à ce qui est de la pari de Dieu , n'est pas donnée toujours et à tous par ces sacrements, encore qu'ils soient reçus avec loiiies les conditions reciuises; mais que celle giâee n'est (loiinée que quelquefois el à quelques-uns : Qu'il soil anaihème.
CANON viu.
Si quelqu'un dit (pie par les mêmes sacrements de In nouvelle loi, la grâce n'est pas conférée par lu vertu et la force qu'ils contiennent; in:us (pie la seule foi aux promesses de Dieu snflilpiur obtenir la grâce: Qu'il soil anaihcme.
CANON IX
Si quelqu'un dil que par les trois sacrements du b.iplème, de la connrmaiion (^ de Tordre, il ne s'imprime point dans l'âme de caractère, c'est à dire une lerlaine marque spirituelle cl ineflaçable, d'où vient ipie ces sacrements n>' peuvent é re réitérés: Qu'il soit anatlièmc.
CANON X
Si quelqu'un dil que loiis les clii éliens onl Taulor'.lc
et le pouvoir d'annoncer la parole de Dieu etd'aduûnislrerloiis les sacrements: Qu'il soil auatlième.
CANON XI
Si quelqu'un dil que rnuen'ion, au moins celle de faire ce que l'Eglise fait, n'est pas reiiuise dans les minislres des sacicmenis, lorsqu'ils les fout et les conlèrci:! Qu'il soil anailicme.
CANON XIK
Si quelqu'un dil que le ministre du sacrement qui se trouve en péclié mortel, qiioi(|uc d'ailleurs il observe touies les choses essentielles qui regardent la confection ou la collation du sacrement, ne fail pas ou ne confère pas le sacrem(;nl : Qu'il soit analhème.
CANON XIII
Si quchiu'un dil que les cérémonies reçues et approuvées dansTEglisecalholique, eiqui sonl en usage dans l'administration solennelle des sacrements, |!euvenl être sans péclié ou méprisées ou omises, selon qu'il plaîi aux inini;,trea, ou être changées eu d'autres nouvelles P'»»* tout paslcur quel qu'il soit: Qu'il soil ana thème.
Xxi ^aptcme.
CANON I
Si quelqu'un dil que le liaplême de saint Jean avait la même force (jue le baplènie de Jéaus-Christ : Qu'il soil analhème.
CANON II
Si quelqu'un dil que Teau vraie et naturelle n'est pas de nécessité pour le sacrement de baptême, et pour ce sujet, détourne à quelque explication métaphorique ces paroles de Notre-Seigneur Jé^us-Chrisi ; Si lin homme ne rcnaU de feau et du Sainl-Espril : Qu'il soil analhème.
CANON III
Si quelqu'un dit que Tl:]glis(; romaine, qui est la mère el la maîtresse de toutes les églises, ne lient pas la véiilahle dociriiii! louchnnl le sacrement de baptême: Qu'il soil analhème.
CANON iv.
Si (|nel(iu'iin dil (pie le baplême donné même par leshéréiiqne.^an nom du Père, et du Fils, el du Sainl- Espril, avec inlenlion de faire ce que fait TÉglise , n'est pas un vériiablc baplême : Qu'il soit analhème.
CANON V
Si quelqu'un dit que le baptême est libre, c'esta-dire qu'il n'est pas nécessaire au salut : Qu'il soit anatlième.
CANON VI
Si quelqu'un dil qu'un homme baplii-é ne peut pas, quand il le voudrait, perdre la grâce , (pielque péché qu'il coinmelte, à moins que de ne vouloir pas croire : Qu'il soit analhème.
CANON VII
Si quelqu'un dit que ceux (}ui sont baptisés ne coniraclent par le baptême que Tobligaiion à la f(»i seule, cl non pas aussi à Tobservation de toute la loi de Jésus Christ : Qu'il soit analhème.
CANON VllI.
Si quelqu'un dil que ceux qui sont baptisés sort tellement libres el exempts de tous les préceptes de la sainte Eglise, soil qu'ils soient écrits ou qu'ils viennent de la tradiiion, qu'ils ne sont point obligés à les garder, à moins (|u'ils n'aient eux-mêmes voulu de leur bon gré s'y soumettre : Qu'il soit analhème.
CANON IX
Si quelipTun dit qu'il faut de telle manière rappeler les hommes à la mémoire du baplême qu'ils ont reçu , qu'on leur fasse entendre que tous les vœux qui se font depuis sonl vains et inutiles à cause de la promesse déjà laite dans le baplême, comme si par ces vceux on dérogeait el à la f(»i qu'on a embrassée, el au baptême même : Qu'il soit analhème.
CANON X
Si (pielqu'un dil que par le senl .souvenir el par la foi du baptême qu'on a recn, ions les léchés qui
SESSION VIII
se commettent depuis, ou sont remis , ou deviennent véniels : Qu'il soit anathème.
CANON XI
Si quelqu'un dit que le vrai baptême bien et dûment conféré, doit être réitéré en la personne de celui (jui , ayant renoncé à la foi de Jésus-Christ chez les infidèles, se convertit à pénitence : Qu'il soit anathème.
CANON XII
Si quelqu'un dit que personne ne doit être baptisé qu*à l'âge que Jésus-Christ l'a été , ou bien à l'article *de la mort : Qu'il soit anathème.
CANON XIII
Si quelqu'un dit que les enfants, après leur baptême, ne doivent pas éire mis au nombre des fidèles , parce qu'ils ne sont pas en état de faire des actes de foi , ei que pour cela ils doivetit être rebaptisés lorsqu'ils ont atteint l'âge de discernement ; ou qu'il vaui mieux ne les point baptiser du tout que de les baptiser dans la seule foi de l'Église, avant qu'ils puissent croire par un acte de foi qu'ils produisent eux-mêmes : Qu'il soit anathème.
CANON XIV
Si quelqu'un dit que les petits enfants , ainsi baptisés, doivent, quand ils sont grands, être interrogés s'ils veulent tenir et ratifier ce quêteurs parrains ont promis pour eux quand ils ont été baptisés; et que s'ils répondent que non, il les faut laisser à leur liberté , sans les contraindre à vivre en chrétiens par aucune autre peine que par l'exclusion de la participation à l'Eucharistie et aux autres sacrements, jusqu'à ce qu'ils viennent à résipiscence : Qu'il soit anathème.
2)e la (Confirmation.
CANON I
Si quelqu'un dit que la confirmation en ceux qui sont baptisés n'est qu'une cérémonie vaine et superflue, au lieu que c'est proprement et en effet un véritable sacrement ; ou qu'autrefois ce n'était autre chose qu'une espèce de catéchisme, où ceux qui étaient près d'entrer dans l'adolescence, rendaient compte de leur créance en présence de l'Église • Qu'il soit anathème.
CANON II
Si quelqu'un dit que ceux qui attribuent quelque vertu au saint chrême de la confirmation font injure au Saint-Esprit : Qu'il soit anathème.
CANON III
Si quelqu'un dit que l'évêque seul n'est pas le ministre ordinaire de la sainte confirmation, mais que tout simple prêtre l'est aussi : Qu'il soit anathème.
DÉCRET DE RÉFORMATION
Le saint concile, les mêmes légats y présidant, voulant poursuivre, à la gloire de Dieu et à l'accroissement de la rehgion chrétienne , ce qu'il a commencé au sujet de la résidence et de la réformalion , a jugé a propos d'ordonner ce qui suit , sauf toniours en toutes choses l'autorité du Siège apostolique.