BEAGLE
Et ben, parque donc donna-vous à comprendre Que je vouai m'agourra et me rompre lou conay ? Parla-me coume à &ut, et tiric^me d'émouay.
PIliGDET«
Sau pas qui t'a charma^ mais régla generala.
Le fille, accota bien, ressemblent à de tiala,
Que tu veu douci, bella, et blanchi, et bien unia,
Tu la creirie bien bouna et la trama éy puria.
N'as-tu pas quauque véy caressi una chatta :
Tu sas que jolament y sant bailUe la pata ;
Mais la traîtra que fat la pata de veloux
Eycond adretiment se griffes par dessous.
Dis, quand ti ères petit, ta mare qu'ère fin^,
Te dizit : a Mon effant, véyquia una médecine,
«( Tâta couma vouéy bon;» mais la rusa d'abord
Alt fréta de miel la tassa vers lou bord«
Ores, sen mai parla ta counutrez le filles :
Y faut bien le sucrais, y faut bien le gentilles ;
Mais siventa-te bien de la tiala fuza«
Avouai lour paria doux, vouéy la pâte dô chat ;
Leur biaux yôs, lour bai teint, lour pai, lour genla
mina, Lour groin bien affara, gara la medecina.
ET BIBLIOGRAPHIE. il
Quand Ui le vea eni&oOf oe faî» contôu de ren : Si éy riont, ta ireret qu'éy vient de le dents, Qu'éy gardont dine lour coipft un bourron de aarnlid. Que tine counia un démon au corp» de la Justici. Tu le yéyreu pleura et rire tout ension^ Dire lou bien lou ma dine la mema ocGasion ; Vou n'y a rai de lutins qu'ayéze tant de ruse : Malheroux le garçon qui près d'elles s'amuse. Vou m'éy toujours évy de véyre un pôrou rat Que va de son partu sous la patta d6 cbat.
Quand éy sont à maria^ y portont dessus elles Ce qo'éy Tant emprinta par paréytre plus belles ;
Y vaut se parmena, y vaut mingie de lat;
Lou pra dô gros Marcant sa ben ce qu'éy Tant fat...» Avi^a veslu Grand (réglise), quandéy f ant lour prières, En janou sus lou bens, ou ben dessus le cbéyres.| Toujours lou na leva, y parmenont lour yô, Par appinchîe de loin si ey vér^ut lour vassiô. Quand éy voulont pimpa, y portont de cournettes Fines couma de séya, et faut le resoulettes ; £t de genlis mouchôs, avouai de biaux aglans, £t jusqu'aux boufifa-feu, toutes portont de gans.
Y se fant de frizons de par dessous lour créites; Aviza-le passa, ah ! couma éy marchont dréytes ! Et couma éy fant flouia lour ribans dô dou la ; Vous dirîa taniequant qui se vant envoula. Peu, avouai tout iquen y faut la lengua plata. Diô garde lou garçons de tomba sous lour patta.
Un des bons morceaux de Jean Chapelon est
V Entrât solennella de monsieur lou marquis de Sainte Pnest. Ce pouêmou débute ainsi :
Muza, vouéyt aujourd'heu qu'ô faut de bon-de-quet Jacquetta notron sô, couma de parrouquet,
Dire notttre réîion^ monta sus lou Parnasse, Et lay chusi nous dou, le douéy parméyre place. > J^reye lez autres Dieux aussi bien qu'Apollon ^, De quitta leur croupay, et descendre au vallon. Par chanta Tarrivat de neutron nouvay maître, Qu'éyt aussi dessirat qu'un prince zô poche être.
Mais son chef-d'œuvre à notre avis, c'est sa Description de la misera de Santetieve^ dont nous avons donné déjà un long fragment dans VHtS" taire du Forez. C'est là qu'il déploie toute sa verve ; il faut l'entendre réprouver l'égoïsme de son siècle :
Chaqu'un dit à son. tour : Diô par tet, Diô par met.
Le « chacun pour soi, Dieu pour tous » n'est pas nouveau, comme on voit. Au reste toute la pièce semble écrite pour notre époque. Il faut avoir vu de près les misères du peuple ouvrier, pour les peindre ainsi :
Basta par tout iquen : ce qu'éy plus deplourablou, Vouéy de véyre un ôvrier, un pôrou raiserablou, Que dit : « Prenez m'iquin, je vouai chéyre de fan, « You n'y a plus vez chiez met ni vine, ni via, ni pan ! « Baillis ce qu'ô voudris : si faut-ou que viquéisa ; « Din tout neutron rnantl n'avons pas una bréisa; « Semons bon à meri... lous viôre sont si chier, « Que faut creva tout dret à faute de mingier... » — Lou marchands, plus cruels que lou lions d'Afriqua, Dit : (c Faides bon marcbi, ou ben sarra boutiqua ;
1} Le Parnasse, séjour des Muses, était sur la. montagne de Polignais, et Chapelon demeurait au-dessous, à l'endroit appelé le Boulevard.
«r Tenez, véiquiat de fer, prenez n'en la meytiat, « £t nogs vous païarpns lou reste piat à pîat. <€ Quand vous auri besoin de péy ou de pezette, « De quauque viô tupine, d'un paire de soufflette, « D'una cuërta de piat, de bas ou de chapiau, « Adudes de véya : vous auri dô plus biau« . . »
Que repondria-vous éiqui ? vou perd la tramontana, Quand vou a bien travailli lou long d'una semana, Et qu'ô se veut paï d'una tella façon ; You amari mai cent véys sarvi quauque maçon.
Y nous créyons matrus : vou n'éy qu'en apparanci ; Santetieve éy le gens lou meilleur de fa Franci ; You n'y a ren de si franc, ni de si amitoa, Set qu*éy seyant ailleurs, ou ïf^u'ey restiant chiez lou.
Que^ues pièces libres.de noif^e Rabelais, lui valurent les honneurs de la réprimande archiépiscopale ; presque assuré de son pardon, il se rendit à Lyon, emmenant avec lui sagaîté ordinaire. Il n'eut pas beaucoup de peiae à s'excuser, et reçut même des fëlicitatîons de l'archevêque, qui mit son talent à Fépreuve.
Chapelon mourut en 1695^ àgë Seulement de quarante-sept ans. '
Entre les pièces importantes de cet auteur original il s'en trouve une intitulëe^ z Detai de le compagnies, avouai la deviza de ehtxmne, c'est la description d'une fanfare de Tespèée de garde nationale du temps ; elle nous à remis en mémoire une pièce du même genre faite pour Montbrison au commencement de 1^ révolution.
Ce morceau qui n'a jamais ea iea Jiottneiu'S de
rimpression, ne sera pas déplace ici, et tiendra lieu d'article biographique à Pauteur nommé Vial.
Chanson nur fa Brenaehe de Menibrison, tqppelée les Verts, à cause de la couleur de T uniforme.
Par un habitant de Ghandieu.
Dis donc, Thoumas, Sas -tu que vé la vlllo
L'y o de menas Que ne badinoun pas :
n ant d'habits Couine de gens de garro,
UdafiisilSâ..*- Moun arme ! â so4int.9tnlîk.
f^ar troiipelas Je lou vie âjonandii
ïfotoui passa :
Voué de braves méfias.
Le covonandant, La man su soun épi, '
S'en vet devant Fier coum'un Artaban.
XierMidelEtt Que jporte la baaaeyte
Se tine sîdret Qu'ô n'en renvarsaret. '
De lou doux las, l^ar li'emplteha de cheyre, ' Ifli->«ntbeta \ Dona.bitt!iéei^ aoodas.
Goum'un éclair To Tœu que flametie,
porte en l'air / La této coume un cer.
N'é ma petit, Ma dine sa taille courte
Fare défi Au plus grand greawdi.
Ne sai qu'un grand Que vet, que vine» que range
Tretous lou rangu^ Et se tine sous lou flanos ;
Lou fouai marcha Coume de marioDattes ;
Lou mène au pas :
Lou sa-t-o bien mena*.
Soun lieutenant Goume ô-z-o aat i>iexi fooaire :
Darri, devant, Ghacun garde son rang.
Vou faut réla Quant y farount la j;arro,
Ami Tboumas, Et lou bien aviza.
Nedtfvou pâfs Baseabla de tç dire
De regarda Lorsque tu lou verras
Certain monsu Différent de lou z-autres,
ïte gris TÔtu ; To l'épi au eu.
ré, i dîoun, De vez la Guilloteyrêf
Dine Montbrisoun Tenu petit garçoutt ;
Ma riotrigant Si bian a sobu foùaire
Le charlatan, Qu'o ré bien opulent.
Youé par pansa Lou blessés, lou malades,
Quand do coumbat I tournarant vira.
Peu tu verra Un autre homme h tônsûf ê,
Par entarra.
Si n*en garissont pa^S.
Ique les gens Fariant trembla, je j^ense^
Dix regimons.
Si la garro n'ayons.
De Tennemi N'avons plus ron' à craindre
Dine nous fouï, Tant sount boun fusili*.
Nous n'avons pas besoin de dire que ce noel fut estimé dans le temps'^àcause de la vëritë des portraits. L'air sur lequel les anciens le chantent, lui donne encore beaucoup de charme; mais récriture détruit presque Teflet des rimes, qui ne sont absolument faites que pour l'oreille.
CHAPPUIS (Claude), seigneur de la Goutte^ conseiller du roi aux bailliage et sénéchaussée de Montbrison, où il était né, a fait imprimer
La morale de Gatoo. — * Paris, 1653.
COTON (Pierre), célèbre jésuite, qui devint confesseur de Henri IV, puis de Louis XIII, naquit en 1564 «à IN^ronde, dont son père était gouverneur. C'est à lui qu'on attribue cette ré-^ ponse admirable : Henri IV lui demandant un jour s*il lui révélerait la confession d'un hommîâ qui aurait dessein de Tassassiner : — «-Non, sire, «dit-il; mais je mettrais mon corps entre vous « et lui. » Consulter pour sa vie les longs détails contenus dans la Biographie universelle et dans rhistoire de France.
Il eut de grandes disputes avec les protestants, et nous a laissé plusieurs ouvrages de contro^ verse, entre autres : Institution catholique, Ge^ nkve plagiaire, et un Traité Du sacrifice de la messe.
