Chapitre VIII
En quelle langue la messe doit être célébrée.
Quoique la messe contieime de grandes instructions pour les fidèles, il n'a pourtant pas été jugé à propos par les anciens Pères qu'elle fût célébrée partout en langue vulgaire. C'est pourquoi chaque église retenant en chaque lieu l'ancien usage qu'elle a pratiqué, cl (]ui a été approuvé par la sainte Eglise rotnainc , la mère et la maîtresse de toutes les églises; afin pourtant que les brebis de Jésus-Christ ne souffrent pas de faim, et que les petits enfants ne demandent pas du pain sans trouver qui leur en rompe , le sainl concile ortloime aux pasteurs, et à tous ceux qui ont charge d'âmes , que souvent au milieu de la célébration de la messe ils expliquent eux-mêmes, ou fassent expliquer par d'autres, quelipie chose de ce qui se lit à la messe, et particulièrement qu'ils s'attachent à faire entendre (juclque mystère de ce très-saint sacrifice , surtout les jours de dik-rmiicbes et de fêles. Chavitre IX.
Touchant les canons suivants.
Or, d'autant que, contre cette ancienne créance, fondée et établie sur le saint Evangile, sur la tradition des apôtres et sur la doctrine des saints Pères, il s'est lépanJu en ce temps quantité d'erreurs, e»
SESSION XXII
que plusieurs se mêlent d'enseigner et de soutenir diverses choses contraires : le saint concile , après avoir niùrenieul et soigneusement agité et tlisculé toutes ces matières, a résolu . du consentement unanime de tous les Pères, de condamner, et de bannir de la sainte Eglise, par les canons suivants, tout ce qui est contraire à la pureté de cette créance , et de celle sainte doctrine.