‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 10 sur 180 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

« devaient obtenir des pas&epqrts, et une e&carte « pour se rendre près ■ de lempereur ; et ^ loin « d'exécuter cette promesse ^ on a séparé violem- « ment Tépousede l'époux, le fils du père; et « cela dans les circonstanceis douloureuses où a l'aoïe la plus forte a besoin de chercher dé la V consolation, et du support au s^in de sa fa- « mille et de ses affections domestiques, »

Le conseiller d'état rapporteur ignorait sans doute que Marie-Louise avait refusé de venir retrouver Bonaparte dans l'île d'Elbe où celui-ci n'attendait pas des confidens de ses peines, mais des coopérateurs et des complices.

« a® La sûreté de Napoléon, de la famille im- « périale et de leur suite, était garantie par toutes tf les puissances, et des bandes d'assassins avaient « été organisées en France, sous lesyeyx du gou* <f vernement français , et mém^ par ses ordres. »

Icf Terreur est encore plus forte, et elle prend le caractère de la calomnie. La haine et l'indignation contre Bonaparte furent telles à son passage dans le Midi, que sans le commissaire autrichien Koller, il eût été sacrifié à l'exécration publique.

« 3® Les duchés de Parme et de Plaisance « avaient été donnés en toute propriété a Marie- « Louise pour elle , son fils et ses desceudàns; et , (( après de longs refus de les mettre en pôsses-

!ft8 CONGRÈS DE VIENNE.

« sion , on a consommé l'injustice par une spo- « liation absolue, sous le prétexte illusoire d'un «r échange sans évaluation , sans proportion, sans « souveraineté, sans consentement; et les docu- « mens existans aux relations extérieures que « nous nous sommes fait représenter, prouvent «c que c'est sur les sollicitations, sur les instances, ff par les intrigues du prince de Bénévent, que « Marie-Louise et son fils ont été dépouillés. »

On ne peut nier que la mission du G)ngrès n'eut pour objet de pacifier l'Europe : or, du moment qu'il fut avéré que Bonaparte cherchait de l'île d'Elbe à remuer l'Italie , toutes les puissances pensèrent qu'il était dangereux de laisser Parme en patrimoine à son fils ; mais ce pays fut conservé à Marie-Louise.

« 4^ Il devait être donné au prince Eugène^ « fils adoptif de Napoléon , qui a honoré la « France qui le vit naître , et conquis l'affection « de l'Italie qui l'adopta , un établissement con- « venable hors de France. »

L'ex-vice-roi Eugène Beauhamais était déjà riche d'immenses possessions acquises en Italie (i). Il vint à Vienne, solliciter une souveraineté de 70,000 âmes;

(i) Ces possessions, les plus belles de la Lombardie, avaient été conservées , et de plus il reçut, en 1817, de la libéralité du roi de Bavière, une dotation de i3,ooo individus, avec le titre de prince tVEichstadt.

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