LIVRE DIX-SEPTIÈME
costumes. On portait de véritables tableanx d'histoire en médaillons 9 pendant sur la poitrine avec de longues chaînes d'or, en broches, en boucles d'oreilles, en bagues. Des sacs à ouvrage , d'une capacité de quatre à cinq litres, en taffetas blanc , bleu , citron , cramoisi, étalaient les chiffres entrelacés de ramant et de ramante, ou de longues inscriptions en rébus.
Des lunettes à deux branches ou une lorgnette de théâtre servaient au maintien; et cet ensemble était complété, à la promenade, par un carlin mené en laisse avec un ruban vert.
Le costume des hommes avait également pour^ principe d'accuser nettement les formes du corps, dont la beauté et la force étaient fort estimées à une époque où un beau danseur, un beau coureur, un beau patineur, un beau lutteur étaient des personnages démise. Cependant, les costumes d'hommes n'offraient pas, à beaucoup près, la même variété que les costumes de femmes, et ils se rapprochaient tous, de 1 795 à 1 800, des trois types suivants :
I. pantalon noisette, collant; bottes molles, à mi-mollet; habit brun, carré, boutonné, à collet de velours noir; deux montres à breloques ; chapeau à bateau, avec cocarde; cheveux courts; bâton noueux *.
IL Culotte de nankin, à rubans; bas chinés; bottes molles, à revers jaunes; habit bleu- clair, à boutons octogones, en métal; cravate blanche , énorme; gilet blanc, à
* Costumes français de la fin du dix-huitième siècle , n® 88.
transparent rose; gants verts; chapeau à bateau; bâton I^mbé.
UI. Pantalon de nankin» collant, attaché avec un norad de rubans au-dessus de la cheville du pied; habit brun, à collet de velours vert; cravate blanche, très-haute ; souliers noirs, pointus, découverts, à demi-poulaine ; chapeau rond; cheveux courts; bâton noueux.