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Chapelle d'Urviile.
« L'église d'Urviile était autrefois attenante à la cour du manoir seigneurial, et le patron était saint Vigor. Ayant été démolie en 1604, elle a été rclmtie au milieu du village. Depuis ce changement, elle fut mise sous la protection de la sainte Vierge. La fête est la Nativité. A la place de l'ancienne église , les seigneurs fondèrent une chapelle dont le patron est saint Vigor. »
Paroisse d'Urville.
« 11 y a, dans la paroisse d'Urville, une fondation de sermons tous les premiers dimanches du mois , les dimanches d'Avent et de Carême, toutes les fêtes de la sainte Vierge et quelques fêtes solennelles ; ils doivent être prêches par les Capucins de Falaise, les Jacobins et les Carmes de Caen , comme porte le titre de fondation, passé le 11 mai 1645. Cette fondation a été faite par Adam de Lalongny, alors seigneur du lieu. »
« D'anciens titres attestent qu'il y avait jadis une église sous le titre de Sainte-Madeleine-de-la-Brillette . dans le territoire d'Urville, et l'on remarque que, sur quelques-uns, était signé : le curé de la Brillette. 11 est probable que c'était une succursale d'Urville; il y a encore une croix et une touffe d'ormeaux où elle était placée, et on nomme ce lieu : Croix de la chapelle de la Brillette — Copella de Bruereta (Livre pelut de lévêché), — et dans la carte de M. Petite, on lit: Sainte- Madeleine de Goulette ou de la Boissette. »
(Pouillé de M. Delamare.)
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Abbaye de Barbery. — Domaine de Tuepot. — Chapelle de Saint-Ortaire.
L'abbaye de Barbery possédait, dans la paroisse de Saint- Cermain-l'Angot, un fief appelé Tuepot, que d'autres écrivent Tupot, et sur l'origine duquel il existe plusieurs traditions. Saint Ortaire y aurait bâti un hermitage , et vécu en communauté avec quelques disciples, avant de se retirer à Landelles. Après sa mort, on y éleva une chapelle en son honneur, et son culte devint célèbre dans toute la contrée.
D'autre part, on assure qu'au retour d'une croisade, Roger, sire de Monbray. voulant punir ses filles de leur inconduitc, les chassa de la maison paternelle et consacra ses revenus à fonder deux abbayes, l'une à Tuepot, l'autre à Villers-Cani-
vet. Le premier établissement dura peu, et ses biens passèrent à l'abbaye de Barbery. Ceci ne peut se concilier avec une charte de Robert Marmion [1181], dans laquelle le fondateur de Barbery déclare donner à l'abbaye le domaine et la foret de Tuepot, que lui a vendus Guillaume de Villers. « Dono etiam Tuepot terram cum nemore , quam emi de Guillelrno de Villers. » Ce domaine était considérable. Voici ce qu'en disait Hermant au commencement du xvme siècle : « Le seul réfectoire marque par sa beauté et sa grandeur, ainsi que le vaste logis des convers , qui subsiste encore en son entier, qu'il y avait au moins deux cents religieux , réduits à présent à sept ou huit. » J'ai dit que le culte de saint Ortaire attirait à la chapelle de Tuepot un grand concours de pèlerins; une contestation qui survint entre le curé de Saint-Germain et l'abbé de Barbery, au sujet des offrandes , fit transférer dans l'église abbatiale la fête du patron : on l'y célébrait le troisième dimanche de mai. En 1749, l'abbaye de Barbery ayant échangé Tuepot contre la terre de Vieux-Pont , les moines voulurent enlever de leur chapelle la statue de saint Ortaire ; mais les habitants, après une lutte des plus vives, obtinrent que la statue resterait à l'église paroissiale. La chapelle de Tuepot a été démolie il y a près d'un siècle ; la ferme subsiste encore.