‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 68 sur 141 · POLITIQUE DES PUISSAUCES COALISÉES · texte numérisé non relu

POLITIQUE DES PUISSAUCES COALISÉES

généraux français. Jourdan Tavait accepté ; Pichegru, qui d'abord ne s'était pas cru autorisé à répondre ^ accéda à cette convention.

Ce changement de scène causa un étonnement gé« néral en Europe. — a Quoi ! disait-on, c'est au moment où les armées françaises , contraintes à repasser le Rhin, ne peuvent plus se maintenir sur la rive gauche et se replient jusqu'aux anciennes limites de la France; lorsqu'elles sont dans le dénûment; lorsque le désordre de Tadministration et la pénurie des finances rendent impossible toute grande opération militaire; c'est lorsqu'un gouvernement nouveau et mal établi est en butte aux attaques et aux complots de toutes les actions que le général victorieux de l'armée autrichienne s'arrête dans sa marche et demande un armistice! »

L'explication de cet événement imprévu devait être demandée aux circonstances non pas de la guerre , mais de la politique.

Rewbell, au nom du comité de salut public , était venu à Baie au mois d'août pour rompre les négociations conduites par M. Barthélémy et le baron de Hardenberg; toute espérance de pacification s'était dès lors évanouie; puis les armées françaises avaient renouvelé la guerre et passé le Rhin. Leurs premiers succès avaient bientôt après été suivis de tristes revers; l'Allemagne préservée de l'invasion qui la menaçait, l'Autriche , l'Angleterre et la Russie négociaient un traité secret d'alliance défensive et offensive. Les communs efforts de ces trois puissances n'avaient point réussi à

Page 1