Plusieurs auteurs ont écrit la Fie de Coton, qui jouit dans son temps d'une colossale réputation de science et de vertu. De la Mure, qui était son petit neveu, nous a aussi laissé des notes manuscrites sur ce personnage illustre^
• DE LA MURE, voir Mure.
DELÂNDINE, bibliothécaire de la ville de Lyon, naquit à Néronde. Nous le plaçons ici, quoiqu'il ne soit mort qu'en 18.., parce qull
Biographie. 5
atait écrit avstnt la révolution. Il fut député du tiers-état du Forez aux états généraux» et depuis se trouva mêlé aux affaires politiques* Gomme il avait adopté le parti royaliste, pour prix de ses services, il fut annobU et décoré en 1815 par Louis XYUL Voki k liste de ses ouvrages, qtd sont en gér ^ n^al peu estimés des bibliomanea :
Éloge dé Philipt)e d'Orléans. — i77B, in-».»
Dissertation bistorique sur les antiquités de la Bresse .€£t de Lyon. — 17S0, in-S.»
Dissertation historique sur. une statue de marbre
. trouvée à Lyon.
Observations sur une statue antique découverte en Normandie, — In-4.o ^
Hommage à la mémoire de l'abbé Bourdelin. — 1783f în-8.*>
L'enfer des peuples ancieBSi «mi histoire des dieux de Tenfer. — 2 voL in-12, 1784.
Cet ouvrage a été traduit en anglais, et valut
à Tauteur l'admission dans la société royale des
antiquaires de Londres*
t)e la milice et garde bourgeoise de L;^ on. ^- 1786^ iii-4.<»
Conromies académiques. — 2 voL în-S.*», 1787.
Le conservate.ur, ou bibliothèque choisie de littérature, de morale et d'histoire4<-^4 voL in-i2, 1787-8;
Des états généraux, ou histoire des assemblées mstioi' nales de France. — 1788, in-S.»
De quelqœs changemmits politiques <^érés #a projetés en France, etc. — 1791, in-8.«»^
De la. conservation des sociétés littéraires dans k département. — 1792, in-8«»
Tàbkfla des prisons de L^oo. ^^ 1797, ili-8.«
î^oilr^au dictîoonâire kistorique (avec Cbaddcnl). -^ 1804-6, la vol. in-S.o
Mémoires biographiques et littéraires*^— 1816, in-8.<»
Catalogue de la bibliothèque de Lyon.
Cet ouvrage, qui n'a pas été achevé, se compose de 8 volumes in-8é^ C'est un catalogue raisonné des ouvrages existants daiis la bibliothèque de Lyon^ tant manuscrits qu'imprimés* Ouvrage précieux^ que nous considérons comme le plus important d'entre ceux du même auteuv. Il ne manque que deux volumes pour completter la collection, et ces volumes sont justement ceux de Thistoire. Nous ne saurions expliquer pourquoi la ville de Lyon ne fait pas achever ce travail. Malgré l'état d'imperfection dans lequel se trouvent toujours forcément ces sortes de catalogues^ il serait à souhaiter que chaque bibliothèque publique en ait un semblable.
DEVERNEY, curé de Néronde qui fit beaucoup de bien à ses paroissiens. Flous empruntons la notice suivante à Duplessy, qtd Ini-méme Tavait tirée du Com^rvateut* de Delandiné.
Devemey naquit à Lay, près de Roanne, d'une famille riche; il abandonna son droit d'aînesse et un héritage immense pour devenir simple curé, en 1750. Dès le^ premiers ^ours de
âa possession» il abolit tous droits d'offrande, de qnètes, de baptêmes et d'euterrementsf.
Dans les années désastreuses, il remplissait ^es
greniers de chanvre, de blé, et de toutes les productions usuelles; après les avoir acheté cher, il les revendait à un prix modëré. Il maintenait ainsi l'équilibre entre les récoltes et les besoins ; il encourageait au travail, qu'une libéralité entière aurait pu faire négliger; il soulageait l'infortune publique, et semblait dispenser par un payement insuffisant de la reconnaissance qui lui était due. L'hiver, il établissait des feux en divers ateliers. La toilerie étant de venue moins florissante dans les montagnes qui l'entouraient, il court à Lyon chercher un genre d'occupation plus avantageux, et ramène un ouvrier habile, qui ayant longtemps dirigé les travaux dans les échelles du Levant, vint apprendre aux habitants de Néronde l'art de filer et d'ouvrer le coton. Chaque semaine il faisait donner cent livres de pain aux pauvres; chaque année il leur distribuait des vêtements de toutes espèces. Le presbytère étant devenu inhabitable, il en fit construire un nouveau à ses frais. Un revenu de quatre mille livres suffisait pour faire tant de bien ; mais Deverney, économe pour lui-même, savait aussi répandre ses charités avec sagesse. On n'a pas besoin de dire qu'un tel homme n'était pas fastueux. Le premier dimanche de chaque mois, il invitait à sa table douze habitants vertueux ; c'était un tribunal domestique oii venaient s'éteindre les inimitiés personnelles, et se terminer tous les procès.
£T BIBLIOGRAPHIE. il
Deverney avait fait une excellente analyse de l'histoire ecclésiastique, un abrégé du corps de droit canonique, plusieurs volumes de sermons et de méditations. À sa mort, il ordonna de brûler ses manuscrits, ce qui malheureusement fut exécuté* Ce modèle des curés mourut en 1777.
DEVILLE (Jacques), ecclésiastique, a fiait paraître quelques ouvrages de piété peu estimés..
DUGUET (Claude), père du célèbre Jacques Duguet, était né à Feurs ; il eut la charge d'avocat du roi au bailliage de Montbrison, et y jouissait de la plus haute réputation comme homme intègre et savant ; il était l'arbitre ordinaire qu'on s'accordait à choisir dans les affaires importantes. On a de Itu quelques pièces détachées, entre autres, une Harangue imprimée à la fin du deuxième volume des Arrêts de Henrys. Sa femme était une personne de beaucoup d'esprit et de jugement. Us firent donner à leurs enfants une bonne éducation.
Jacques-Joseph Duguet, le huitième, naquit à Montbrison, en 16&9; il Gt ses études avec succès dans le collège de l'Oratoire de Montbrison, et entra dans cette compagnie en 1667.
Pendant qu'il étudiait, VAstréé lui . tomba entre les mains ; quoiqu'il fut encore fort jeune, et qu'il n'eût pas fait sa troisième, il se mit à composer un roman de ce genre ; mais l'ayant
n BIOGRAPHIS
montré à 3a mère» elle le blâma : « Vous seriex « bien malheureuK» mon fik, û vous faisiez un tf si mauvais usage des talenls que Dieu vous « a donnés. » Pour lui montrer sa soumissioui il jeta son livre au feu, et il n'en fut plus ques* tion» Quelques personnes auxquelles il l'avait montré lavait trouvé fort bien.
On l'envoya d'abord professer la philosophie à Troyes, et on le rappela ensuite à Paris, oii il fut ordonné prêtre. Ce fut alors qu'il commença des conférences sur l'histoire ecclésiastique. Sa situation fut assez tranquille jusqu'en 1686 ; mais à cette époque il se crut forcé par ses opinions de sortir de l'Oratoire. Ce corps avait rendu un décret pour proscrire le cartinan^tne et lejansifiisme; assez adroitement on avait mêlé dans cette proscription le philosophe Descartes avec le système de Jansénius. Ce fut l'attachement à ce dernier qui engagea l'abbé Duguet à quitter la congrégation ; car il se retira à Bruxelles, auprès d'Arnaud, qui était alors considéré comme l'oracle du parti janséniste. Pour avoir d'amples détails sur la vie de notre compatriote, il faut consulter les livres de disputes de cette époque» nous nous contenterons de donner la liste de.ses ouvrages : ils sont nombreux, beaucoup trop peut-être ; cependant ils sont généralement estimés des ecclésiastiques. U y règne un ton d'onction et de philosophie morale qui leur a souvent attiré la faveur des
£T BJLBUOGRAPHIE. ^}
deux opinions. Ses Ea^UccuioiM dela^J^tUe $qjx\ très remarquables. Vue ^lo^iiiepce riche et 4%°^ du sujet s'allie dan? cet ouvrage à uae grande simplicité de raisonnement» Ce fut le jEriiit ^e^ conférences que l'auteur faisait k Saint-Roc)^ avec Tabbé d'Âsfeld, et qui eurent dans le tempjs beaucoup de vogue et de réputation.
Traiié de la prière publique, etc. —Paris, 1707, in-12. fi^ÎTnprtW plusieurs foiSâ
Traité sur les devofrs d'un évèque. -^ Gaên, 1710.' *
Règles pour llntelligence des saintes Écritures. — • Pacis, 1716, Iq^12. Attaqué par différents. auteurs.
Bé&itatiQn du système de Nicole toueliaDt la grèof universelle. — Brochure in-12, 171*6.
Traité des scrupules. — Paris, 1717, in^lS.
Lettres sur divers sujets de morale et de piété. — Réimprimé,
Pensées d'un magistrat sur la déclaration qui doit être portée au parlement. — Brochure in-4,*
Conduite d'une dame chrétienne. «^Paris, 172^, in^^C
Dissertations théologîques et dogmatiques sur les exorctsmes, «te. -—Paris, 17279 io-lSt^
Caractère de la charité d'après ^aiat Paul, -r Jdem, -
Maximes a]>régées sur les décisions de l'église, etc».
^ Explication du mystère delà passion. -^ 2 vol. iodSf Paris 1728.
Réflexions sur le mystère de la sépulture, ou le tombeau de Jésus-Christ. — Paris, 1781, in-12.
Oovrage <les six jours, -— 1731, 4n-12.
C'est le commencement àe près de 90 yoè.
d'Eû^tHcatùms des différent» Uvi«s <fe la Bible«
Traité des principes de la fiot chréiàiéniie. — Paris, 1736, 3 vcxl, in-12.
Institution d'un prince. — 1739, in-4.»
Cet ouvrage, réimprimé atrec la vie de Tauleur, est un des plus remarquables de Dnguet. n fut écrit pour le fils du duc de Savoie, destiné & monter sur le trône d'Espagne, Pensées sur les spectacles. — In «12.
