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Extrait analytique de l'ouvrage publié par l'abbé C.-G. Porée sur les sépultures.
« L'air se remplit continuellement de corpuscules qui éma~ nent des corps. — Si les matières les plus solides, si les minéraux cachés dans la terre à une profondeur considérable, exhalent sans cesse des particules qui voltigent dans l'air, combien n'en doit-il pas sortir de corps composés de fluides? — Sur ce principe, jugez de l'abondance des écoulements qui sortent des cadavres entassés les uns sur les autres, surtout quand on vient à rouvrir les fosses où les corps ne sont qu'à-demi pourris. — Mais il n'est pas nécessaire de les remuer. A travers la couche de terre qui les cache, ils transpirent nuit et jour, et les vapeurs qu'ils exhalent, sont d'autant plus sensibles la nuit qu'elles sont moins agitées, et par conséquent plus condensées. — Examinez maintenant la nature de ces corpuscules : que de parties vitrioliques, sulfureuses, salines, arsenicales mêlées dans ces écoulements, que l'air que nous respirons, porte jusque dans nos entrailles ! Quel mélange effrayant se fait-il des morts et des vivants !.... »