OFFRANDES A PIE IX
reposaient 7,000 francs en or, c'était le don de quelques dames péruviennes. L'archevêque de Quito, Mgr Clieca, offrit
!c 10 novembre, à Sa Sainteté, un calice en or orné de perles, et, avec plusieurs autres objets d'or magnifiques, envoyés par Garcia Moreno, président de la République de l'Equateur, une riche médaille, toute couverte de pierres précieuses (pie ce grand chrétien avait reçue de l'Etat pour les services rendus a la republique pendant sa première présidence. Le motif qui détermina Garcia Moreno à l'envoyer au pape, donnait au présent plus de valeur encore : un jour, c'était pendant su seconde présidence, qu'il assistait avec d'autres dignitaires à la distribution solennelle des prix d'un collège de Quito, il vit les jeunes lauréats réunir joyeusement leurs médailles pour les donner au Saint-Père : détachant aussitôt de sa poitrine le précieux souvenir, il le joignit à l'envoi des collégiens.
M-1' Guevara, archevêque de Caracas, dans la République du Venezuela, apporta au Souverain Pontife 80,000 francs qu'il avait reçus au départ, de ceux de ses diocésains qui s'y trouvaient. Ils avaient donné ce qu'ils portaient alors sur eux, en or ou en bijoux, les dames lui avaient remis leurs pendants d'oreilles, leurs bracelets, leurs colliers et leurs bagues. Le 3 novembre, le capitaine Gordon offrait de son côté, au nom d'un comité de catholiques anglais, 72,000 francs avec un livre splendide, contenant les signatures des donateurs; les illustrations artistiques, et la riche reliure de ce volume le mettent au premier rang parmi les adresses magnifiques reçues en grand nombre par le Saint Père au jubilé du 11 avril (1 ).
(i) <v)u'on nous permette de signaler encore un autre présent, plus modeste assurément, mais bien expressif. Un ecclésiastique deRimini, Mariano Matteini, offrit au Saint Père, le 26 octobre, une sonnette qu'il avait Lui-même imaginée et fabriquée, exprimant le désir qu'elle servit au prochain concile. Elle est en bronze doré. Tous les motifs qui la décorent se rapportent au concile. Le sommet de la clochette est ajouré et formé de six ovales allongés juxtaposés dans le
Naturellement, Rome et l'Italie se distinguèrent par Tintera témoigné au concile. Des princes romains, comme Camillo Massimo et Torlonia, des communautés religieuses, comme les Oblates de Tor de Specchi et les Bénédictines offrirent
les premiers dans leurs palais, les autres dans leurs maisons des logements pour les hôtes illustres qu'on attendait; le pape voulut lui-même visiter plusieurs de ces logements(i).
Le Saint Père créa une commission spéciale de prélats, ayant à sa tète Mgr Simeoni, pour remplir les devoirs de l'hospitalité envers les membres du concile arrivant à Rome (2). Les deux marquis Alphonse et Frédéric Lan di de Plaisance par une lettre à I'Unita Cattolica du 3i octobre, offrirent leur palais aux prélats à leur passage dans la ville. et se mirent à leur disposition pour aller eux-mêmes les chercher à la gare. Leur exemple fut suivi par de nombreux membres de la noblesse des principales villes d'Italie (3).
sens de leur grand axe; au dessous un anneau lisse auquel succèdent six ovales idus arrondis : au milieu de la clochette court une étroite baguette supportant un ruban qui retombe en six festons. A l'intérieur d'un de ces festons se détache l'Immaculée Conception, à l'intérieur des autres cinq colombes portant dans leur hec un rameau d'olivier. Enfin, au bas, le bord est aussi décoré. La poignée de la sonnette est formée par un ange à genoux sur un nuage d'argent ; il porte une croix dorée, avec rayons d'argent, appuyée sur son épaule et en outre la croix papale et le bâton pastoral dorés aussi. Au pied de la croix sont les armes du pape avec la tiare et les clefs eu argent. Le battant représente la barque de Pierre, dont le mât est une croix renversée. Le manche du gouvernail une petite croix Autour de la coque s'enroule un serpent, qui essaie de s'introduire à l'intérieur; mais il n'y réussit point et plein de rage se précipite dans l'abîme, montrant les trois pointes de sa langue. Telle est la description que donne laCiviLTA (Le. p. 490). Aujourd'hui la cloche conservée dans les Archives du Vatican, porte un battant ordinaire, très simple. Sans doute le battant artistique aura été trouvé peu pratique. L'objet est entièrement couvert d'inscriptions de circonstance. Oh lit sur les festons des strophes dont voici un spécimen :
Incocula Mundis crebris
Immaculata Tôt tenebris
Pius nonus Implicatus
Pastor bonus Occ&catus
Per Concilium Per hoc Numen
Perl auxilium El hoc Lumen
Extricalur llluslratur
(1) CiviltaCatt. Ser. VII, vol. 7, p. 756; vol. 8, p. 100.
(2) Ibid. 1. c. p. 488.