Conférences ecclésiastiques* — 2 vol* in-4.o
Il mourut à paris le 25 octobre 1733, à Tâge de quatre-vingt-cinq ans, estimé pour ses connaissances et ses vertus de ceux mêmes qui ne partageaient pas ses préventions. Il montra toujours beaucoup de zèle et de piété. Monsieur André a publié
Esprit de Duguet, ou précis de la morale chrétienne tirée de ses ouvrages. — Paris, 1764, itt-12.
Dnguet est enterré dans l'église Saint-Médard de Paris, à côté de Nicole qu'il a réfuté. On voit encore au bas des marches de la grande entrée du chœur trois marbres noirs; il est placé sous celui du milieu, sur lequel on ne peut plus rien lire de cette épitaphe, qu'avait fait placer une de ses parentes : « Ici est le corps de Jacqnes- <c Joseph Duguet, prêtre du diocèse de Lyon, « né à Montbrison, en 16^9, mort à Paris, le « 25 octobre 1733. »
DULAG (Aliéon^Jean-Louis), avocat, La
Biographie universelle le dit natif de Lyon ; mais dans ses ouvrages il semble dire qu'il est du Forez, et même dans un manuscrit que possède la bibliothèque de la rue Richelieu, et dans
lequel il porte nn jugement assez sëyère ^ar
Saint-Étîenne ^9 il se désigne sous le nom de
pairiophiley qui montre qu'il était Stéphanois ou
au moins Forézien, et on ne peut qu'être con^
firme dans cette opinion en lisant les Lettres à
une dame, qui commencent ce manuscrit en
deux volumes in-&,^ intitulé :
Observations topographiques, physiques et critiques sur le climat, etc., de Saint-Étieune, par un patriophile*
AUéon Dulac était avocat à Lyon ; il quitta le barreau^ et prit la place de directeur de la poste aux lettres à Saînt-Étienne, pour pouvoir s'adonner à rétude de l'histoire naturelle. La JBiographie universelle dit qu'il mourut en 1768 ; mais nous pensons qu'il est mort plus tard*
AUéon a fait imprimer :
Mélanges d'histoire naturelle. - 2 vol. petit in-8.% 1762. Réimprimé.
Mémoire pour servir à l'histoire naturelle des provinces du Lyonmis, Forez et Beaujolais. -^ 2 vol. in-12. Lyon, 1765.
DULAC, oii mieux SONYER DU LAC (Jean- Baptiste) , avocat du roi aux bailliage et sénéchaussées de Forez, séant à Montbrison, dès Tannée 1762, et conseiller du roi en 1788, na- , quit à Saint-Didier en Vêlais, frontière du Forez.
On a de lui :
Observations sur l'état ancien et actuel des tribunaux du Forez, etc. — Paris, 1781, ia-8.o
1) Voir Chàpelou.
2ê BIOGRAPHIE
Cet ouvrage contient de précieux docuBieatt
pour rhistoir^ de notre province. On y tronve
des aotices biographiques, et des dissertations
sur les droits seigneuriaux.
Questions de droit en rapport avec la jurisprudence des pays de droit écrit. — 2 voL iQ-4.<'
Rapport des coutumes du Forez avec le droit romaio, et arrêts qui les concernent. — In-4.^
Rapports des poids, mesures et monnaies usités dans les anciens terriers^ avec les mesures, poids et monnaies royaux. — In-8.°
Mémoire sur les convulsionnaires. — In-13.
Cette secte avait fait de rapides progrès dans le Forez, et Sonyer composa son livre à la prière de son frère, alors vicaire général de Lodève, chargé de faire un rapport sur ces fanatiques.
Sonyer mourut le 2 août 1792, accablé d'infirmités.
Hector Du Lac de la Tour-d'Aurec (ce
sont les titres qu'il prend), son fils, né à Mont-
brison, publia un •
Précis historique et statistique sur le département de la Loire. — Le Puy, 1807, 3 vol. in-8.°
Cet ouvrage, qui fut en grande partie tiré des manuscrits dont il avait hérité de son père, a donné à Hector l'occasion de montrer un grand fonds de vanité. On y trouve cependant quelques renseignements, mais ils sont môles à beaucoup d'erreurs qu'un peu d'attention oa de réflexion aurait fait éviter.
Six ans après, Hector fit imprimer le premier
Tokune d'un travail du même genre qu'il entre*
prit pour le département de la Haute-Loire»
L'ouvrage est intitulé : m
Histoire do département de la Haote-Loire (Vêlais) : canton du Puy, — Le Puy, 1813, in-S.*»
Ce second travail est aussi peu approfondi que le premier* La partie historique surtout contient plusieurs erreurs capitales, comme celle qui met Saint-Chamond au nombre de& religion* naires» dans les guerres civiles du seizième siècle.
Ces éditions, qui ne se vendirent pas, sont devenues rares, parce que la famille d'Hecto{ les emporta à Paris, où il est mort lui'^même»^ après avoir dissipé dans ses spéculations litté-^ raires ou autres une assez belle fortune qu'avait amassée son père*
DUPUY ou DU PUY. Ce nom s'est rendu fort illustre dans notre pays* La souche de cette' famille était à Saint-Galmier*
François Dupuy, général des chartreux en 1502, était natif de Saint-Bonne t-le-C h iteau, dont il fit bâtir Téglise* On dit de lui qu'il fut jurisconsulte et théologien solide* U est auteur du Catena aurea super psalmoi, imprimé à Paris en 4520 et 1530, et d'une vie de saint Bruno, qui dut sa canonisation à ses soins*
François mourut le 17 septembre 1521*
Clément Dupuis, naquit à Saint-Galmier et alla s'établir à Paris, où ' il exerça les fonctions
d'avocat au parlement* Il se rendît célèbre par ses talents et ses connaissances dans le droit.
Claude Dupuy, fils du précédent^ nac[uit à Montbrison vers i5&5. U resta jeune sous la tutelle de sa mère, Philippe Poncet^ qui eut grand soin de son éducation, qu elle confia à Turnèbe, Lambien et Dorât. U apprit la philosophie et étudia le droit sous le célèbre Cujas. Voir la Biographie universelle pour les détails de ia vie. Beaucoup d'hommes illustres lui ont consacré des éloges, et un de ses amis en a fait un recueil qui a été imprimé.
Pierre Dupuy, fils du précédent, jouit aussi d'une grande célébrité ; mais nous ne sommes pas certains qu'il soit né dans nos pays. Nous renvoyons à la Biographie universelle ceux qui pourraient désirer avoir la nombreuse liste de ses ouvrages, dans la composition desquels il fat aidé par un de ses frères.
DURDILLY (Jean), né à Montbrison, docteur en droit, capitaine châtelain de Ghambéon, a fait imprimer à Montbrison, chez JeanVernoy, un ouvrage de jurisprudence, ayant pour titre :
Règles et maximes bénéficiales sur les matières ecclésiastiques, — 1654, iD-4.o
DURELLE (Jean), religieux minime de Tordre de saint François, né à Saint-Just-en- Chevalet, a fait imprimer quelques ouvrages de piété, entre autres :
Philosophia christiana. — Lyon, 1626.
DURET ou DURRET (Nicolas), astronome, né à M ontbrison en 1590. II professa les mathématiques à Paris, obtint le /titre de cosmographe du roi, et fut pensionné par le célèbre cardinal de Richelieu.
On a de lui :
Nouvelle théorie des planètes conforme aux observations de Plolemèe, Copernic, etc. — Paris, 1635.
Primi nobilis doctrina duobus partibus contenda, epbemeris,ab anuo 1638 ad annum 1642. — Paris, 1638, in-4.o
Première- partie des tablettes richeliennes, etc., latin et frauçois. — Paris, 1639, in-folio.
Supplément des tablettes richeliennes. —Londres, 1647, in-folio.
Traité de la géométrie et des fortifications, etc« — Paris, 1643, in-4.o
Tous ces ouvrages sont oubliés.
DURRET (Noël), cordelier, né à Montbri-
son, est auteur d'un
Recueil des œuvres admirables de tous les ordres religieux. — 1647.
DUROSIER ou DU ROSIER (Jean), religieux, né à Feurs. De la Mure est le seul qui en parle. Il lui attribue quelques ouvrages de piété, et entre autres,
La consolation des honnêtes gens. — Lyon, 1640.
DUVERDIER ou DU VERDIER (Antoine), seigneur de Yauprivas, né à Montbrison, en i5i!i/ï, fut conseiller du roi, et élu sur le fait des guerres, aides et tailles au pays de Forez,
homme d'armes de la compagnie du séaéchal
de Lyon, coDtrôleur général de la même villes
et gentilhomme ordinaire de la chambre du roi»
Daverdier, dans sa jeunesse, avait cultivé b
poésie, mais de ses opuscules poétiques, il n'a
publié que quelques pièces très médiocres, qu'il
a iosérées dans son grand ouvragée II avait une
belle bibliothèque d'ouvrages italiens, français,
espagnols, grecs et latins, et sctvait tous ses livres.
Quant aux ouvrages qu'il a écrit, nous n'aurons
qa'à copier la liste qu'il en a donnée.
La prosographie, ou descrîptkin des persounages insigaeS) etc», avec les effigies d'aucuns d'iceux, et braves observations de leurs temps, années, faits et dits. — Lyon, 1573, in-4.o
Il augmenta cet ouvrage de trois faU davantage^ et la nouvelle édition publiée par son fils parut en 1603, en 3 volumes in-folio. <( C'est un assez « pauvre ouvrage, dît la Biographie universelle, <i dans lequel il a placé quelques particularités « sur les savants de son temps, qui ne sont que « là, mais qui sont en fort petit nombrer » De la Mure, qui était parent de Duverdier, cite souvent cet ouvrage comme contenant des renseignements sur Fhistoire des comtes de Forez.
Les diverses leçons d'Antoine Duverdier, suivant celles du père Messie. — Lyon, 1576, iû-8.»
H y a eu difTéreiiteS édftionsr et variantes de cet ouvrage, qui est le fruit des kciuresde Duverdier, et cQvers extraits des aoteufô grecs, latins et itaKtiis.
ET BIBLIOGRAPHIE. n
Le coBQpseotiqne, ou traits faeétieax.
U y a des raisons de croire que cet ouvrage existe, puisque Duverdier le fiite comme imprimé chez /Jean d'OgeroUes, iSSiï, in-i6 ; mais aucun bib^ographe ne Ta vu, et Nicéron et Lamonnaye disent que tout ce qu'on en peut voir consiste en un petit nombre, de contes imprimés en treize feuillets in-16, en 1592, à la suite des Escraiynes dijonnoUes de Tabouret*
La bibliothèque d'Autoioe Duverdier, conteDant le catalogue de tous Içs auteurs qui ont écrit ou traduit en françois, avec le supplément latin, etc. — Lyon, 1585, in-folio.
