LIVRE DIX-SEPTIKMR. /|o
quUl pût se placer au milieu. Le roi de Prusse tardant à répondre , Louis XVIII qui ne se souciait point d'être pris au mot, s'adresse à l'empereur Alexandre dont il réclamait l'intervention. L'autocrate ayant invité avec fermeté le maréchal Blucher à renoncer à son dessein, celui-ci ne s'en désiste qu'avec un vif regret, parce qu'il avait l'approbation secrète de son maître. Blucher se proposait aussi de faire désarmer la garde nationale parisienne ; et ce fut encore l'empereur Alexandre dont Louis XVIII invoqua les bons offices, qui empêcha une mesure dont l'amour-propre des Parisiens eût été fort blessé.
Bonaparte s'était attaché par orgueil, à rappeler en cent endroits, ses triomphes sur les ennemis. I-ies rues^ les ponts portaient des noms qui étaient autant d'injures pour les alliés. L'empereur d'Autriche eût pu se trouver offensé autant par la construction du pont (T Jlusterlitz , que par l'érection de la colonne fondue avec des canons pris sur les Autrichiens, et qui retraçait en bronze immortel , les événemens de la campagne de i8o5. On pressait François I de foire renverser le pont, la colonne, ainsi que V arc de triomphe du Carrousel; mais ce prince modéré s'y refuse; et l'on se contente de descendre la statue de Bonaparte du haut de la co-