‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 5)Chapitre 48 sur 140 · CONSTITUTION DE FIDE CATHOL/CA · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DE FIDE CATHOL/CA

cita, promotum in clero scientiae et pietatis studium, parata adofescentibus ad sacram inilitiani educandis collegia, christiani àenique populi mores et accuratiore fidelium eruditione et frequentiore sacraraentorum usu instaurât]. Hine praeterea arctior Énembrorum cum visibili eapite ëommunio, uuiversoque corpori Christi mystico additus vigor; hine Religiosae multiplicataeFamiliae aliaque christianae pietatis instituta : bine ille etiam assiiluus et usque ad sanguinis effuàionem eonstans ardor in Christi regnolateper orbem propagando.

Verumtamen haec aliaque insisjnia eniol ument a, quae per ultimam maxime oecumenicamSyno- 3um divina elementia Ecclesiae [ftrgita est, duua grato, <juo par îst, animo reeolimus. acerbum ?onipescei"e baud possumus dolorem ob mala gravissima. inde potissimum or ta, quod eiusdem sacrosanctae Synodi apud permultos vel auctoritas contempta, \el sapientissima neglecta fuere ieereta.

Xemo enim ignorât, baereses, pas Tridentini Patres proscrip- ■serunt, dum,reiecto diviuo Eccleïiaemagisterio.res adreligionem spectantes privati cuiusvis iudi- •io permitterentur, in sectas paullatim dissolutas esse multipliées, quibus, iuter se dissen- Lïenti bus et concert a titibus,omuis tandem in Christum fides apud

des collèges établis pour élever les jeunes gens en vue du sacerdoce, les mœurs enfin du peuple chrétien restaurées par un enseignement plus diligent des fidèles et par un plus fréquent usage des sacrements. De là est venue, en outre, une union plus étroite des membres avec le chef visible et un accroissement de vigueur dans tout le corps mystique du Christ; de là, la multiplication des familles religieuses et autres institutions de la piété chrétienne; de là. enfin, un zèle constant et poussé jusqu'à l'effusion du sang pour propager dans tout l'univers le règne de J.-C.

Toutefois, en rappelant dans la joie de notre âme ce- insignes bienfaits et d'autres encore, (pie la Providence a accordés à l'Eglise par le dernier Concile surtout, nous ne pouvous taire notre grande douleur à la vue des maux très graves venus principalement de ce que beaucoup ont méprisé l'autorité de ce saint synode et négligé ses sages décrets.

Personne n'ignore, en effet.

qu'après avoir rejeté le divin magistère de l'Eglise et abandonné au jugement privé les choses de la religion, les hérésies proscrites par le Concile de Trente se sont divisées peu à peu en sectes multiples dont les dissentiments et les rivalités ont fini par ruiner chez beaucoup la foi au Christ :

les livres sacrés eux-mêmes qu'on affirmait autrefois être la source

non paucos labefnctata est. Itaque ipsa sucra Biblia, quae antea christianae doctriuae unicus Ions et iudex asserebantur, iara non pro divinis haberî, imo mythicis commenti s accenseri coeperunt.

Tnm nata est et h. te ni mi s per orbem vagata i lin- rationalismi sen naturalismi doctrina, quae religioni christianae, utpote supernaturali instituto, per omnia adversans, summo studio niolitur. ut Christo, qui solus Dominus et Salvator noster est, a méntibus liumanis, a vita et moribus populorum exeluso, merao quod voyant rationis vel naturue regnuin stabiliatur. Relietaautem proiectaque christiana religione.negato vero Deo et Christo eius.prolapsa tandem est multorum mens in pantheismi, materialismi, atheismi barathrum, ut iam ipsam rationalem naturam. omnemque iusti rectique normam negautes, ima humanae societatis fuiidamenta diruere connitantur.

Hac porro impietate circumquaque grassante, infeliciter eontigit, ut plures etiani e catholicae Eedesiae l'iliis a via verae pietatis aberrarent, in iisque, diminutis paullatim veritatibus, sensus catholicus attenuaretur. Variis enim ac peregrinis doctrinis abdueti, naturam et gratiam, s ientiam humanani et i'idem divinam perperamcommiscentes, genuinuin sensum dogmatum, queni tenet ac docet sancta mater

unique et le juge de la doctrine chrétienne ont cesse d'être considérés comme divins, ou même ont été assimilés à des inventions fabuleuses.

C'est alors qu'a pris naissance et que s'est répandue par le monde cette doctrine du rationalisme ou du naturalisme qui, s'attaquant par tous les moyens à la religion chrétienne parce qu'elle est surnaturelle, s'efforce avec une extrême ardeur d'établir le régne de ce qu'on appelle la raison pure et la nature, après avoir arraché le Christ, notre seul Seigneur et Sauveur, de l'àme humaine, de la vie et des mœurs des peuples. Or, cet abandon et ce rejet du christianisme, cette négation de Dieu et de son Christ ont fait que beaucoup se sont précipités dans l'abîme du panthéisme, du matérialisme et de l'athéisme, si bien que, niant la nature rationnelie elle-même et toute régie du droit et du juste, ils s'efforcent de détruire les fondements de la société humaine.

Cette impiété portant partout ses ravages, plusieurs des fils de l'Eglise catholique s'écartaient.

eux aussi, du chemin de la vraie piété, et en eux le sens catholique s'était émoussé par l'amoindrissement insensible de la vérité. Séduits, en effet, par la variété et la nouveauté des doctrines, et confondant à tort la nature et la grâce, la science humaine et la foi divine, ils se trouvent donner aux dogmes un sens détourné de celui que tient et enseigne la Sainte Eglise, leur

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