A la- suite de sa Bibliothèque françoige, Duverdier a donné un Supplemeniian epitomen biblioikêem ^ Gesnerianœ. L'édition de Duverdier donnée pax Rigoley, en 1772, laisse encore beaucoup à désirer. De la Mure attribue encore à Duverdier :
Les omouymes, poème satyrique des mœurs du siècle, imprimé à Lyon, en lô7â, chez le célèbre Gri£Qnus.
Questions éoigmatiques. -^ Lyon^ 1568.
La misopolème.
Traduction de Sénèque. — Lyon, 1584.
]\f aïs il n'en a pas parlé, et c'est une forte raison pour douter qu'il en soit auteur»
U mourut à Duerne, le 25 septembre 1600*
Claude Duverdier, fils du prêchent, naquit à Montbrison, eo 1566» < Claude voulut être «amear, fitt mauvais poète, et plus mauvais « critique, gouverna mal les grands biens que
« lui laissa son père et se ruina* » Il traîna ensuite une vie obscure jusqu'à sa mort^ arrivée en i6&9« — On a de lui :
Le Luth, poème ; Rien, poème.
Son père a inséré ces deux pièces ^ns sa Bibliothèque, et a donné le titre de six autres que Claude avait composées. -
Peripetasis epigrammaium variorum latinà oratîone solutà expressorum. — 1581, in-8.o
On trouve dans ce volume quelques autres poésies de Claude, et une traduction latine du discours ou dialogue de Catherine Des Roches, sur la pauvreté et la faim.
Discours (en vers) contre ceux qui, par les. grandes conjonctions des planètes qui se doivent faire, ont voulu prédire la fin du monde devoir lors advenir. — In-8.s 1686.
In auctores penè omnes antiquos potissimum censionesetcorrectiones. — Lyon, 1686 et 1609, in-4.«
Ce n'est qu'un titre éclatant sous lequel il n'a donné qu'une déclamation d'écolier» Ses remarques portent sur environ deux cents auteurs. Il reproche à Virgile de ne pas parler latin, et ne ménage pas son propre père, qu'il blâme d'avoir publié sa Bibliothhqm. Plusieurs auteurs ont réfuté son ouvrage.
U y a un autre Duverdier (Gilbert-Saulnier) dont les bibliographes n'ont pu découvrir le lieu de. naissance. IL a souvent été confondu avec Antoine, et Claude.
ET BIBLIOGRAPHIE. tl
DUVERNEY (Joseph-Guiçhard), célèbre anatomiste, né à Feurs, le 5 août J648. Après avf'ir ëltidlé la médecine à Avignon, et s'y être fait recevoir docteur, il vint à Paris, où. il se livra avec ardeur à renseignement ^elanatomie. Ses talents dans cette science ne tardèrent p^ à lui acquérir une grande réjMitation, Voir le? lo«g3 et curieux détails que contient la Biographie untoer^ellf, concernant la v^e dç ce^e illus|rf 7 tien européenne. , ,
Duyerney moqrut à l'âge de, .gt\ûtre^.vingtdeux ans, sans -^voir pu aclieYef tpus les ouvrages qu'il avait, praj^ués; mais ceux qu'il a terminés, et que noua indiquons .ci-jJessg.i^.s, sont classiques aujourd'hui, el 1rs deux premièfs Qlit ,ifij, trajduilts en plusieurs langups.^ ^ :.v ...o'>.
Traité de l'organe de Touïe. — Paris, 1688.
.X^ailê des maladies des .os. Vf-.^a^riv 17514 A vol.
Œuvres anatomiques. — Paris, 1761, 2,;icol. inr^t'' ^
ÉPINÀC (Pierre T>'),archWêqiie de Lyon, cpiiiSe rendit £prt' célèbre dans l'e.tempk dé la lig<»ei U aaqiiitusn IdùO, au château d'Épinae, tra /mieux d*Apinac, près de Saint-Bonnet-l^ Château. II descehdaiÉparallianceâdes premières iamilles du pajis ' (Âli)on,^Saiiît'^Priesty' ett«). Son père fut le premier de sa Camille qui changea le -nom d'Apio^ ^wv; çeii^r d'Ëspinao *oa ^'Épinac; mais le ^qflfid'Apipgç.qi^ prévalu ç|t
Biographie. S
ii BIOGRAPHIE
est ètïtoTB t^lni dû ôhâteàu, cât tifi^nt à k ligue masculine elle s'éteignît avec Tarchètêque.
Pat le Crédit de son onde d'Âlbon, alors atfehevêque de Lyon, Pierre fat nommé à l'âge de dix ans, chanoine et comte de Lyon, etc.
IV là monde cet oncle, il fut lui-même élu at thevê^ue à Sa placé.
D'Épinac d'abord fevori de reffémînéHenri ni, devint ensuite l'âme de la ligué. Voir l'histoire de France et un article biographique très déxâîUé,' dû à monsieur Pé'ticaud, et inséré dans le tome !X des Àrmatei statisHqïiéÈ du Rhofïe. ^' -Soâf DUtoun prononcé aux états de Blois, ijU'il p'résida en qualité dé primat des Gaules, ihkprimé d'abord en 1577, et réimprimé plusieurs fois^nsuite^ fut dite dans lé temps comme admirabl^^ : . •
' FAIiGQ}>{ET <ÂNDRÉ), conseiller et médeciti ordinaire du roi; etc., natif de Roanïie, est autfeuf^'uii' ' «^
,. TraUéjsarJec^içarbiil. -*Lyoii> 1641.
' De la Mare dût de loi : «Cei grand homn»^ ,«plem d'érudââibn et de géhérosité» s'est rMda « iWIe comiiiiun des gens de lettres ten cette ^p^rorince, ett^'esl à.hnià qui «st dédié le beat .fliTfe de iteédecine'iii&/àu< jouir par Pienè > ^onliér» médecin f orézieiu i» .
FLEORIÉfe DE LA fOURKETTE esi l'aû tieutifl'iiû.oùvtàgë ânbriytiife puKlië îà Lyoû, en
47709 ivH8«^» intitulé : Voyagé eu moni Pilai, ATet des obserrations sur l'histoire naturelle de cette montagne» etc.
Cet ouyrage ne traite que de Thistoire natu^ relie ; un travail analogue avait été fait par le Lyonnais Du Ghoul, et imprimé à Thurio^ en Tannée 1555^
GONTIER (Pierre), né à Roanne, di il exerçait la profession de médecin, fut conseilleur et B&édecia ordinaire du roi. Il a fait imprimer un ouvrage intitulé :
Ëitercitationes hygiestîcae. — Lyon, 1663»
Il promettait aussi un Lexicon medicum; mais nous ne savons si cet ouvrage a été imprimé.
QOUFFIEfi. Celte famille s'acquit une grmde illustration dans uo3pajr$. Nous avons vu qu'elle posséda le duché de Roannais»
Arthds de Gouffier, connu ^ans iliistotre sous le nom Vomirai B^nnweiy naquit dans te château de Boîsy, appartenant & >son père^, Goillaume ide Gouffia*. Il fut, dit Braoï^me, Mieu bonne réputation auK armées et ^VA «guerres aur^deià les monts, 6à il fit &on ap*tt prentissage, et pour ce le roy le prit en grandie «vaiDitië, estant d'ailleurs de fort gentil et subtil 'k esprit, et très habile, fott inen disant, fort •ét^eau et agréable. » Nous penrojons è fhis^ toite 4^ Fvanee et à )a BiograpbU ufrit>4r$elh.
H BIOGRAPHIB
La bibliothèque de la me. Richelieu possède up recueil manuscriten deux. volumes in-foKo de lettres diplomatiques de Tamiral Bonnîvet, écrites pendant son ambassade en Angleterre.
GRIMEAUX (Gilbert), né sur la fin du seizième siècle, à Saint-Haon-Ie-Chàtel, est auteur de quelques ouvrages de piété, comme :
<La lilhurgie sacrée.
CérémoDie^de la sainte, messe.
JÉiloge funèbi^e du cardinal de Surdis. — Bordeaux,
GUEYDET (Pierre), né à Montbrison, curé de réglîse Saint-Pierre de cette ville, a fait imprimer
Pensées théologiques. *- Lyon, 1645.
HENRYS (Claude) naquit à Montbrison, au cotnmencement du dix-septième siècle. Après avoir montré beaucoup d'ardeur et d'application dans ses études, qu'il fit à Lyon, il développa Qu barreau un talent qui annonçait d'avance la célébrité à laquelle il s'éleva dans la suite*
Appelé aux fonctions d'avocat du roi au présidial de Montbrison, en 1638, il les exerça pendant près de dix ans, et s'y étant distingué par les talents et les vertus qui recommandent un magistrat, il reçut un témoignage particulier de considération du roi, qui, en supprimant le présîdial^ lui conserva, néanmoins la même p^ce ait bailliage, bien qu'elle fut occulpée.: il
ET BIBLIOGRAPHIE. i7
dut sans doute cette faveur au chancelier Seguier, qui Thonorait de son estime. Ce chancelier frappé des graves inconvénients de la div'ersité et de la contrariété dans la jurisprudence des parlements, conçut le projet de la rendre uniforme. Il appela auprès de lui les plus célèbres jurisconsultes, et notre Henry s né fat pas oublié. La disgràce^ du chancelier fit abandonner ce projet.
Henrys était profondément versé dans la connaissance de rhistoire et de la diplomatie, et il fîit souvent consulté par les ministres de France et de l'étranger sur des questions de la plus haute importance. Les écrits que ce magistrat a laissés montrent des idées très avancées sur la législation. Le droit romain, qui régissait notre province, avait fait Tobjet principal de ses études, et c*est sans doute ce qui lui fit adopter l'opinion erronée que les lois romaines formaient le droit commun de la France; opinion qui fut développée par Bretonnier, son commentateur.
