LIVRE QUARANTIÈME
Mantoue et au siège du château de Milan '. Quelques jours plus tard, Vers le 10 juillet, des renforts arrivés à propos, et les troupes rendues disponibles par la prise du château de Milan , avaient porté son armée à 44,000 hommes, sans compter les garnisons. L'histoire doit répéter les noms de ces six héroïques divisions de Masséna, de Sauret, d'Augereau, de Serrurier, de Vaubois et de Despinoy, qui, secondées ■ par 3,000 hommes de cavalerie, vont reprendre la légende commencée à Montenotte, et accomplie à Léoben, en passant par Lodi et par Arcole.
Toutefois, il n'y avait à se Rtire aucune illusion sur la gravité de la situation. Il restait 1 S, 000 hommes de l'armée de Beaulieu; la garnison de iManloue s'élevait à 8,000 hommes; 10,000 Tyroliens et 31 ,000 soldats tirés de l'intérieur de l'Empire s'avançaient vers lilaliel C'étaient donc 67,000 combattants qui se présentaient pour venger l'humiliation de la maison d'Autriche '.
C'est le 29 juillet que l'ennemi prit l'offensive, descendant du Tyrol à la fois par l'Adige et par la route de Riva àBrescia, et embrassant entre ses deux colonnes le lac de Garda et l'armée française. La colonne qui descendait par l'Adige refoula Masséna et Joubert, auxquels elle enleva la Corona et Rivoli; celle qui venait parBrescia refoula le général Sauret, l'enferma dans Salo, et poussa jusqu'à Desenzano.
» Correspondance de Napoléon I", 1. 1, p. 520; Si juin 1796. * im., 1.1, p. 568; 6 juillet.
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SOS HISTOIRE DU DIRECTOinK.
Dans cette seule journée , et par suite de la perte defirescia et de la Corona, l'armée française se trouvait coupée à !a fois de Milan et de Vérone.
Placé entre deux armées qui, réunies, étaient plus fortes que l'armée française, maisqui, séparées, lui étaient inférieures en nombre, Bonaparte conçut et ex.écuta avec une rapidité et une audace singulières l'idée de les attaquer et de tes battre isolément. Le blocus de Mantoue fut levé, Vérone et Porto- Legnago furent évacués. Toutes les troupes se concentrèrent entre la Chièse et leMincio; et, avant que Wumiser put songer à venir prendre à revers son armée, Bonaparte la lançait contre cette division autrichienne de 15,000 hommes, descendue par la droite du lac de Garda , et qui , après avoir enveloppé le général Guieu dansSalo, était venue occuper Brescia et Ponle-San-Marco. Néanmoins, un corps de <,800 hommes, sous les ordres du général Valette , fut établi à Castiglione , pour arrêter éventuellement une attaque de Wurmser sur les derrières de l'armée.
Ainsi disposée et faisant face aux montagnes du Tyrol, l'armée française prit l'oôènsive le 31 juillet.
Le général Guieu avait été surpris et restait à Salo. La division Sauret reçut l'ordre de le délivrer. Elle y réussit. Ce fut le premier combat de Salo.
Ce même jour, la division Dallemagne eut ordre d'attaquer et d'enlever Lonato à tout prix. Attaquée elle-même, elle ne réussit pas à reprendre Lonato, mais elle battit l'ennemi.
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