‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 105 sur 141 · ENTRÉE DES FRANÇAIS À BOLOGNE · texte numérisé non relu

ENTRÉE DES FRANÇAIS À BOLOGNE

la façon dont il faisait la guerre , elle était essentiellement liée avec la politique. 11 eût été absurde de ne point approuver Tarmistice avec Naples ; un traité de paix en était la suite. Les choses allaient se passer de la même sorte avec Rome.

Le gouvernement pontifical , à la su^estion de r Autriche, avait assemblé quelques troupes ; on pouvait craindre, ou en faire le semblant, qu^un corps de six mille Anglais vînt se joindre à cette peu redoutable armée. Le général Augereau , avec sa division , passa le Pô le 14 juin ; en quatre jours , il arriva à Bologne et à Perrare ; il occupa ces deux légations qui faisaient partie des États du pape. En même temps une autre colonne entra à Modène.

Le général en chef y arriva le 19 juin après avoir traversé Plaisance y Parme et Reggio. Sa présence inspirait aux populations italiennes une effervescence d'affranchissement et un espoir d'indépendance nationale^ qu'il fut obligé de modérer à Modène, dont le souverain venait de conclure un armistice. Le vieux duc avait quitté ses États , mais il avait laissé une régence qui, par son obéissance et soii empressement, s'efforça d'obtenir la bienveillance du général Bonaparte.

A Bologne , tout se passa autrement : le général Augereau y était entré .par le fait de la guerre ; aucun armistice n'avait été conclu ; une garnison de quatre cents hommes avait été faite prisonnière ; un cardinal, qui était gouverneur , avait eu la permission de se rendre à Rome , mais sur parole. La ville était donc une conquête occupée militairement. Le général Bonaparte avait déjà sans doute arrêté dans son esprit

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