Henrys fit un recueil d'Arrêts dans lequel on remarque de savantes dissertations sur les questions de droit les plus controversées de son temps. La première édition de ses œuvres, en 2 volumes in-folio, publiée en 1638, fut suivie d'une seconde, qui fut épuisée en foit peu de temps, et d'une troisième, après la mort de Tauteur. En 16^3, monsieur Boucherat chargea
a» BIOGRAPHIE
uû des petits-neveux de Hénrys d'en donner tuné quatrième édition, qui pahit seulement en 1708^ avec les observations de Bretonnter, en U volumes in-folio* Terrasson, avocat de Lyon, travailla à une nouvelle édition, qui parut en i7S8; on en fît une sixième en i772« On ne peut donner une meilleure preuve de Texcel-»
lence du livre. Les deux dernières éditions ont fait négliger les premières.
« Les ouvrages de Henrys, dit la Biographie « tmweneUti sont remarquables par la profon* « deur et la solidité du raisonnement, la mé*- « thodé dans la discussion, et Tapplication judi-» « cieuse des autorités* » On doit reconnaître cependant que ses écrits sont un peu empreints de l'esprit sicholastique qui distinguait alors le barreau.
' Henrys a laissé d'autres ouvrages, comme :
L*bomme-Dieu, ou parallèle des actions divines et humaines de Jésus-Christ. — Lyoo, 1645.
Plaidoyers, arrêts et barangues.-^Lyoo, 1658, in4.<»
Henrys mourut en 1662. Pendant toute sa vie il fit preuve de tant de désintéressement, que malgré tous ses travaux, ses enfants n'eurent qu'un modique patrimoine.
On plaça en 1786 au revers de la chapelle où il avait été enseveli, dans l'église Notre- Dame de Montbrison, cette épitaphe, dont il ne reste rien :
Hîc jacet, qui nonquam pre (lablico jâcttit.
£T BIBUOQRAPHIE. |»
Claudiqg Henrys, Monthrisonnensis^ în Se^u3iaQâi Curiâ patronus regius,vir ^emplex ettimens Deuio, Tfaemiâîs oraculum, cujus mens scientiarum Officioa coDsilio claruit ; Homo Deus,
De quo mira scripsit, Yitam ejus coronavit anno MDCLXII.
Sic renovatum am^ MOCCLXX^VL
JANIER (Léonard)» né à Saiat-Étienne, est auteur de quelques ouvrages de piété, entre autres :
Probatioa des saints saerement^ de l'égfise eatfa^lîqu^
et rooiaiae. «^ Paris, 1^67.
LACHAKE, voit Aix.
LAGRANGE ou LA GRANGE (Jean de), né au château de Pierrefite, eo Roannais» d'à-» boïd religieux de Tordre de Saint-rBenoit» obtifit ensuite Tabbaye de Fécamp^ en Normandie* En iâ51^ le pape Innocent l'envoya en Espagne» pour y traiter de la pais entre les rois d'Arragon et de Gastille. Après cette importante négocia-^ lion, Charles Y, dit le Sage, le fit surintendant de ses finances, en 1370, et le créa chef de son conseil et ministre d'état. Il fut aussi évéque d'Amiens et cardinal» Lagrange était profondément versé dans la science du diplomate» U mourut à Avignon en i&D2.
LAMURE, voir Mure.
LAVAL ou LA VAL * (Antoine de), géographe du roi, capitaine de son Parc-Ièz-Moulinç,
^1 0^9 if^(î?rUt\)(jlç9 491)8 }*QrtbQgrap^e des nçins, dont çn a déjà
naquit à Gremeaux, vers d550. II était parent
de De la Mure, auquel il laissa de précieux ma*
nuscrits.
On a de Laval :
Paraphrase des Psaumes.
Le grand chemin de l'église catholique.
Desseings des professions nobles et publiques. — Paris, 1612, iU'4.o. Dédié à Louis XIIL
Ce dernier ouvrage est très remarquable, quoique un peu dépare par rascéûsme de Té-* poque. On y trouve, outre une histoire de la maison de Bourbon, dédiée h Henri IV, plusieurs leçons de politique et d'éducation, qu'il av^'^ écrites pour son dernierrils,auquel il les adressé. Antoine de Laval nous apprend aussi, dans une admirable préface, qu'il avait employé avec succès, pour faire apprendre les langues anciennes h son fils aîné, une méthode assez semblable à celle de Jacotot,
« Ainsi le faisois-je jouer avec les létres, et « y éloît si aise, qu'il n'avoit point de plus grand « plaisir au monde; mais j'y mélois de petites « pointes d'honneur, de prix, d'émulation, de «promesse, de honte. Despautere étoit banny «d'autre nous, avec ses règles dont il y an a «qui tienuenl plus de la métaphysique que de « la grammatique ou grammaire. A quoy faire
¥u tant d'exemples, Ticooent de rirrégalarité de l'oilhographe alors, et surtout de la manie de traduire les noms propres. Laval, par exemple, est écrit en latin Valubos... — Nons plaçons tonjoiin en première ligue rortoipraphe qui nous a para la menieure.
ET BIBLIOGRAPHIE. «i
« donner la gène aus anfans ? Pourquoy les reu buter de ce où Ton les doit apeler par la facile lité? J aime mieus qu'il aj^t la mémoire pleine «de bonnes autorités pour reglerce qu'il veut « dire, que non pas des règles de ce bouquin, « lequel aussi bien il oubliera dans trois jours. « Une oraison latine n'est pa$ bonne, pour être a selon les règles de Despautere ; mais cet € ëpouvantail des jeunes eprits la maintient a bonne, pour ce que Ciceron, Tite-Live, Se- « neque, Pline ou Tacite parlent ainsi. £t pour* «( qiioy ne l'aprandra mon fils aussi bien chez
".es riches auteurs que de s'aller rebuter dans
«les énigme de ce vieil griniaud ?
« La sciance des langues n'est pas de celles qui « se contafntent des abstractions imaginaires ; « elle veut manier sa matière, t> etc.
Si on considère l'orthographe de ce morceau, on verra que notre compatriote voulait tout réformer en même temps; « mais ayant à corn- «battre la vieille rotine d'un usage qui s'est « acquis un ampire universel, » il fut sans doute comme ses successeurs en réforme, traité de difformateur*
De Laval joua un rôle important à l'époque ' des guerres de religion : il fut toujours du parti du roi, et y maintint aussi Ghazeron, gouverneur du Bourbonnais, qui hésitait ^.
1) Voir Hiitoire du Foret,
4t BIOGRAPHIE
MARGOTIN (Césah-August»), né à Saiot-.
Maurike-wr-Loire, prédicateur oixlinaire du roi» a fait imprimer plusieurs sermons, et ou entre autres, intitulé :
Le grand mystère des chrétiens. — ^ Paris, 166S.
MASSON. Ce nom jouit d'une grande célébrité en Europe dans le dix-septième siècle.
Masson père était un riche marchand de la ville de Saint-Gérmain^Laval, qui laissa ses enfants en bas âge. Leur mère prit soin de leur éducation.
pAPmE (Papirus) Masson, Taîné, prit ce nom lors d'un séjour qu'il fit près du pape, et peutêtre aussi, comme dit De la Mure, pour marquer « son amour des lettres, » afin de se distinguer de deux autres frères, appelés Jean comme lui. fl naquit à Saint-Germain, le 6 mai i5â^&. Il alla d'abord étudier à Lyon près de son oncle Girînet, chanoine de l'église Saint-Étienne. Voir la Biographie universelle pour les autres détails de sa vie. Il est auteur de beaucoup d'ouvrages peu consultés de nos jours. Voici les principaux; ils ont été réimprimés :
Annalium libri lY, quibus gestae Francorum expli-
cantur.
Libri VI, de episcopis urbis. ~ Paris, 1586, inr4*»
Noticia episcopatum Galliœ, qu» Fraacia est* — » Pa^
ris, 1606.
Historia calamitatum Galliœ.
Ouvrage assez curieux, inséré dans le Francorum scriptorum de Du Chesne.
Descriptio flumiDum Galliae.
Elogia ducum Sabundiae.
On doit encore à M asson la publication des Lettres de Gerbert, et des Œuvrer de Loup, abbé de Ferrières, et d'Agobard, évéque de Lyon, qu'il sauva d'une destruction inévitable, en rachetant le manuscrit, qui était entre les mains d'un relieur.
Papire Masson mourut en 161 i* Voici Tépitaphe, composée par lui-même, qu'on plaça sur son tombeau, dans l'église des Billettes, à Paris :
« Si sepulchra sunt domus mortuorum, Pa- « pirus Masso, Annalium scriptor, in hac domo « quiescit, de quo alii fortassè aliquid, ipse de «se nihil, quod olim qui hase legerît, illum « vîdisse cupiet. »
Jeân Masson, frère du précédent, devint archidiacre de Baïeux, puis aumônier du roi.Une liste des ouvrages de son frère qu'il a donnée, et qui fut insérée dans les Mémoire de Trévoux (mars 1705), en contient 95, presque tous latins, et à la rédaction d'une partie desquels il contribua. Il en édita même plusieurs après la mort de son frère. La Biographie universelle a eu tort de lui attribuer l'ouvrage intitulé : In auguratio Ludihvici XIII, qui est de Papire, auquel elle valut de la part du célèbre cardinal Baronius, son ami, une lettre d'éloge que De la Mure nous a conservée.
Jean a écrit :
Descriplio domus quae Conflans irulgô appellatar* — Paris, 1609, in-4.o
Histoire de Jeanne d'Arc. — Paris, 1612, in-8."
Vie de Jean, comte d'Angoulême. — Paris, 1613, ia-8«o ^Traduit du latin de Papire.)
Yîe de saint Ëxupére, patron de Baîeux. — Paris,
1627, in-S.»
Histoire des cardinaux français.
Il a encore écrit quelques ouvrages moins importants.
Jean, le troisième, fut appelé à Paris par Papire, auquel il succéda dans la charge de référendaire. Il s'occupa à ramasser « avec beaucoup « de peine et de diligence, dit Lacroix du Maine, «par plusieurs endroits les épitaphes, sépul- « tures, et autres choses très dignes d'une mé- « moire perpétuelle. »
MURE (Jean-Marie de la), prêtre, docteur en théologie, conseiller, aumônier du roi, sacristain et chanoine de l'église royale de Montbrison. Qu'on me permette d'entrer ici dans de longs détails. Ce n'est pas, comme on pourrait le croire, parce que les renseignements sur la vie de notre laborieux compatriote abondent que je serai long (car De la Mure, savant modeste, nous a laissé ignorer entièrement sa vie), mais parce que j'ai besoin d'entrer dans quelques développements que j'ai promis pour faire connaître la source de mes documents historiques. Considérant au reste cet éminent Foré-
sien comme le plus utile à son pays, qu'il a, pour ainsi dire» tiré du néant, je lui devais d'autant mieux cette notice, que c'est à peine si les grandes Biographies ont enregistré son nom.
