‹ Histoire du diocèse de BayeuxChapitre 32 sur 161 · XLVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVI INTRODUCTION

lui a donné le nom de rue des Croisiers, qu'elle porte encore aujourd'hui.

jésuites. L'établissement des Jésuites à Caen ne date que de l'an 1608, et fut l'œuvre du roi Henri IV, qui paraît y avoir pris le plus vif intérêt. Les premiers fonds furent fournis par résignation volontaire du prieur de Sainte-Barbe-en-Auge , Robert de La Menardière , lequel, du consentement des religieux, institua les Jésuites, en son lieu et place, titulaires perpétuels de son prieuré. Le roi les mit alors en possession du collège du Mont, situé près de l'église Saint-Étienne-le-Vieux. Nous les trouverons souvent mêlés aux événements de notre histoire religieuse, oratoriens. La maison des Pères de l'Oratoire fut fondée à Caen, en 1622, par MM. de Repichon, dans le voisinage de l'église Saint-Jean. Ils se livraient à l'étude et aux fonctions ecclésiastiques, sous la direction de l'évêque diocésain. Leur établissement n'a jamais eu beaucoup d'importance.

Eudistes. La congrégation des Eudistes, comme celle de l'Oratoire, était purement séculière. Elle fut fondée à Caen par le P. Eudes, membre de l'Oratoire, et frère de l'historien Mézerai, en 1643. Elle avait pour but de préparer au sacerdoce les jeunes ecclésiastiques , et de répandre la parole divine par le moyen des missions. On l'appelait la congrégation de Jésus et de Marie. Elle s'établit dans la rue Saint- Laurent et sur la place des Petits-Prés, aujourd'hui la place Royale.

sachets. L'établissement des Frères du Sac, qui fut de courte durée (1268-1275), était situé dans la rue

INTRODUCTION. XUVII

Neuve-Saint-Jean, près du palais épiscopal, auquel il fut réuni,

L'hôtel des Templiers, dont Huet a vu les débris, Tenpiu». ne fut jamais une maison conventuelle, mais un simple manoir, appartenant à l'une des cinq commanderies que ces chevaliers possédaient dans le ressort du bailliage.

L'abbaye de Sainte-Trinité fut fondée en 1066, Abbaj* au nom de la duchesse Mathilde de Flandre, épouse de s,e-Trinit<:-. du duc Guillaume. Son origine se rattache, comme celle de l'abbaye de Saint-Étienne , aux démarches de soumission que le duc et la duchesse firent en cour de Rome, pour obtenir la ratification de leur mariage, irrégulièrement contracté. L'église du monastère fut dédiée le 18 juin, l'année môme de la fondation, par Maurille, archevêque de Rouen. Le monastère, destiné à recevoir des religieuses de l'ordre de Saint-Benoît, se recruta bientôt dans les familles les plus illustres du pays. C'est de là que lui est venu le surnom « d'Abbaye-aux-Dames. » Au service de l'abbaye étaient attachés quatre chanoines, appelés, on ne sait pourquoi, coructiers. Ils furent remplacés, en 1 54 1 , par des chapelains amovibles. Dans le cours du xme siècle , le nombre des religieuses s'éleva de soixante-cinq à soixante-quinze. Leur revenu était alors de 2,500 livres tournois en France, et de 160 livres sterling en Angleterre. Au xvme siècle, le revenu avoué était de 30,000 livres; la taxe en cour de Rome, de 25 llorins.

Les Béguines, d'origine flamande, furent introdui- Béguines. tes en France par le roi saint Louis. Elles s'établirenl àCaeu dans la rue Franche, paroisse Sainl-

Carmélites.

Ursulines.

Visitation.

Bénédictines.

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