‹ Histoire du diocèse de BayeuxChapitre 12 sur 161 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

conservé son titre paroissial, quoique l'office eût été transféré à Saint-Malo ; — 2° Saint-Jean , qui avait porté le nom de Saint-Symphorien jusqu'à l'épiscopat de Mgr de Nesmond. C'était la plus considérable de la ville par le nombre de ses habitants ; — 3°, Sainte-Madeleine , située à quelques pas du grand pont. Elle dépendait delà prébende de Cambremer ; — 4° Saint-Malo. Elle était le siège d'une confrérie en l'honneur de Saint-Eloi , à laquelle étaient attachés plusieurs chapelains ; — 5° Saint-Martin. Elle avait donné son nom à l'une des premières prébendes de la Cathédrale antérieures au xne siècle ; — 6° Notre-Dame-de-la-Poterie, dans le faubourg Saint- Loup. Elle était en 1791 le siège du doyenné ; — 7° Saint-Ouen-du-Château , fondée dans le château de Bayeux par Richard Ier, duc de Normandie , vers 950. Elle n'avait encore que le titre de chapelle , à l'époque où fut rédigé le livre Pelut ; — 8° Saint- Ouen-des-Faubourgs. Elle était située à l'une des extrémités de la ville, entre Saint-Patrice et le pont Isbert , détruit au xive siècle ; — 9° Saint-Sauveur , dans la cité. Primitivement les offices de cette paroisse se faisaient dans la nef de la Cathédrale, à l'un des quatre petits autels construits sous l'ancien jubé. Plus tard on les transféra dans la chapelle Saint-Etienne, près de la Cathédrale, et enfin dans l'église Saint-Nicolas-des-Courtils , à laquelle était attaché un collège de huit chapelains ; — 10° Saint-Vigor-le-Petit , autrement Saint-Vigoret , près du pont Notre-Dame, dans le voisinage de l'Hôtel- Dieu.

Enlin, trois des anciennes paroisses de Bayeux

LNTRODUCTION. XIX

avaient disparu avant le xvmc siècle. C'étaient: 1° Saint-Georges, réunie à Saint-Exupère ; — 2° Saint-Floxel, réunie à Saint-Jean, l'une et l'autre par Mgr de Nesmond ; — 3° Notre-Dame-des-Fossés ou de la Capelette , ruinée en 1 562 , et réunie à Saint-Sauveur, dans l'église de Saint-Nicolas-des- Courtils.

Quant au patronage, trois de ces églises appartenaient à un seigneur laïc ; c'étaient celles de : Saint-André , Notre-Dame-des-Fossés , et celle de Saint-Malo, fondée par les seigneurs d'Argouges.

Saint-Ouen-des-Faubourgs et Saint-Floxel reconnaissaient pour patrons , l'une , le prieur de Saint- Nicolas-de-la-Chesnaye , l'autre , le prieur de Saint- Vigor-lc-Grand.

La paroisse de Saint-Vigor-le-Petit fut successivement annexée au prieuré de Saint-Jean-1'Évangéliste et au séminaire.

Les autres paroisses dépendaient de l'évêque et du chapitre , soit pour la présentation , soit pour la collation.

Les chapelles de Bayeux étaient: 1° Saint-Michel, chapelles, sur'la place du marché, abattue en 1737 ; — 2° Saint- Gratien , fondée en faveur des pauvres aveugles , et enclavée au xvne siècle dans l'hôpital -général; — 3° Sainte-Marguerite , nommée plus tard Saint-Louis, dans la halle à blé, au faubourg Saint-Jean; — 4° Saint-Yves, près de l'évèché, appelée aussi Saint. Yigor-de-Justice et Saint-Nicolas ; — 5° Sainte-Geneviève , dans l'église Saint-Patrice ; — 6° Sainte- Luce, dans l'église Saint-Malo. Chacune de ces chapelles avait un revenu. Le titulaire était tenu d'ac-

XX INTUODUCTION.

quitter un certain nombre de messes p?r semaine ou par mois, aux termes de la fondation, collégiale Les chapelains de Saint-Nicolas-des-Courlils dede ct.apeia.ns. Yajenj. jeur origjne à une confrérie fort ancienne,

fondée dans cette église en l'honneur de Saint- Nicolas. Ils furent d'abord institués pour acquitter les fondations de la confrérie. Au xvine siècle, ils faisaient l'office canonial ; cependant leur église n'avait jamais été érigée en collégiale; elle ne tenait ce titre que de la coutume.

communaux. Quoique le prieuré de Saint-Vigor-le-Grand fît prïTuré partie du doyenné de Creully , l'abbé Beziers a cru

de saim-vigor. devoir le rattacher à la ville de Bayeux. Vers 525 , Saint-Vigor , évêque de Bayeux , obtient du roi Childebert Ier la concession d'un domaine appelé le Mont-Phaunus , situé aux portes de la ville , où subsistait encore un reste d'établissement consacré à l'idolâtrie. Il y fonde un monastère et plusieurs églises , et lui impose le nom de Mont- Chrismat. Ruiné par les Normands , le monastère est restauré par l'évêque Odon au xie siècle , et devient un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît. Il embrassa la réforme de Saint-Maur en 1 658 , sous l'épiscopat de Mgr Servien.

Prieuré La léproserie de Saint-Nicolas -de-la-Chesnave

de Saint-Nicolas*

de-ia-chesnaye. était un des quatre hôpitaux fondés en Normandie par Guillaume-le-Conquérant. Elle était située dans le voisinage de Saint-Vigor , et desservie par des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. Auguatins. On ignore l'époque de la fondation des Augustins à Bayeux; on la suppose antérieure à celle des Cordelicrs , parce qu'ils avaient le pas sur eux dans

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