De la Mure naquit au commencement du dix* septième siècle, dans la ville de Roanne, et non dans celle de Montbrison, comme quelques écrivains Ton dit. Sa famille joua un beau rôle dans notre province ; elle était alliée à plusieurs maisons nobles d'une certaine illustration. Son père mourut en 1637, et sa. mère, qui descen* dait de la famille Coton, en 16^7.
De la Mure était déjà docteur en théologie, chanoine et secréiain de l'église Notre-Dame de Montbrison en i65&. 11 mourut vers 1682, après avoir consacré quarante ans de sa vie à ses recherches historiques. Puissé-je donner à la mémoire du seul historien qu'ait eu ma province tpute la gloire qui lui revient. Oh ! difficilement on comprendra aujourd'hui cette vie calme et studieuse dans notre paisible cloîtra «de Notre-Dame. Aussi je m'appesantirai peu $ur les actes particuliers de sa vie intérieure, qvii fut toute entière absorbée par c$. travail si pénible et si honorable, dont à pejne jusqu'ici il avait reçu quelque récompense; car il faut le dire ses ouvrages furent peu lus de son temps. Heureusement le ciel l'avait. doté d'une fortune j|iû Jui pennit de faire Quelques s^çri^çes ; ma^
surtont ÏHjm doue d'une vocation biefi prolioncëe que ne pouvaient étouffer quelques dégoûts. Fils dëvoué, c'est sous son patronage que j'écris; pour moi seul j'ai reconstitué sa vie intime. J'ai parfois demandé des inspirations aux lieux qu'il remplit jadis de ses savantes méditations; mais c'est en vain : quand je touche aux dalles de son église, au sable de son cloître, malgré moi, je ne puis songer qu'à lui; mes yeux cherchent encore les traces de ses pas, et mon esprit s'occupe à faire un portrait idéal, dont la bonté est le principal caractère.
De la Mure eut le bonheur d'être puissamment secondé par les archivistes des maisons ireligieuses, qui étaient encore de son temps fort riches en documents historiques, malgré les guerres de religion du siècle ptt^cédent. On coia- *nak le lien fraternel qui unissait alors les efforts de chaque savent, et qui surtout dans les clotti^ ^encore en possession du monopole de l'étude), fractionnant le travail, le rendait presque agrédr ble* €e qui est à regretter, c'est qu'à l'époque 0& parut notre historien^ la langue n'avait ni la naïveté gracieuse des siècles précédents, ni la noblesse du siècle suivant, et peut*4tre devons- ^nons tejetet une pairie de la défaveur qin iie^ cueillit >se$ ouvrages sur la fatalité qui le fit naître •dans ce siècle insipide.
' Voici la liste des ouvrages de De k Mure , ^Ile quil l'a do^t»^ M nême % la Un de «i
SiOKùihhpie fùrizimné. Je trMSCiis ici tout le passage, qui est presque le seul où il ait parlé de lui :
....... Et parce que l'auteur de cet ouurage en est
luy ^meme natif, comme ayant la naissance en la ville de Roanne, il clorra, comme se reputant supernumeraire, ce catalogue, et rendant compte au public de l'employ de sa solitude, après Taquit de ses offices; il rinstruira icy de ce qu'il a mis au jour jusqu'à présent, sans ce qu'il projecte de publier, sous le juste Sentiment pourtant qu*il se doit à soy-meme, dans la teue de son indignité, que tout ce qui est party de toy ù'est estimable que pat sa matière.
Le prier-Dieu famillier, contenant des prières catoliques faciles et populaires, imprimé à Montbrison, 6bez Jean Labottiere, Tan 1656 ; et la même année, cbez le même, le Catalogue des personnes illustres de réglize royale et collégiale de Notre-Dame de Montbrison, et la Cronique de la très deuote abbaye des religieuses de Sainte-Glaire de ladite ville.
Là paraphrase du cantique du prophète Abacuc, faite par un ^ens d'adaptation, sur la conuersion de Tapostre saint Paul, imprimée à Paris, cbez Alexandre Leâselin, l'an 1658, sious le titre de : Saint Paul priunt ùprià ta etmuetsxon,
L'hi^tûife ecclésiastique du diocease de Lyon, traitée par ia suitte chronologique des vie& des reueréndiiifinies archeneques, comtes de Lyon et primats de Fràïice, imprimée à Lyon, che2 Marcèllin Cauterin, l'ati 1671, qui Tannée anparauent âuoit imprimé la Deicripâott sommaire qu'anoit dressé ce même auteur du rare cabinet d'étude et de piété qu'il a ornéf de cùrlûsîtt.
Les aotiquitez du deuot prieuré des religieuses d« Bcaulieu, en Roannois, imprimé dez Tanoée 1654; et du depuis plusieurs liures de prières et litanies.
L'histoire uniuerselle ciuile et ecclésiastique du pays de Forez, imprimée à Lyon pour première édition, chez Pierre Compagnon et Robert Taillandier.
L'histoire des serenissimes ducs de Bourbon et des illustrissimes comtes de Forez, diuisée en trois liures, et soutenue de prennes auten tiques, qui est le présent ouurage.
Recueil des plus mémorables antiquitez du chapitre illustre de Téglise métropolitaine de Lyon, traitées par la suitte des doyens, qui ont présidé à ce corps insigne des chanoines de Téglize et comtes de Lyon, encor en manuscrit.
Gronique de l'ancienne abbaye royale d'Esnay, k Lyon, en manuscrit.
Histoire de l'insigne parcelle de la vraye croix, reuerée dans le deuot couuent des religieuses de Saint-Tomas, en Forez, en manuscrite
Catalogue et calandrier des saintes et bienheureuses religieuses de Tordre de Cisteaux, en manus^ crit.
Illustrations généalogiques de la très ancienne et très illustre maison dTrfé, en Forez, en manuscrit.
• En tous lesquels ouurages, aussy bien qu'en cettuycy« l'auteur, en rendant ce qu'il doit à sa proression et à sa patrie, s'est proposé pour sa fin principale la gloire de Jésus Christ, qui ayant donné les premiers motifs à ces productions de sa solitude, en sera s'il luy plait l'apuy, le bouclier^ le rempart et l'inexpugnable deffense.
Salvator mihi murus et antemuràU» (Is., cap^ ^6#}
ET BIBLIOGRAPHIE. i9
Le Caiahguê de la grande bibliothèque de Paris attribue encore à De la Mure un Abrégé de la vie du pape Clément IV, imprimé en 1674» à Lyon ; mais c'est évidemment une erreur, car il l'aurait porté dans cette liste écrite en 1675, et dans laquelle se trouvent des manuscrits qui n'ont peut-être jamais été achevés^ Il n'a plus fait imprimer à dater de Tannée i67ù, où parut son Histoite du Forez, qui n'était cependant que comme son entrée en matière. Son dessein avait bien été de continuer cette publication, car il le dit lui-même dans plusieurs passages de cet ouvrage où il renvoie le lecteur k son Histoire des comtes de Forez, qu'il fit mettre au net en 1675, pour être ensuite livrée à l'impression ; mais sans doute que le peu de bénéfices qu'il fit avec son premier volume le dégoûta. Il parait même qu'il avait compté sur plusieurs édi-^ tions'de son Histoire du Forez, pour se dédom-mager des sacrifices énormes que deoiandent ces sortes d'entreprises, puisque, parlant de cet ouvrage, il emploie cette réticence : imprimé pour première édition chez. • • Mais depuis deux cents ans ce sujet semble avoir été oublié, et cette première édition est toujours Tunique livre que nous ayons sur notre histoire. Il faut même qu'il ait été tiré à un assez grand nombre, si on en juge par celui qui est encore en circulation. Il est impossible de dire si De la Mure écrivit encore dans l'intervalle des sept ou huit ans
Biographie. 4
qui s'écoulèrent jusqu'à sa mort ; mais cela n'est guère probable, car De la Mure devait être déjà fort âgé, et avait besoin de repos après une ^ laborieuse occupation.
Outre les ouvrages portés sur sa liste, De la Mure a laissé trois volumes in*-folio de documents et pièces justificatives, que ses neveux ont recueillis avec soin. C'est un catalogue général de l'histoire du pays envisagé sons toutes ses faces : topographie, ffinéalogies, etc«; c'est une mine où tout se trouve, mais sans suite ni méthode. Chaque chose y est enregisr trée dans l'oodre selon lequel elle parvenait à sa connaissance. C'était sans doute le fouiUk dans lequel il retrouvait au besoin tous ses do^ cuments. Malheureusement la maladresse du relieur est encore venue jeter du désordre en transposant les feuillets, de sorte que la lecture en est excessivement pénible.
Voici maintenant l'analyse des ouvrages de De la Mure, en les rangeant par ordre de date, et commençant par ces trois volumes de doeutMnU, qui en sont comme le fondement général. On va voir comme notre historien s'élevait insensiblement.
1.^ Documenu. Le premier de ces volumes^ porte la date de 1660. Il contient sur l'histoire des premiers temps beaucoup d'erreurs
1} Qui sont marqués tomes 3, A et 5 de la collection que j*ai déposée dans la bibliothèque publique de la TiUe de Monkbrison.
ET BffiLIOGRAPHIE. SI
qui ODt efi^îte été reaifiëes dans 1 jEEmAicW dÎB comtes Je Forez ^^ 4<HM il .$f ra parlé plus Iqhi, '%X dont il sewble j^e pramier brouiHon» ^?
Danft ce premier yplumey ansû bien qw daas les deux aulnes, De jla Mur^ cUe sDuveat ^è;s pièccis pescdues de nos jours, pomiDe t
iMénMirM monascrito de Jean Piquet, juge d'Auree. '
Manuscrit du docteur de la Roue.
HjiBODitios delterattâ.de Salnft-Étiènne.
