‹ Histoire du diocèse de BayeuxChapitre 35 sur 161 · L INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L INTRODUCTION

mineures et enfermées par ordre de leurs parents. Frères LeS FreTes de la Doctrine chrétienne firent leur

de la Doctrine ., , , „. ..

chrétienne, première apparition a Caen vers le milieu du dernier siècle. Ils y occupaient, en 1790, une petite maison située rue Basse-Saint-Gilles, sœurs L'établissement des Sœurs de Saint-Vincent de

Paul, institutrices et servantes des pauvres, esta peu près du même temps que celui des Frères. On le doit à l'abbé Bonhomme, curé de Saint-Nicolas ; il était situé, comme aujourd'hui, dans la rue de Bayeux.

Au milieu de ces couvents et de ces congréga-

hospitaiicres. tions , on distinguait trois communautés hospita- ~~ lières :

chanoines 1 . Les chanoines réguliers de Saint-Augustin , réguliers de saint administrateurs de l'Hôtel-Dieu. Ils avaient succédé, on ne sait ni quand ni comment, à des frères chargés du même office. Toutefois, il est certain que leur établissement existait au commencement du xme siècle;

Religieuses 2. Les religieuses de l'Hôtel-Dieu, auxquelles était

l'Hôtel-Dieu. confié le soin des malades. Il y en avait dès l'an 126G; il n'y en avait plus en 1540. On eu fit venir de la maladrerie de Rouen en 1629; elles y sont restées jusqu'à la révolution ;

Religieuses 3. Les religieuses de l'hôpital Saint-Louis, for-

de l'hôpital ° . J

saint-Louis, mant une congrégation particulière non cloîtrée, et vivant sous une règle spéciale qui leur fut donnée par le P. Le Vallois, de la compagnie de Jésus. — Mlle de Saint-Simon , première supérieure , fut installée le 7 avril 1679.

Hôpitaux. La vine de fiaen a compté jusqu'à onze hôpi-

INTRODUCTION. Ll

taux; mais ils n'ont pas tous existé simultanément. Plusieurs ont eu une destination spéciale, quant à leur objet; d'autres étaient exclusivement affectés au service de certains quartiers de la ville.

Le plus ancien est celui « de Guillaume-le-Con- Hô[,ital quérant », fondé (1054-1055) dans l'île des Caser- ^0^X17. *" nés, à gauche de la chaussée qui conduisait de la ville au pont de Vaucelles. L'Hôtel-Dieu et l'hospice Hôtei-Dieu. de la grande maladrerie lui succèdent par dédou- Léproserie blement: celui-ci, en 1 160, sous le roi Henri II, qui en fut le fondateur ; l'autre, à une époque inconnue, probablement à la même époque. L'Hôtel- Dieu, que l'on appelait anciennement l'hôpital de Saint-Thomas et Saint-Antoine, reste ouvert à toutes les infirmités , à tous les genres de maladies , la lèpre exceptée : les lépreux sont envoyés à la maladrerie de Beaulieu. Au xvir siècle, l'Hôtel-Dieu se dédouble lui-même pour former l'Hôpital-général, Hôpitaigénérai. plus spécialement destiné aux vieillards, aux indigents et aux enfants abandonnés. Ces quatre éta- . blissements eurent seuls une destination générale ; ils n'ont existé simultanément que deux à deux, car la maladrerie de Beaulieu était déserte quand l'Hôpital-général fut fondé.

Quatre autres se présentent comme une œuvre Hôpitaux. de bienfaisance restreinte à un seul quartier. Ce furent : au Bourg -l'Abbesse, l'hôpital de Saint- saint-onies. Gilles, contemporain de l'abbaye; — celui de Saint- saint-Thomas. Thomas-l'Abattu, qui ne put être fondé qu'après 1173, époque de la canonisation de saint Thomas de Cantorbéry, auquel il était dédié. Il existait encore en 1188; ses biens étaient régis parmi clia-

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