‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 153 sur 214 · LIVRE DlX-S£PtlÈM · texte numérisé non relu

LIVRE DlX-S£PtlÈM

de la révolution française , principaleoient dans le cours des campagnes de Bonaparte , ce fut un honneur, et bientôt une spéculation , de spolier les sanctuaires, ainsi que les musées, les biblio» thèqu^s et les médaillers* On enlevait même chez les particuliers y tout ce qui s'y trouvait de précieux et de rare, tant s'était développée la pas* siion des généraux et des commissaires du gou-» vernement^ pour les chefs -d'oeuvre. On transféra à Paris , les archives de Turin , de I^ Haje , et de la chambre de Wetzlar. On y transporta de Rome s 1^ procès - verbaux des conciles et de là canonisation des saints, la collection des bre£i et des bulles , les mémoires de la propa-» gânde, les arrêts du saint«-office , etc. Pour justifier ces enlèvemens^on citait l'exemple des Roniainsi On aurait pu citer aussi celui des Huns et des Vandales qui, à leur tour, avaient dépouillé l'avide spoliatrice des nations.» Mais les prin-cipes de justice et de bienséance publique, ne se jugent pas par la conduite deceux qui les ontvio* lés. S'il en était ainsi ^ tous les excès seraient justifiés; car il n'en est pas un qu'on ne puisse rencontrer dans l'histoire des barbares et même de quelques nations policées.

Au moment où les armées alliées entrèrent dans Paris, il avait été conclu, ainsi qu'on l'a vu, une convention entre les maréchaux Blucher et

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Wellington et les trois commissaires du gouveriiement, au sujet des propriétés publiques comme des effets civils et militaires. Les commissaires ayant tenté d'introduire dans cette convention , un article concernant le MnsiéBdont ils voulaient garantir rintégrité contre les atteintes de l'ennemi; le maréchal Blucher avait refusé d'y consentir, se fondant sur ce qu'il y avait dans le musée , des tableaux enlevés à ta Prusse, et dont Louis XVIII avait promis la restitution ; ce qui n'avait pas encore été effectué. Les commissaires avaient proposé une exceptioa pour les tableaux prussiens; mais le duc de Wellington avait déclaré « qu'étant dans le moment , comme le représentant des autres nations de l'Europe, il devait réclamer pour elles tout ce qu'on accordait aux Prussiens; que quoiqu'il n'eût point d'instruction relative au Musée, ni une connaissance formelle de l'opinion des souverainssur ce point ; il devait néanmoins présumer qu'ils insisteraient fortement sur l'accomplissement des engagemens du roi de France , d'après l'obligation où ils étaient de faire restituer à leurs états , les tableaux et statues qui en avaient été enlevés contre l'usage des guerres régulières, pendant l'effrayant période de la révolution française et de la tyrannie de Bonaparte. » Wellington ajoutait que les souverains ne pou-

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