Épître» de J)u TroocbeL -
ManiM^rit de Lairitli 6#n piEirent*
Manu6erU4e De la IMtere^ père ^^ ' [
II obus ^en a même consêryé ^ttsieuri, et entre autnes, un manuscm de quelques pages; Goocfroaiit l'histGulre des oomf^efi^ de Fores, par âirnouid Durosdef , premier conseiller du roi au bailliage et siège préddîal de Monthrlson. Heir- Mosemeni ponr nous, De la Mure avait explore tous ces trésors ayant que la révelution sort Yexm en anéantir lia plw grande partie- Ce premier vofamie e«mtieiic encore, ewire qiielques dessins, plusieiurs charte^, autogra-^ pfaes de diflréreflts arckivîstesy et des documents précieux sur l'htstoire des gaerres de religion
1) Marquée ternes 1 et 2 de la même collectiQ]:i«
2) 11 avait anâsi recueilli des notes sur Thlstoire du Forez, en «oici upi^haaililOQ. Su i^SE^ lors 4u sacse ie réflise des Jâpoites de Roanne, il y eut procession publique dirigée par le suffî^agant de Lyon : « Fust remarqué par tous les assistants qu'une femme « lio&Hi^dée» lorsqu'on passa lesdicts corps saints (religues de «aint « Sabin et de sainte Lovinia) devant elle, se jeta avec urlexn^ts « cpntré téf re, s'éofiant à vMx ëflreyBblé t Ttt me l)rairïie»f»
dans nos pays. Cette partie est d'autant plus importante, qu'il ne Ta traitée nulle part.
Le second volume, contient beaucoup de renseignements topographiques et généalogiques, et de précieux autographes des premiers écrivains du temps* Quelques lettres de .Le Laboureur nous font connaître une particularité assez singulière.
Il paraît que De la Mure lui avait écrit pour lui offrir ses services relativement aux généalogies foréziennes dont il pourrait avoir besoin pour ses Mazures de tile Barbe. Gomme notre compatriote n'avait encore rien publié de digne d'attention. Le Laboureur lui répondit :
«••••• 4 • • Souffrez que je vous die que si M VOUS n'avez que ce que vous m'avez envoyé « stu* vos nobles de Forez, je pourrais sans fan- « faronner vous assurer que je suis plus riche M que. vous. » •
Mais quoiqu'il en dise, c'était là une fanfaronnade assez ordinaire chez certains savants dont la . réputation est faite, comme était alors celle de Le Laboureur. . Il ne savait pas encore avec qui il avait affaire. De la Mure, savant plus modeste, mais non moins profond, sut bien le faire revenir sur ce jugement. Voici comment s'exprime Le Laboureur dans une lettre écrite postérieurement (9 mars 1672) :
« Mais comme vous avez le secret de
« l'histoire de votre province et de tout ce qui
«.TOUS environne *, » etc. Et plus loin^ précisément au sujet des mêmes documents pour lesquels il lavatt reçu si cavalièrement quelque temps avant : « Vous me permettrez de vous « dire que vous avez trop bonne opinion de « moi. • • • • C'est donc à vous à qui cela est « deii, à vous d'eslre, qui avez veu, leu, feuil-
« lelé et digéré tous les litres de Forez
« et vous me le faites assez connaistre quand « vous me dites un peu plus bas que Poncins- « Lavieu estoit cadet de Feugerolles, ce qui ne « se treuve poiut dans la table de ces Lavieu- « FeugeroUes, laquelle vous me demandastes il « y a quelques années, et que je vous envoyai, « tout simplement parlant, comme Ton dit :
«du bois à la forest, et de Têaûe à la rivière.)» — C'est là une amende honorable !. . .
Le troisième volume est composé presque exclusivement de pièces justificatives. On y trouve aussi un manuscrit de Du Bouchet, concernant la généalogie des comtes.de Forez.
2.^ JLet antiquités du prieuré de Beaulieu (imprimé en 1&5U). C'est un petit volume peu important, qui ne contient guère que la charte de fondation de 1115, qu'on retrouve dans
1) En effet, dans les oavrages de De la Mure, outre les généalogies forézîennes, oh trouve des notes précieuses sur la plupart des grandes familles des cnTirons, véritables histoires des dauphins de Viennois, des' sires de Beaujeu, de Bourbon, des comtes d'Auvergne, des seigneurs de Thiers, de Dampierre, et une infinité d'autres. — Tous ces documents publiés isolément pottri:aieat dtr» d'un grand secours à l'histoire générale de France^
YHiff^ire 4u diaeèse et dans VHittmré deg eûmUs. Cette charte avait été communiquée à De la Mure jwr sa sœur^ alors supérieure de ce prieuré. Il ne sera pas hors de propos de faire remarquer que la famille De la Mure était fort nombreuse, et que plusieurs de ses membres avaient places au chapitre Notre-Dame dans le même temps que notre historien»
^.^ Le prier^ieu familier, 4«^ Le catalogue dee per9onne$ illuetret de figliie Noire-Dame, b.^ Chroniftie de faibaye de SidnÈê-Claite ^ (imprimés en 1656), et 6*° Sainà Patélpriant aprh sa conversion (imprimé en 16ô8). U m'a été impossible de rien découvrir de ces quatre pièces.
7«^ Catalogue des euriosUis du cabinet de De la Jlfure (imprimé en 1670). Cette petite brochure * &it connaître la distribution intérieure de son cabinet) dans lequel se trouvaient quantité de pièces curieuses pour notre histoire provinciale, comme portraits de Forériens illustres, collection des écrivains du pays, et une quantité d'objets antiques trouvés dans le Forez à différentes époques, ou ayant rapport à son histoire. - : Ce livret nous donnera occasion de remar-* quer la différence qui existe entre Tancienne et la nouvelle manière d'être de nos provinces.
' 1) La Bibliothèque dtt père Lelong indique ce 4ernîer ourrage eomme manuscrit.
'• 3) Monsieur Goste, de Ly«n, qui eu possède un des rares ex^nptairêft dans «on admirable collection lyonnaise, a eu Tobligeance de mf en promeltpe une eopie pour la hibliothèque de Montbrlson.
Nous parlons beaucoup de décentraUsatioij^.et ne savons pas ce que c'est. Autrefois chaque province avait un centre pour elle ; comme Paris, elle avait des hommes, spéciaux^ connais^ sant et étudiant son histoire ; mais.on compte-» naît trop bien la hiérarchie pour vouloir, dén trônant Paris, dilapider dans chaque provincid sa suprême intelligence* C'est ce que voudraient fiEUre aujourd'hui quelques utopistes^ qui, négligeant ce qui doni/ait jadis de la vie aux provinces^ ne s'aperçoivent pas qu'ils tueraient lapensée,en en détruisant le faisceau, s'ils la livraient à nos pauvres et ignorantes villes, qui ne savent pas même ce qu'elles étaient il y. a vingt ans. La décentralisation dépend de nous, car la seule décentralisation possible c*est un esprit de nationalité, d'amour du pays : les départements qui possèdent ce sentiment font encore de grandes choses. Pour faire comprendre combien il est puissant, il suilira de dire qu'autrefois Montbrison a pu avoir même un cabinet d'antiquités locales, ce qui suppose tout le reste (qui y était en effet), et qu'à peine aujourd'hui on trouverait dans tout le département assez de livres pour former une bibliothèque passable^ et pourtant il ne s agit en cela que d'argent. Il est vrai que Montbrison s'est enrichi de nos jours du précieux cabinet d'histoire naturelle de monsieur D'Âllard ^ mais ce muséum pourrait figurer honorablement dans toute autre ville,
fût elle même du premier ordre : le cabinet de De la Mure, ne pouvait être qu'à Montbrison^ en Forez. Aussi voyez, autrefois on ne pouvait écrire Thistoire d'une province que chez elle ; aujourd'hui on ne peut le faire qu'après avoir putsé dans les immenses trésors que recèle Paris. Cette ville s'enrichit chaque jour des richesses que nous dédaignons, et que seule elle sait apprécier, parce que son amour de la science s'étend à tout. Qu*importe à nos provinciaux un manuscrit rare ? ils lui préfèrent sans contredit un Magasin à deux sous. Ce qui est épouvantable dans cette nouvelle organisation, c'est qu'un provincial qui veut écrire sur son pays, et qui seul peut le faire convenablement, parce que pour cela il faut connaître et aimer ce pays, se condamne à d'énormes dépenses qu'il ne peut espérer récupérer, à cause de cette indifierence qui a fait dédaigner les matériaux avec lesquels il a composé son travail.
Je n'ai jusque-là pris que l'histoire pour terme de comparaison, parce que c*est le sujet qui nous occupe^ mais ^'aurais pu prendre tout autre branche des^sciences. J'aimerais mieux, par exemple, pour Saint-Chamond, son château et son musée que les inestimables livres grecs de Dugas-Monlbel, qui y seront toujours inconnus, taudis qu'ils figureraient si utilement dans la grande bibliothèque de Paris, où Us savants profiteraient des précieuses annotations
d'un des premiers hellénistes de France. ««-^ Mais revenons aux livres de De la Mure.
8.^ UhUtoire du diocèse de Lyon (imprimée en 1671), est pleine de chartes d'un grand intérêt pour la plupart des localités, et contient quelques faits complettement ignorés de nos faiseurs à' Annuaires. Avant d'avoir découvert les manuscrit de De la Mure, je considérais cet ouvrage comme un des plus importants pour l'histoire de notre pays. Au reste, l'édition est criblée de fautes typographiques, et le style en esfdiHus, comme celui de la plupart des autres ouvrages du même auteur.
Jusqu'ici c'était le seul ouvrage historique que notre province pût citer. Il est divisé en deux parties. La première contient de longues dissertations sur les anciens peuples de la Ségusie; la lecture en est ennuyeuse par sa longueur; mais cependant elle est très instructive.
La seconde partie est intitulée : L'Astrie sainte, par opposition à VAstrée d'Honoré d'Urfé : elle contient un article biographique sur tous les archevêques, évêques, doyens, abbés, etc., qui sont sortis du Forez. Celte liste est nombreuse, et quoique en apparence cette partie semble la moins importante, c'est celle qui contient le plus de documents sur l'histoire positive de nos pays, sur le moyen-âge.
