X INTRODUCTION
Lisieux possédait, dans notre diocèse, l'abbaye de Mondaye, la cure de Nonant, ainsi que trois autres paroisses : Ellon, Juaye et Yerson. L'évêché de Coutances comptait aussi quelques paroisses dans le Bessin, en-deçà de la rivière de Yire. Ce que l'on peut dire de plus probable sur l'origine de ces enclaves, c'est qu'elles remontent à une concession réciproque des anciens évêques de Normandie. prééminence L'évêque de Bayeux a toujours été regardé comme le premier sufïragant de la province de Rouen. En l'absence du métropolitain, c'était à lui qu'appartenait le droit de présider les assemblées ecclésiastiques. Il jouissait encore de sa prééminence à la fin du dernier siècle, malgré la décision rendue en 1584 par le pape Grégoire XIII, en faveur de l'évêque de Séez, le plus ancien par sa promotion; Temporel Le revenu de l'évêché de Bayeux s'élevait à 100,000 livres. Il était taxé en cour de Rome à 4,433 florins, tant pour l'annate que pour l'expédition des bulles. Le temporel de l'évêché, lorsque Mgr de Harcourt en fit faire le dénombrement, en 1475, comprenait :
La baronnie de Saint-Vigor-le-Grand ,
La baronnie de Neuilly et Isigny,
La baronnie des Bois-d'Elle,
La baronnie de la Ferrière-Harang ,
La baronnie de Douvres ,
La baronnie du Plessis-Grimoult ,
La baronnie de Cambremer.
De ces sept baronnies, celles de la Ferrière-Harang et du Plessis-Grimoult avaient été acquises
de l'évêché.