‹ Histoire du ForezChapitre 105 sur 154 · Tome IL · texte numérisé non relu

Tome IL

qai n'a point de parti ! elle est environnée d'ennemis ; car royalistes et ligueurs sont devenus conquérants. Quels jours malheureux pour rhomme inoffensif, qui ne peut profiter de la guerre ! C'est un cotnbat de tous les instants, oà la victoire est incertaine, mais la perte assurée* Quels désordres, sans parler des combats régu* liers!' Ici les marchands sont dépouillés par les ligueurs, malgré les sauf-condtiits indispensables; là le jeune Genetines est dévalisé par les royalistes, et jeté en prison ; à Néronde, le notaire Ârcanon et ses filles sont assassinés comme soutenant le parti des protestants. Oh ! que de haines personnelles, durent prétexter les intérêts de parti pour se venger!

En Tannée 1589 eurent lieu les sièges de Yerdier, oii fut tué le seigneur deRochetaillade; celui de Saint-Germain, où péril le seigneur de la Maison. Puis vinrent ceux de Montrondj Saint-Romain, Môntbrison, etc. Il est impossible de se figurer combien le peuple avait à souffrir de ces combats journaliers après lesquels, quoique dise la fable, les seigneurs seuls avaient des retraites, et étaient assurés du pardon s'ils venaient à être défaits.

Parmi ces sièges d'un jour ( car il est à remarquer que ces combats sont de courte durée : on dirait une lutte d'homme à homme et sans préparation), il en est un qui demanda plus de soinsp ce fut celui de Rochetaillée. Les ligtieurs

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