CAPUT III
De vi et ratione prîmatus Romani Ponlificis.
Quapropter apertis innixi sacrarum
toujours, vit, règne et juge en ses successeurs, les évêques du Saint- Siège Romain, fondé par lui et consacré par son sang (4). Aussi bien, dans cette Chaire, chacun des successeurs de Pierre reçoit, en vertu de l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur l'Église universelle. Ce que la vérité a établi demeure donc,et le bienheureux Pierre, conservant toujours la fermeté du roc, n'a pas, après l'avoir pris une fois, abandonné le gouvernement de l'Église (2). Pour cetteraison,il a toujours été nécessaire qu'à l'Église Romaine, à cause de sa primauté supérieure, s'en rapporte toute Église, c'est-à-dire, les fidèles répandus en tous lieux, afin que, unis comme des membres à leur chef, ils ne fissent qu'un seul et même corps en ce Siège, d'où émanent sur tous les droits de la vénérable communauté (3)./
Si donc quelqu'un dit que ce n'est pas par l'institution de Jésus-Christ, ou de droit divin, que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels dans la primauté sur toute l'Église, ou que le Pontife Romain n'est pas le successeur du bienheureux Pierre dans la même primauté, qu'il soit anathème.