IMPRIMERIE DE BERNARD AINÏ
K.DCCG.XXXV
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• Il est plus difficile aujourd'hui d'éerîre l'Histoire d'une proTince que de compiler toute l'Histoire ancienne. • (YoLTAiEB, Ànnalei de l^Smpire,)
Si déjà de son temps le génie du dix-buitième siècle trouvait si di£Qcile d'écrire l'Histoire d'une province, que penserait-il maintenant qu'une révolution a dispersé ou anéanti tous les matériaux à l'aide desquels seuls un semblable travail peut être exécuté ? Fier de mon ^igraphe, je viens encore avec confiance réclamer indulgence pour mes e£Fbrts. Plus d'une fois, je l'avoue, j'ai bronché sur la route ; mais il ne m'était plus permis de reculer ; j'ai fait provision de courage : dois-je me féliciter d'avoir poursuivi jusqu'au bout ?
Je sais que j'ai entrepris une œuvre qui n'a point de cesse, et j'accomplirai le devoir que je me suis imposé. Malheureusement je ne suis pasdo nombre de ceux qu! penvcnt & leur aise dresser leur tente et élire leur tombeau; mais, de loin comme de près, j'aurai toujours une heure pour songer à toi, 6 mon pays! « Je reconnois te debvoir beaucoup davantage pour les bons-heurs et contentements que j'ay goustes chex toy.» D'ailleurs, dès l'instant que je me suis mis & cultiver ton champ, je dois te faire part de ma récolte, bonne ou mauvaise.
Mais serai-je toujours seul à travailler à te faire connaître? la tAche est quelquefois rude.... N'as-tu point d'autres enfants dévoués qui sachent ce que tu vaux, qui t'aiment pour tes beautés, qui comprennent qu'enfin le temps est venu d'élever à notre belle France un monument digne d'elle? et comment y parvenir si auparavant chaque province n'a fait sa révélation toute entière, n*m dit ce qu'elle fut, ce qu'elle est, oe qu'elle plâtrait être, mais sous toutes les faces ? — Tu entends ? Il ne s'agit plus du travail d'un seul homme, tant fort soit-il : l'association seule peut mener à un résultat. En me présentant escorté de deux volumes, ma voix avira-t-elle plus d'échos 4M lorsque parut mon prospectus ? Je ft'otfe m'en flatter*, mus cependant je vais dire won atis.
Il serait k souhaiter qu'on formAt daue chaque province^ ou m6me dans chaque département uae association ayant pour titre : Smiti da rtcher^hm hiiioriques et $tati9tiquê$^ £lIo aurait dans chaque canton on correspondant actif; je dia actif, car il faudrait bien se garder de faire comme on a eoutume dana notre pays : choisir des patrons inutiles. Au moyen d'une légère eotisatiou, on arriverait d'abord à pouvoir suppléer au défaut de bibliothèques de immi
pâtnrâi inlki àm fntmÊe^ oà U a'flrt p«i péwifalg de Ain la imwarina «eckcnefae. FIm taapd oa parului ^rah à fake ^raUra fériodbqacHKent ua ncaeîlr îadi^«n0iahie^ <A itiraïaiH icensigaéfr les tmanc importants des membres de la sooiéti, «t eeox q«à pouij'Mint être commimicpiés pur 4ei Atmogerf. Et paiit^éÉre ce imuieil peamatit-dï vn. jaat 'mn» avec ses seuls abonnements, si on parvenait à tirer nos payis d0 Tapatlm 4ags laqveUeik «ont fgio9iS/iB- :
Ea parlaat aiii^iv j'^i surtout aa wim im provipce » et j*M Ja preuve qu'ein pourrait y trouver ies premiei;! . ^IjiBsenti «l'une pareille association»
. JIm5, popr arriver ii 4^. hoos x^swUets, il £uit Avmr. ue ' e^hdse dans leijpiei ec^ piûve saucier «voe ordne tputee im aouvelLes dé^^ouvertoi*' ViMcâ Je^ ouyn^ef flû ^eraîeut gécesMîre^ ; . i.<»£rMMr#.€'ei4;ee4ii0j'iûfoii:ejprj«)}«uj^
a.9 «$Mîi/ifiie^««wagé0 4'mpoûit d^iwe jén^^<* Cet wwtftf^ treiterAît de# MNUie^paiUpe» ea toe^E fenrw dans Ja pT'OdeeHo^ terrestre ei ioduslrialfl^
A défaut d'autres, celle de monsieur Duplessj po^rr rait être utilisée, mais je regarde comme indispensable de faire précéder cet ouvrage de l'histoire toute industrielle de notre province dans le dix-buitième siècte« Ce ëecidtxomme une entrée en matière pour le livre de l'ère nouvelle.
S.o Dictionnaire des lieux. Là serait rangé par ordre tout ce qu^on peut dire sur nos localités : histoire civile et naturelle, statistique, ile0es4pâoki topographique et pittoresque, etc« Ce serait un véritable Guide général»
4.0 Enfin un Annuaire imprimé tous les ans, contenant, outre les documents qu'on est habitué à trouver dans ces sortes d'ouvrages, tous les nouveaux
renseignements, concernant chacune des spécialités dont je viens de parler. Cet ouvrage aurait Tavantage de donner de la publicité aux nouvelles découvertes^ en les mêlant à des renseignements dont on a journellement besoin.
Déjà d'autres départements ont entrepris de semblables travaux, nous n'avons qu'à suivre cet exemple.
Au moment de dire un dernier adieu à mon livre, il est peut être bon de répéter ici que je ne le considère que comme une épreuve destinée à recevoix' toutes les additions, corrections et rectifications qu'il plaira à chacun d'y faire : je me croirais même obligé envers ceux qui me les feraient connaître : je ne suis pas assez auteur pour m'offenser d'une critique. J'ai bien cherché à me faire un bouclier dé mes inscriptions, de mes chartes, de mes chroniques; mais je sais 'combien je suis vulnérable. A l'œuvré donc ! en attendant qu'il nous naisse un artiste ; car j'espère que Lyon, notre métropole à nous, aura aussi le sien, qui saura donner à tous nos pays une vie qid leur manque.
Auo. BiaiiABDi
8«ptC9Bll»Ft 1S95.
j^totatte hn Sovty
Cl)apttrf trn^tm^
Domination des ducs de Bourbon.
Guerres avec les Anglais.
« Le Forez ii*a plus d'existence à lui, » avonsnous dit. Et en effet le voilà perdu dans les titres innombrables des duc de Bourbon. Néan- ^ moins quel<pi'un songea encore quelque peu à nous : les femmes. Il semble que toujours prêtes ' à soulager les misères, elles aient découvert notre isolement et aient voulu Tadoucir, et certes leur administration ne fut pas la moins &vorable k notre province.
Depuis quelque temps cette réunion à Tapanage de Bourbon était* pour nous plus défavorable encore qu'elle n'eût été auparavant. Cette