‹ Histoire du consulat et de l'empireChapitre 40 sur 51 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

RETOUR Dl L'EMPIRBDR A PARIS (181 S).

Brusque arrivée de VËmpereur à Paris et dans son palais. — Sur* - prise, embarras , stupeur de sa cour, de ses dignitaires, de ses ministres. — Manière dégagée dont il s'explique suc sa campagne et sa retraite. — La colère qu'il témoigne à son ministre le duc de Rovigo est bientôt calmée. —Le préfet de la Seine, Frochot, expie seul sa faiblesse et sa crédulité lors de la conspiration de Malet. — Forte réaction qui s'annonce dans l'esprit public contre Napoléon. — Les fautes de la campagne de Russie sont amèrement relevées dans tous les entretiens. — La France se sent humiliée d'être dépouillée de tous les droits conquis par sa Révolu* tion. ^Cependant le Sénat et le Corps législatif lui prétentencore une obéissance muette dans Turgence des périls de la patrie. — Il excite imprudemment le ressentiment de Murât par le blâme qu'il lui inflige. — Nouvelles mesures qu'i4 prend pour la réorganisation de son armée. — Formation de nouveaux régiments sous la titre de gardes^^d'hooneur. —Visite qu'il fait au pape, son oaplif, à Fontainebleau.-* Il en obtient un nouveau concordat que celui-ci rétracte bientét < Page 1

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La ligue des peuples contre Napoléon a son centre principal en Allemagne. -— Plusieurs hommes d'État y concourent avec les profoiseurs et les étudianu des universités. — Les ministres Hardenberg, Stadion, etc., en sont les moteurs principaux. — Grandes

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paroles da professeur Pichte en s'enrûlant comme soldat. — Chants belliqueux et brillant enthousiasme de Arndt, Kœrner, répétés dans toute TAllemagne. — La Suède va prendre part au mouvement des peuples.— > Griefe de Bemadotte, prince royal de Suède, contre Napoléon. ^ Le gouvernement britannique est plutôt le banquier que Tinstigaleur de cette ligue , dont le mouvement est sponuné. — L'empereur Alexandre en devient le chef et le général Blûcher le bras. — L'Autriche y assiste d'une manière occulte.

— Le comte de Metternich joue un rôle de médiateur qui deviendra fatal à la France. — Formation do la puissante armée de Bohême.—Les Italiens, sous le titre de Carbonari, entrent dans cette ligue, à laquelle les Espagnols ont donné la première impulsion.— La fidélité de Murât, roi de Naples, commence à s'ébranler.' — Appât que l'Angleterre et l'Autriche offrent à son ambition. — L'opposition fermente en France. — Le regret pour la liberté perdue commence à se déclarer dans le Corps législatif et se répand sourdement dans le Sénat même. •* De graves entretiens suppléent au silence forcé de la tribune et de la presse.— Les sociétés frivoles manifestent leur improbation et leurs murmures par des allusions piquantes au théâtre. --^ Les femmes élèvent contre Napoléon le cri des familles 36

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