LIVRE QUATORZiÈMK. So'J
général, que l'acte de confédération du Rhin avait été annulé par des traités entre les puis» sances alliées. Mais ces mêmes puissances avaient, par d'autres traités, garanti à divers états de la confédération leurs acquisitions ; ce qui avait prolongé les funestes effets de cette association. La cause du ganerbinat fut jointe k celle des autres états médiatisés.
Le comte de Bektingk était comte immédiat, et souverain d'Iun et de Kniphausen , lorsqu'en 1816, le duché d'Oldenbourg ayant été réuni à la France; Kniphausen, qui en est une enclave, fut également enlevé à son légitime possesseur. Le comte de Bentinck avait opposé à Fusurpa* tiojn uue résistance qui l'avait compromis. Arrêté par ordre de Napoléon , il avait été incarcéré p€fndant seize mois, et menacé plusieurs fois d'être fusillé. Au moment où le iiord de TAllemagne re* couvra son indépendance, le comte de Bentinck se flattait de rentrer dans là souveraineté de Kniphausen; mais la régence d'Oldenbourg se erut autorisée à maintenir ce pays sous la domination du jeune duc. Le comte de Bentinck adressa inutilement plusieurs notes au Congrès, pour rentrer dans l'exercice de sa petite souveraineté, en se prévalant de l'adhésion qu'il avait donnée, le 5 mars 1814^ au traité d'alliance conclu à Francfort, en novembre ï8f3. Mais les terres
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So8 CONèRFS DE VIENNE.
du comte de Bentinck restèrent sous la dépendance du duc d'Oldenbourg, le Congrès n'ayant pas cru devoir intervenir dans cette contestation : justice lui fut rendue plus tard.
Les puissances alliées avaient fait mettre sous le séquestre, lespossessions du comte de laLEYEur dont le caprice de Napoléon avait voulu faire Un prince et un souverain, en le plaçant, parmi les états de la confédération du Rhin. La mesure sévère des alliés était la punition de l'attachement que le prince de la Leyen avait montré pour la personne de l'envahisseur de l'Allemagne. Inutilement, il allégua qu'il avait été admis contre son gré dans la confédération du Rhin. Quoique le nombre de ses anciens sujets ne s'élevât qu'à cinq mille, il fit des démarches auprès de^ l'assemblée des princes du second rang pour y être admis; mais sa demande fut rejetée.
La maison immédiate des comtes de Pappen- HEiM avait été revêtue pendant plus de neuf siècles , de la charge de maréchal héréditaire de V empire, knii diètes du couronnement, le comte d^Pappenheim siégeait dansle collège des princes. Les émolumens dé la charge de maréchal héréditaire étant fort peu de chose, et la représentation exigée étant très-considérable, la maison de Pappenheim avait été jetée dans de fortes dépenses dont elle n'avait été que faiblement