‹ Histoire du ForezChapitre 13 sur 154 · CHAPITRE Xm. îl · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xm. îl

nouveau remise sus, suivant l'expression d'usage. Cette guerre était celle que Charles, aidé des Ecossais, avait dessein de faire aux: Anglais.

1&25. Jacques de Yinolz est nommé chancelier et garde des sceaux de Forez.

Il semble que notre pays ait été destiné à devenir Tapanage particulier des femmes. La duchesse le prit en telle affection, qu'elle y résida ordinairement et l'administra toujours.

' Le lieu qu'habitait Marie de Berry était le château de Sury-le-Bois^ où de nos jours il serait aussi difficile qu'à Cleppé de retrouver un palais. Il est à remarquer cependant que cette partie du Forez était toujours la partie classique. La ville de Feurs, quoique en ruines,* semblait encore la patronne de toutes ces résidences presque royales. Il y a dans la vie des peuples, des cités et des individus un préjugé honorable, qui fait qu'on s'attache aux souvenirs !

U reste peu de chose de l'ancien château de Sury-le-Boîs, dont l'emplacement et l'enceiûte sont d'ailleurs parfaitement reconnaissables à des fossés comblés, des caves voûtées, des pans de murs dont on a profité pour les bâtiments d'un domaine. Beaucoup de matériaux restent encore sur place, quoique depuis longtemps on y ait pris pour construire dans les localités voisines.

Au reste, la situation du château et ses alentours plantureux conservent encore un certaia

parfum de féodalité ; on y trouve tout ce qui devait constituer une belle résidence de chasse; la terre y est portée à la végétation du chêne ; de grandes forêts environnaient ce manoir» et on reconnaît encore à leur largeur les routes ombragées qui y aboutissaient. Une vaste prairie a conservée le nom de Pré-des-^Comtes, et les anciens terriers, dit-on, portaient de fortes redevances en orge destinée au pain des chiens de chasse. On distinguait encore la trace semée de pierre d'une route, au travers d'un vaste étang qui a remplacé, il y a environ cinquante ans une forêt de haute futaie^

Que de métamorphose ! Une cour a fait place au néants et une forêt aux chênes séculaires qui restaient seuls témoins de ces temps chevaleresques, a laissé la sienne à un étang. •••

Mais ceci n'est pas plus surprenant que l'anéantissement de nos villes : nous ^en citerons deux entre autres qui sont dans ce cas, et auxquelles jamais les géographes n'ont fait l'honneur de les nonuner. C'est Sat (peut-être Sal aujourd'hui), situé dans la montagne, près de Marcilly, et qui se trouvait encore comme ville imposé sur les rôles avant la révolution; et une autre dont le nom est ignoré, mais qui se trouvait désignée dans les anciens terriers. Elle oc* cupait un territoire situé près du bois de Sierve, dans la paroisse de Dancé. Nous renvoyons à ce que nous avons dit de Moind.

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