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ET FACULTÉ DE TRANSFÉRER LE CONCILE

Paul, évèque, serviteur des serviteurs de Dieu ; a notre vénérable frère Jean-Marie, évéque de Palestrine, et à nos biop.-aimés hls Marcel du titre de SainieCroix en Jérusalem, prêtre, et JJegaauld dô

Sa inlo- Marie en Cosmédin, diacre, carûinaux et nos légats à lalere, et du Siège apostolique, salut et bénédiction apostolique. Nous trouvant par la disposition de Dieu, préposés au gouvernement de TEglise universelle, (juoiqu'avec un mérite peu proportionné à un SI haut emploi, nous estimons qu'il est de notre devoir, dans les choses importantes, qui se présentent a régler pour le bien du christianisme, d'avoir égard qu'elles se traitent non seulement dans un temps convenable, mais aussi dans un lieu propre et commode. C'est ce qui nous porte aujourd'hui, après vous avoir ^ depuis quelque temps nommés et députés, par l'avis et du consenlemeiit de nos vénérables frères, les cardinaux do la sainte Eglise romaine, légats à latere de notre pan, et du Siège apostolique, ainsi qu'il est plus amplement contenu dans plusieurs et diverses lettres que nous avons écrites à ce sujet, et vous avoir envoyés comme des anges de paix en la ville de Trente, au saint concile œcuménique et général, où nous ne pouvions aller, ni nous trouver en personne, pour des empêchements légitimes que nous avions alors; et lequel ayant été premièrement convoqué par nous dans la dite ville, de l'avis et du conseniement desdils cardinaux , pour les causes alors exprimées , et puis ayant été ensuite, pour certaines autres causes, aussi alors exprimées , suspendu et remis , du même avis et consentement, à un autre temps plus propre et plus commode, dont nous nous réservions la déclaration, était enfin jugé en éiat de pouvoir être célèbre, suivant l'avis et du consentement des mêmes cardmaux ; la principale raison de sa suspension étant levée depuis la paix faite entre nos très-chers fils en Jesus-Christ', Charles, empereur des Romains, toujours auguste, et François, roi de France, très-chrétien ; cest ce qui nous porte donc, voulant pourvoir comme il faut à ce qu'une œuvre si sainte, comme est la célébration de ce concile, ne soit point arrêtée ou trop diiiérée par rinconimodilé du lieu, ou par quelque autre empêchement que ce soit, à vous accorder, de notie propre mouvement et de noire certaine science ei pleine puissance aiiosioîique , du même avis et consentement des cardinaux, comme par la teneur des présentes nous vou.^ accordons, de l'aulorilé apostolique, ou à tous trois ensemble ou à deux d entre vous, si peut-être le troisième se trouvait absent ou légitimement enipêché, plein pouvoir et libre laculte de changer et transféier, quand vous le insérez a propos, le dit concile, de la ville de Trente en telle antre ville plus commode, plus propre, et plus sure qu il vous plaira ; et de le rompre, et supprimer dans la dite ville de Trente ; de défendre même sous les peines et censures ecclésiastiques, aux prélats et autres personnes qui composent le dit concile, d'y procéder plus outre dans ladite ville de Trente; comme aussi de continuer, tenir et célébrer le même concile dans 1 autre ville dans laquelle il aura été changé et translere, et d'y appeler et convoquer les prélats et autres personnes qui le composent, même sons les peines de parjure et autres exprimées dans les lettres de 1 indiction du concile; de présider au dit concile ainsi change et transféré, au môme nom et par la même auloriie que dessus, et d'y procéder et agir dans toutes les choses nécessaires et concernant le suiet de

SESSION IX

Pierre et saint Paul. Donné à Rome dans Saint-Pierre le huitième avant les calendes de mars, l'an de l'incarnation de Noire-Seigneur 1547, et le onzième de notre pontificat.

Fab., évêque de Spol.

B. l^OTTA.

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1 assemblée ;en(i(., dérégler, ordonner et exécuier ce que vous jogerez à pr^.pos, suivant la teneur et le contenu des prenueres lettres qui vous ont été adressées, déclarant que nous ratifierons et aurons pour

2f.Ii!ii ^ r^ ^'^ ^''' ^^"''^ ^^^ t^»'' ^«"s à ce sujet, fait, e abi, ordonne et exécuté; et qu'avec l'aide de Pic. nous le lenuis observer inviolablen^ent, nonobstant toutes constitutions, ordonnancesapostolique et a très choses a ce contraires. Oue Dersonne dnnr IL prenne la liberté de s'opposerYpS^pou^ob q ^

Séraîre't^t- "' ^ ^' ^«"^revenir par unLntrepd e téméraire, et si quelqu'mi se rendait coupable d'un tel attentat, qu'il sache qu'il encourra r2nation o Dieu tout puissant et des bienheureux "S saint

VHP SESSION, Tenue le H mars 1547.

