LE GÉNÉRAL WURXSER PA88B EN ITALIE
gne et avaient passé le Rhin au mois d'avril^ le général Moreau aurait pu empêcher ou gêner le mouvement des Autrichiens et leur passage dans leTyrol. Wurmser eut donc tout loisir pour rassembler une armée que les informations parvenues au général Bonaparte évaluaient à quatre-vingt mille hommes , en y comprenant la gar^ nison de Mantoue, ce qui restait de Tarmée de Beaulieu, et dix mille hommes laissés dans le Tyrol allemand. L'armée française n'avait pas plus de quarante mille hommes.
Après avoir, pendant quelques jours, établi son quartier général à Trente, Wurmser commença son mouvement le 29 juillet; il avait divisé son armée en trois corps , agissant séparément , de manière à envelopper Tarmée française et à couper toutes les communications avec sa ligne de retraite. Le premier corps suivait la vallée de l'Adige pour s'emparer de Vérone ; le second et le plus considérable, commandé par Wurmser en personne , devait marcher entre l'Adige et le lac de Garde; le troisième, qui formait la droite de l'armée autrichienne , était dirigé par la route qui descend des montagnes et sur Brescia, et allait se placer ainsi entre l'armée française et Milan.
Le général Bonaparte quitta cette ville en toute hâte et porta son quartier général à Castel Nuovo , non loin de Vérone et à portée des montagnes qui encadrent le lac de Garde.
Le général Joubert , qui occupait la Corona , poste avancé delà division Masséna, résista toute la journée du 29 et se replia sur Rivoli , plateau élevé entre le rivage oriental du lac et l'Adige.
Toute l'armée autrichienne était en mouvement. Déjà les hauteurs qui dominent Vérone étaient occupées. Le