INSTRUCTIONS SUR L'ENSEIGNEMENT
Art. 15 DO RÈGLEMENT :
« Aucune méthode ne peut être publiée pour n l'École ni distribuée aux Élèves, soit par les » Professeurs de l'École, soit même par le Di- D recteur , saus que cette méthode n'ait été » préalablement soumise au Comité d'Enseigue- I) ment à Paris, et adoptée par lui. »
Tout Élève admis à l'École de Musique doit se munir du solfège ou de la méthode qu'on enseigne dans les classes.
Chaque Élève est tenu d'apporter en classe son solfège ou sa méthode (1).
SOLFÉfxE.
L'enseignement élémentaire de la solmisation simultanée est interdit dans l'École spéciale de Musique; de même il est interdit aux Professeurs de faire solfier les Élèves en changeant la tonaUté de la leçon sans changer le nom des notes.
Chaque Professeur de solfège a deux séries de classes : la première série les jours pairs, la seconde les jours impairs.
Le nombre d'Élèves est fixé à huit : deux auditeurs présentés par le Directeur peuvent être admis dans chaque classe; et d'après le rapport favorable du Professeur, et en cas de vacance ou d'absence des Élèves, les auditeurs, par rang d'admission, reçoivent provi' soirement leçon jusqu'à l'examen trimestriel où ils sont appelés à concourir avec les autres aspirants.
L'emploi du temps est divisé ainsi qu'il suit :
1° Étude des principes élémentaires, récitation, dictée des principes sur l'ardoise ou le tableau et composition notée.
2° Lecture du Solfège séparément. Les Élèves qui se destinent au chant doivent d'abord apprendre la clef de la nature de leur voix en
(1) Nota. — Pour remédier efficacement à un inconvénient très-grave, celui de ne pouvoir obliger les Élèves admis aux Écoles de Musique de se munir des ouvrages élémentaires indispensables, à cause de leurs prix élevés, qui ne sont point à la portée de tous les Élèves, ce qui nuit singulièrement à leurs progrès, il pourrait y avoir au Secrétariat de l'École un dépôt d'ouvrages élémentaires qu'on délivrerait par livraisons détachées et dont le pris très-modique serait fixé dans l'intérêt des études. Ces méthodes ne pourraient être accordées à ces conditions que lorsqu'il serait reconnu que l'Élève ne peut en faire l'acquisition au prix de vente ordinaire. En ce cas, le Solfège ou méthode délivré au dépôt porterait le nom de l'Élève et serait timbré du timbre de l'École.
même temps que la clef de sol et la clef de fa^ essentielles toutes deux pour l'étude du piano.
Pour exciter l'attention et l'émulation des Élèves et leur donner leçon ensemble d'une manière fructueuse, en évitant les graves inconvénients de la solmisation simultanée, le Professeur choisit dans sa classe un certain nombre d'Élèves à peu près d'égale force : puis, désignant chaque Élève par un numéro, il fait commencer la leçon par un numéro tandis que les autres suivent mentalement ; tout à coup il interrompt le numéro qui a commencé, et désigne un numéro quelconque, lequel continue la leçon sans altérer la mesure, ni les valeurs, ni les intonations, jusqu'à ce qu'une nouvelle interruption survienne pour faire attaquer un autre, et ainsi de suite. De cette sorte, tous les Élèves ont pris une part active à la leçon. Le Professeur a soin pour cela de faire reprendre chaque Élève entre une période et ime autre.
Les Élèves doivent toujours solfier debout et vis-à-vis le Professeur qui doit veiller à ce qu'ils prennent un bon maintien et ouvrent convenablement la bouche.
Le Professeur doit aussi s'appliquer à surveiller la justesse des intonations, particulièrement les demi-tons ; à faire phraser et respirer convenablement. Il doit éviter d'accompagner à l'unisson la mélodie que solfie l'Élève.