SACRO APPROBANTE CONCILIO, AD PERPETUAM RKI MEMORIAM
Le Pasteur éternel et l’évéque de nos âmes, afin de rendre perpétuelle l’œuvre salutaire de sa rédemption, résolut d’édifler la suinte Eglise en laquelle, comme dans la maison du Dieu
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Del viventis fideles oihnes imius fidei et charitfttis vinculocontinerentur.Quapropter,priusquamclarificaretur, rogavit Patrem non pro Apôstolis tantum, sed et pro eis, qui credituri erant per verbum eorum tn ipsum, ut omnes uniïm eséent, sicut ipse Filius et Pater unum sunt. Quemadmodum igitur Âpostolos, quos sibi de mundo elegerat, misit sicut ipse missus erat a Pâtre : ita in Eoclesia sua Pastores et Doctores usque ad consummationem sæculi esse voluit. Ut vero episcopatus ipse unus et indivisns esset, et per cohærentes sibi invicein sacerdotes credentium inultitiido universa in fidei et commuiiionis unitate conservuretiir, beatura Petruni cæteris Apostolis præponens in ipso iiistitnit perpetuum utriusqueunitatis principinin uc visibilefundamentum, super cujus fortitndineni æternnm exstnieretnr terapliim, et Ecclesiæcœloinferendasnbliniitas inhnjns fidei firmitate consurgeret ' . Et quoniam portæ inferi ad evertendam, si fieri pesset, Ecclesiam contra ej us fundaraentum divinitus positum majori in dies odio undique insurgunt; Nos ad catbolici gregis custodiam, incoliimitatem, augmentum, necessariuin esse indicamus, sacro approbante ConciHo, doctrinam de institutione, perpetnitate, ac uatura sacrî Apostolici primatus, in quo totius Ecclesiæ vis ac soliditas cousistit, cunctis fidelibus credendam et tenendain, secundum antiquara atque constantem uiûversalis Ecclesiæ fidem, proponere, atque contrarios, dominico gregi adeo perniciosos errores proscribere et condemnare.
> s. Léo M. Senn. iv. (al. ni.) cap. 2, ia dieoi Natalis sui.
vivant, tous les fidèles sont unis par le lien d’une mènae foi et d’une même charité. C’est pourquoi, avant qu’il ne fût glorifié, il pria son Père, non-seulement pour les Apôtres, mais aussi pour ceux qui, par leur parole, devaient croire en lui, afin que tous fussent un comme le Fils lui-même et le Père sont un*. De même donc qu’ila envoyé les Apôtres qu’il s’était choisis dans le monde, comme lui-même avait été envoyé par son Père, de même il a voulu des Pasteurs et des Docteurs dans son Eglise jusqu’à la consommation des siècles. Mais, pour que l’épiscopat fût mis à l’abri des divisions, pour que la multitude de tous les croyants fût conservée dans l’unité de foi et de communion par des prêtres unis entre eux, plaçant le bienheureux Pierre au-dessus des autres Apôtres, il a institué en lui le principe perpétuel et le fondement visible de cette double unité, alin que sur sa solidité fût bâti le temple éternel, etque sur la fermeté de sa foi s’élevât l’édifice sublime de l’Eglise qui doit être porté jusqu’au ciel*. Et comme les portes de l’enfer s’élèvent de toutes parts, avec une haine chaque jour croissante, contre le fondement divinement établi de i’Eglise, afin de la renverser, si c’était possible. Nous jugeons, sacro approbante concilio, qu’il est nécessaire, pour la sauvegarde, le salut et l’accroissement du troupeau catholique, de proposer pour être crue et tenue par tous les fidèles, conformément à l’ancienne et constante foi de l’Eglise universelle, la doctrine sur l’institution, la perpétuité et la nature de la sainte primauté apostolique, dans laquelle consistent la forme et la solidité de toute l’Eglise, et de proscrire, et de condamner les erreurs qui lui sont contraires, erreurs si préjudiciables au troupeau du Seigneur.
> Voyez S. Jean, chap. xvii, 1, 30 et suiv.
* S. Léon le Grand, serm. iv (al, 111), ch. 2.