‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 44 sur 180 · LIVRE niXlÈME. Jl · texte numérisé non relu

LIVRE niXlÈME. Jl

demnité de 5oo,ooo livres de rentes perpétuelles.

La reine d'Étrurie , Marie-* Louise , en qualité de tutrice du prince son fils, refusa cet arran* gement (i); et Tarchiduchesse Marie «Louise fut maintenue dans le duché de Parme par décision définitive , mais sans reversion à son fils. Ces deux princesses du même nom, toutes deux filles de souverain, pourvues et déchues du trône pour d^ faits résultant de la révolution, offraient d'autres similitudes morales également dignes d'inspirer l'intérêt et le respect. Il est fâcheux que, faites pour se plaindre et s'estimer^ l'in^ constance du sort les eût mises aux prises pour le même objet.

La ville de liUcques avait député à Vienne le marquis Mansi, pour poursuivre contre la ci*de* vant princesse de Lucques, Élisa Bonaparte^ épouse du sieur Bacciodii^ la restitution d'une somme de huit millions, prix de biens apparutenant à la ville de Lucques, et vendue sans motif légitime par madame Bjiicciôchi, qui en avait profité. Cette femme avide comme tou^ ceux qui, sortis de la misère, craignent d'y re* tomber, avait dénaturé sa fortune, et l'avait, en grande partie, convertie en efYets de portefeuille.

* (I) La reine d'Élruriè accepta depuis cet arrattg^metti. if. «

Il4 ■ • CONGRES IXJE VIEWNE.

Une commis&ioii , nommée par la cour de Vienne dont les troupei^ occupaient le territoire de Lucques, rendit, en 1816, un premier jugement par lequel cette femme fut condamnée à restituer une somme de trois millions à la

< ville de Lucques, qui, bientôt api*ès, réclama contré elle une autre somme de cinq millions.

Il fut porté au Congrès, par le prince de Pîombino, Buoncompagni y une réclamation contre Napoléon Bonaparte qui, par abus de puissance, Favait dépouillé d'une portion considérable de sa fortune, sans lui accorder même aucune indemnité. L'empereur Ferdinand II ayant conféré, en î6349 la souveraineté de l'île d'Ëlbe et de Piombino au roi d'Espagne , Philippe IV , avait en même tems donné ces terres en fief à don Nicolas Ludovisi, duc de Venosa, neveu du pape Grégoire XV, pour la somme de i ,o5o,ooo florins. Les rois de Naples avaient hérité des droits de r£spagne sur l'île d'Elbe et sur Piombino ;

- mais Ferdinand IV avait été contraint, par le traité de 1801 , de céder à la France ces mêmes droits de souveraineté qui se réduisaient à tenir garnison à Porto-Longône et à Piombino. Bonaparte, au lieu de se borner à cette faculté, avait confisqué les ^propriétés particulières du prince dç Piombino qui s'élevaient annuellement à a5o,ooo francs. Cette injuste spoliation contre

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