Décret pour la translation du concile.

Trouvez-vous bon , sur ce qui vous a été exposé de la maladie qui court en ce lieu , et sur ce qui'^en es^ manifestement et notoirement connu à tout le monde d ordonner et déclarer que les prélats, n'y p, nva.a demeurer sans péril de leur vie, ils ne peuvent n?ne doivent y être retenus contre leur grét Et a'ttendu aussi la retraite de plusieurs prélats depuis la dernière session, et les protestations de plusieurs autres dans es congrégations générales qui, voulant absolument se retirer aussi dans l'appréhension de celte maladie ne peuvent être retenus avec justice ; de manière nue parleur départ, ou le concile se romprait tout-à-fait ou 1 assemblée se trouverait réduite à un si petit nombre de prélats qu i ne s'y pourrait rien avancer eu égard enfin au péril évident de la vie , et autres rai sons notoirement véritables et légitimes, alléguées par quelques-uns des Pères dans les dites conWé'^ariôns U|ouvez-vous bon d'ordonner et de déclara sembla! blement, pour le maintien et la conservation du concile et pour la surete de la vie des mêmes prélats quil est nécessaire de transférer le concile pour uiî

inT^i' 7 ^1 ^'^'' ^'^ Bologne, comme au lieu le plus en état , le plus sain et le plus propre , et qu'il v soit des maintenant transféré ; que la session déjà assignée au vingt-unieme avril y soit tenue et célébréef e? que 1 on continue d'y poursuivre et avancer les choses^ jiisqua ce qu'il soit jugé à propos par le très-saint Peie et par le saint concile qu'il soit ou remis en ce lieu, ou transféré en quelque autre, après en avolicommunique avec l'invincible empereur, lé roi trèsciiretien, les autres rois et princes chrétiens' lU répondirent : Nous le trouvons bon. ''"'^^"^"^ ' ^'«

JX-^ SESSION,

Tenue à Bologne le 21 avril 1547 Décret pour la prorogation de la session. Le saint concile œcuménique et général nui qa tenait depuis quebiue temps en la ville de Trente et qui maintenant se trouve légitimement assemblé sous a conduite du Saint-Esprit, en celle de BoIoC les meines légats apostoliques à latere , les seianeurs Jean-Mar.e «f. Monte, évêque de Palestrine et II "rcel du tare de Sainte-Croix en Jérusalem, pre rf, Snaux delà sainte Eglise romaine, y présidai 4 nom du tres-saintPère en Jésus-Christ Paul ilî pane par la providence de î)ieu ; considérant que le onzS joiir de mars de la présente année, dans la sess "n pubhque et générale, tenue dans la dite ville de Treite au heu accoutumé, avec toutes les observations e^ orma Iles ordinaires, pour causes pressantes, urgentes et légitimes, et sous l'autorité du Siège apostolique par pouvoir spécial accordé aux susdit! révérendS mes présidents , H aurait été délibéré et ordonné que le conci e serait transféré du dit lieu de Trente dans celte ville ; comme en effet il s'y trouverait transféré e que la session assignée à Trente au présent jou^ 21 davri pour y prononcer et publier les- canons touchant les sacrements et diverses matières de réformation, dont il s'était proposé de traiter, se tiendra au meine jour dans cette ville de Bologne ; et consi. deranlde plus, que quelques-uns des Pères qui ont assiste jnsquici à ce concile, les uns occupés dans ' eurs propres églises, pendant ces derniers iours de la semaine-sainte et des fêtes de Pâques ; les autres retenus par d'autres empêchements , n'ont pu encore se rendre ici , ou néanmoins il est à espérer qu'ils sa

. . K.^«fAi • pt nue Doiir cela il est arrivé que

" hiSl M. nré^afs ssi nombreuse que le saint consemblée de pi eiais •'^^^^' ^j,, „e rouies choses

^''^. ^' ^f^vlTooids di'^ l'et n^ûre délibération, •r/tf^" tTugeT pro^^ expédient qne la session

qu, ^^^^.^V^/'Jérée comme il la remet et diffère, SSTeu i '^^^^^^^^^ '' '' prochaine léte de

fpentecôîe , pour y régler les mêmes matières qui ont éTdésigne^es; le saint concile jugeant ce lour trLnropTp^^^ et irès-com.node , particuliere-

mentTour l^s Pères absents, avec cette réserve nean

dieniaux affaires ue i assemuice, ico"^»-"'^-'."---^cSe; même dans une congrégauon particulière

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