‹ Histoire du directoire: 2 tom. augm. de pièces justificativesChapitre 162 sur 204 · LIVRE QUARANTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-TROISIÈME

fait de guerre de la part de l'Autriche. D'ailleurs, dans sa lettre à Championnet, «t en lui annonçant son entrée en campagne, le générai Mack avait eu soin de dire que la république établie à Rome n'avait été reconnue ni par le roi de Naples, ni par l'Empereur et roi, son auguste allié. L'épée était donc tirée depuis longtemps avec l'Autriche, lorsque le congrès de Rastadt était encore assemblé, parce que le congrès traitait d'affaires qui étaient propres à la France et aux divers membres dont se composait l'Empire.

C'est le V mars 1799, et douze jours avant la déclaration officielle de la guerre, que Jourdan passa le Rhin à Strasboui^ , se dirigeant vers !a Souabe, par les pays situés entre le lac de Constance et le Danube. 11 avait déjà atteint Mengen, le 22 mars, lorsque le prince Charles l'attaqua, le battit, après une lutte énergique, et le força de reculer vers Stokach. Les deux armées s'y rencontrèrent le 25 mars; une terrible bataille s'y engagea, qui dura treize heures. Malgré des succès partiels, obtenus par quelques divisions, la bataille de Stokach fut perdue. Jourdan ramena son armée à l'entrée des défilés de la Forét-Noire, rentra à Paris et donna. sa démission. Quelques jours plus tard, le général Emouf ramenait l'armée sur le Rhin, et la campagne la plus directement agressive contre l'Au triche se terminait, en moins de six semaines, par un échec.

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3SS HISTOIRE DU DlHECTOlItE.

Schérer, qui avait ordre de jeter l'année d'Italie snr la rive gauche de l'Adige, ouvrit la campague le 26 Biars, juste le leademaio du jour où Jourdan était battu à Stokach. Par une idée qui peut paraître étrange , Scbérer avait partagé son année en trois petits corps. Soo extréote droite faisait uoe démoostratioQ sur Legnago; son centre élait en face de Vérone; son extrême gauche, remontant ia rive droite de l'Adige, entre le fleuve et le lac de Garda, enlevait courageusement le camp de Pastrengo, et s'emparait de Rivoli. Cette triple attaque ne réussit qu'à la gauche; les combats devant Vértme el Legnago furent acharnés, maïs sans résultat.

Après plusieurs jours d'hésitation, une action générale s'engagea, le 6 avril, en face de VértHie, dans un triangle dont les sommets étaient Tomba , castel d'Azaoo et Villafranca. Balancé une partie de la journée, le succès se décida pour les Autrichiens. Schérer, découragé, sans autorité sur l'armée, battit en retraite le soir même, et, après avoir successivement passé le Mincie et l'Oglio, il s'arrêta enfla le 12 avril sur l'Adda, ayant laissé des garnisons à Peschiera, à Mantoue, et partageant son armée en trois corps, à Lecco, à Cassano et à Lodi.

Pendant celte retraite, Suwarow avait rejoint l'armée autrichienne de Kray, avec 30,000 Russes. Il arrivait avec le surnom d'invincible, gagné contre les Turcs. Il parut le 2? avril au soir, à l'entrée dn pont de Lecco. Scbérer céda à ce moment même te

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