Pierre -Jules -César de Rochechouart
Montigny, transféré d'Évreux à Bayeux en 1753, se démit de son évêché en 1776 ; 79. Charles Brault, sacré en 1802, promu à l'archevêché d'Alby en 1823.
Les trois suivants, cités par MM. de Sainte-Marthe, ne sont point comptés dans les autres catalogues :
Etienne Poncher, nommé en 1548, transféré a
Tours en 1 550 ; Renauld de Beaune ou René du Bain, nommé
en 1 571 , transféré à Bourges ; Charles de Bourron, pourvu de l'évêché de
Bayeux en 1 588 ; il passa à l'archevêché de
Rouen en 1590.
On peut y ajouter :
L'abbé de Sainte-Croix. Il succéda à son frère, Edouard Mole, en 1652, et se démit presque aussitôt de son évêché ;
INTRODUCTION. LXXXXV
Jean de Pradelle, nommé en 1817, mort en 1818, sans avoir reçu la consécration épiscopale.
Enfin, les évoques constitutionnels ont été au nombre de trois :
Claude Fauchet, sacré en 1791, mort en 1793; Julien-Jean-Baptiste Duchemin, sacré en 1799,
mort la môme année ; Louis-Charles Bisson, sacré en 1799, démis- . sionnaire en 1801 .
L'ancien palais de nos évèques était situé au nord de la Cathédrale, et y touchait par ses dépendances. Il se composait d'une suite de bâtiments , les uns parallèles, les autres perpendiculaires au plan de l'église. D'après la tradition, le terrain sur lequel il était bâti, aurait été donné par saint Regnobert. Les Anglais le dévastèrent au xve siècle , et les Protestants, au xvr ; il se transforma et s'agrandit à différentes époques, notamment à la suite de ces désastres. Mgr de Rochechouart y fit encore, en 1768, des travaux considérables. Lorsqu'il fut déclaré propriété nationale , à l'époque de la révolution, il n'y restait plus, des anciennes constructions, que l'ofïïcialité, où l'on voit encore quelques traces d'architecture romane; l'aile contiguë, bâtie ou du inoins restaurée par l'évèque Zanon, au xve
Palais é|iisco|>al.
LXXXXVI INTRODUCTION.
siècle; la chapelle et les écuries, au-dessus desquelles étaient la bibliothèque et le chartrier. La chapelle, commencée par Louis de Canossa, terminée par Bernardin de Saint-François , et ornée par Jacques d'Angennes, est un gracieux monument, dans le style de la renaissance. Les détails architectoniques et les peintures à fresque qui la décorent , portent le cachet de l'école florentine. Le vestibule par saiie lequel on y arrive, se nommait la salle des évêques. des ev^ues. Qn ^ voyait les portraits de tous nos prélats, ceux des saints originaires du diocèse , et d'un certain nombre de princes et de seigneurs français. Pendant l'exil de Mgr de Cheylus, on installa, dans son palais, l'administration du district, et plus tard, celle de la mairie. Quand on réorganisa les corps judiciaires, la chapelle fut affectée au tribunal civil. Elle est maintenant divisée en deux parties : l'une sert de prétoire ; l'autre est devenue la chambre du conseil. La juridiction consulaire occupe une partie de l'ancienne officialité. En 4791, l'hôtel du doyenné , situé au midi , en face de la Cathédrale , ayant été enlevé à son antique destination , l'État s'en saisit, et le mit en vente ; l'abbé Fauchet, qui venait d'être nommé évêque du Calvados , l'acheta et s'y établit. La nation s'en empara de nouveau , a la mort de Fauchet; plus tard, il fut rendu a ses héritiers. Il est devenu, en 4802, et il est encore aujourd'hui, la résidence de l'évêque. La galerie de l'ancien palais épiscopal , que l'on devait à Mgr d'Angennes, avait été dispersée à la révolution ; les tableaux ont été recueillis, et disposés par ordre chronologique dans an des salons du nouvel évèché.
Galerie de tableaux.
INTRODUCTION. LXXXXVII
Ils sont au nombre de quatre-vingt-deux, sans compter le cardinal Charles de Bourbon, placé à part et inscrit sous le numéro 68, concurremment avec René de Daillon. La date de saint Exupère est laissée incertaine (me ou ive siècle). L'ordre dans lequel sont rangés ses successeurs , n'est pas le môme que celui de nos catalogues : saint Patrice est rejeté dans le vie siècle, après saint Manvieu et saint Contest ; Leucade précède saint Vigor ; Pierre Ier, Pierre de Benais et Pierre de" Yenoix y sont , comme dans Hermant et Dom Bessin, trois personnages distincts ; en face du cardinal de Bourbon, transféré de Bayeux à l'archevêché de Rouen, on remarque le portrait de Mgr Dominique de La Rochefoucauld , qui occupait le siège métropolitain en
DU
^TTTTTTT 5"5'TYT"5"TYir"5'T yT"oir"5"ir V~S'VS"S"VlS"S'ir'S"S "5"^