Ayant fait de cet ouvrage une étude spéciale,
l'en savais presque par cœur tons les feuillets, et je restais bien convaincu que De la Mure avait poQSsé plus loin ses travaux historiques, car j'axais remarqué que plusieurs fois dans le courant de cet ouvrage, et surtout à la page 191, il renvoie le lecteur à son Histoire chi e€mie$ de Forezm
Pénétré de cette idée, je me mis à chercher avec persévérance, à Roanne d'abord, où j'errais trouver quelques descendants de De la Mure, qui auraient pu être héritiers de ses brouillons : mes recherches furent aussi vaines à Roanne qu'à Paris, à Lyon, etc.
Déjà je désespérais, pensant que ce trésor était perdu, ou qu'il était enfoui dans quelque bibliothèque particulière et éloigné^ ce qui aurait été à peu près la même chose, lorsque le hasard me conduisit à Charlieu. La j'eus occasion de voir, par hasard encore, un des notaires de l'endroit, qui n'attachant sans doute à son vague renseignement pas beaucoup plus de prix que moi si souvent déçu jusque-là, m'indiqua la bibliothèque d'Auxerre comme possédant pidquei doeuments concernant nos pays. C'était le bibliothécaire même qui le lui avait dit. Il faut s'être condamné pendant longtemps à d'in« fructueuses recherches pour comprendre tons mes transports de joie à la lecture de la lettre suivante, que m'écrivit monsieur Lefebure, bibliûithécaire d'Auxerre :
ce Espérant que ma lettre tous U'ouvera en-* jK core à Lyon, je m'empresse de répondre à celle « que vous m'avez écrite, datée de cette yiUe, « le 8 du courant.
« La bibliothèque de la ville d'Âuxerre pos-^ « sède les manuscrits suivants concernant l'hi^ « toire du Forez :
i.<» Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forets (Hc)^ eu forme d'annales, etc.^ pdr M. Jean- Marie de la Mure, prêtre, docteur en théologie, conseiller, aumônier du roi, sacristain et chanoine de l'église royale de Montbrison. — 2 volumes in-4.*>. Le frontispice porte la date de 1675* Le manuscrit est de la main de Tauteur.
[[Monsieur Lefebure se trompait, ce n'est qu'une copie.]
2.<» Recueil de pièces justificatives concernant cette histoire, et dont une partie a été écrite par M, De la Mure lui-même*
[Ce sont les trois volumes de documents.]
S*o Pièces concernant Tappel de l'arrière-ban du Forets. — 3 volumes petit in-folio, dans lesquels se trouvent les pièces relatives à cet objet.
4.<> Recueil abrégé des actes faits au bénéfice des comtes de Foretz, etc. — Manuscrit in-4.0 du 17.« siècle.
5.0 Cartulaire écrit au 14. <^ siècle, où sont rapportés les reconnaissances et hommages-liges des seigneurs envers les comtes de Foretz. — Manuscrit sur papier, in-4.o
Il n'est pas besoin de dire qu'aucun obstacle ne me parut plus sérieux ; je n'ai reculé alors.
devant aacun sacrifice, et j'ai eu le bonheur de réussir à doter mon pays de tous ces précieux documents, auxquels j ai joint toutes mes autres découvertes. Heureux si je puis contribuer à applanir la route à ceux qui viendront après moi !
Parmi cette collection de manuscrits qu'indiquait la lettre du bibliothécaire d'Auxerre, la pièce la plus précieuse était l'ouvrage intitulé:
(10.°) Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez (en deux volumes in-folio, mis au net en 1675, par une main étrangère). Il ne sera pas nécessaire de l'analyser, puisque le plus important est entré dans mon travail ;' il suffira de dire que cet ouvrage conduit l'histoire du Forez jusqu'à l'année 1535, époque de la réunion à la couronne, et qu'il est accompagné de Preuves et d'une liste des écrivains foréziens, sous le titre de Bibliothèque forézienne.
(11.°) La Généalogie de la maison dHIrfij que j'ai aussi retrouvée, est un in-folio de quelques pages, dont le titre est une suffisante analyse.
Quant aux ouvrages suivants, portés comme manuscrits sur la liste donnée par De la Mure :
(12.^) Becueil des plus mémorables antiquités
du chapitre illustre de l'église métropolitaine de Lyon,
(13.°) Chronique de F abbaye royale d'Ainay,
(14. °) Histoire de finsigneparcelle de la vraie croix,
(15.°) Catalogue et calendrier des saintes et
bienheureuses religieuses de tordre de CUeaux,
il m'a été impossible d'en rien découvrir, non
ET Bibliographie. et
plus que du Livre des compositions des comtes de Forez, recueil du plus haut intérêt, si souvent cilé par De la Mure. Pour nous dédommager un peu de cette dernière perte, il nous reste un « Recueil abrégé des actes faits au bénéfice « des comtes de Forez, ensemble les doua lions, a concessions, fondations, afiranchissements , « et autres, par eux accordés à plusieurs pa- « roisses, d etc.; mais ce Recueil abrégé ne contient absolument que le titre sommaire des pièces, et ce sommaire donne occasion de regretter encore plus vivement la perte de ForiginaL Peut-être toutes ces pièces ne sont-elles qu'égarées dans quelque bibliothèque particu-^ lière. Je dis égarées, parce que c'est un malheuc attaché à ceb collections particulières, dont les pièces, rassemblées avec tant dé soin, n'ont de valeur que par leur réunion, d'être dilapidées dans les sqccessions, et d'aller se perdre ainsi loin de la localité où elles peuvent être appréciées et utilisées.
Bans tous les cas, si on venait à découvrir quelques-unes des pièces que nous avons per^ dues, ce serait un véritable service à rendre à la science, mais surtout à notre pays, de les faire connaître. Il u^y a point de raison pour croire qu'elles aient été détruites, ayant même prorbablement été éloignées . du pays longtemps avant la révolution, crise qui aurait pu leur être âitale, à cause de leur caractère religieux
et féodal. Peutrêtte est^-ee à cette eitconstansee de réloigoement que nous devons la conserva^ tion des autres manuscrits de De la Mure*
C'est ici le cas de dire par quel hasard ces manuscrits sont allés à Âuxerre : qu'on me permette cette dernière digression. Je les considère comme un tel trésor pour naon pays> daxis son dénuement, qull doit me pardonner ce radotage d'un amant éperdumeut épris de sa maîtresse»
Laurent-nPianelU de La Yallelte) né en iôfitt^ mort en 1718, trésorier de France, président du bureau des finances, et un des premiers membres de l'académie de Lyon, dont les séances se tinrent dans son cabinet, s'occupa de cassembler tous les documents qu'il put se pro* curer concluant nos trois provinces : Lyonnais, Forez et Beaujolais. U acheta probaUement des héritiers de .De la Mure la plupart de ses ma* nuscr its; mats tes trois volumes que j'ai désigaés sous le titre de Doeumenit lui furent dannù par De la Mure de Bienavant, neveu de l'auteur, comme l'atteste une noté signée LatuUêitê^ qu'on lit sur le premier feuillet de chacun de ces volumes. INous ne savons si d'autres personnes héritèrent d'une part des livres de la succession de Laurent ; mais ceux que nous avons setroa* vés étaient v^mis à Pianelli de La Valette, un de ses descendants, qui habitait le cb^ean de Mauhec, près de Sens« A l'époque de la révo*kuâqn, Piandlli émîgra, et ses . Kvres fiaseot
me^nstétés à Âuxerrey chef-lieu du département de rYonne, par les soins du père Laire, alors bibliotbëcaire de cette ville; mais une dernière vicissitude faillit anéantir nos manuscrits avec la bibliothèque importante d'Âuxerre, négligée après la mort de ce savant bibliothécaire :
à répoque de la suppression de Fécole normale de cette ville, pour faire de la place, on jeta pèle mêle tous les livres dans des greniers et des galetas, où la pluie, la poussière, etc., en détériorèrent une grande quantité, sans parler de ceux qui furent soustraits. Heureusement, les nôtres ne furent pas de ce nombre, et monsieur Lefebure les retrouva intacts, lorsqu'il fut chargé, en 182Ù, de réorganiser la bibliothèque d'Auxerre. Cet établissement possède aussi beaucoup d autres ouvrages ayant appartenu à De la Mure, mais n'ayant point d'autre intérêt pour notre pays.
La ville d'Auxerre avait hérité de la même manière de précieux manuscrits concernant la ville de Lyon. Cette dernière donna pour les avoir une assez forte somme.
NAPARD. Les deux frères Antoine et Charles Napfi^rd étaient natifs de VîUeret, dont le dernier fut curé. Ils publièrent tous deux, sous le règne de Louis XIII, quelques ouvrages de piété. An* toine, Fainé, pénitencier de Notre-Dame de Paris, fit imprimer dans cette ville un traité De la conversion du pécbdur.
PALERNE (Jean), secrétaire de monsieur François de Valois, né en 1557, a fait imprimer La pèrégriDaiion du sieur J«aa Palerne, Forézien.
C'est le journal d'un voyage qu'il fit à la Terre-Sainte, à Tâge de vingt-quatre ans.
Gabriel Palerne, fils ou frère du précédent, président au bailliage de Bourg-Argental, fit imprimer la
Vie de Roussier. — Lyon, in-18, 1645.
C'est un panégyrique qui ne contient aucun détail. Fait RoussiER.
PAPARIN DE CHAUMONT (Pierre), neveu et filleul de ce Paparin chez lequel logea François I.^*^, en 1536, était d'une famille de robe de M ontbrison» A l'époque où Des Adrets vint désoler nos pays, Pierre était doyen de Notre-Dame; il fit ce qu'il put pour réparer les désastres de cette église. En 1572, il fut nommé évéque de Gap, dans le haut Dauphiné.
Plusieurs membres de cette famille remplirent de grands emplois dans l'église.
On a de celui-ci, mort en 1591, une traduction des Psaumes imprimée en 1582. De la Mure le désigne ainsi : « Auteur d'une savante parafe phrase du sens allégorique de la plupart des « psaumes de David. »
PAPON. Ce nom fut illustré par trois frères.
Louis Papon, l'aîné, chanoine de Notre-Dame
de Montbrison et prieur de Marcilly, « a traduit
« de latin en françpts un des pins curieux livres « de physique et médecine qu'ait fait le docité « Laurent Joubert, chancelier de Tuniversitë « de Montpellier, comme témoigne ce renommé « médecin, en la préface de son traité Du ris*»
Le second frère fut Jean, dont nous parlerons après le suivant.
Jean Pafon, le troisième, mourut docteur de Sorl>onne, grand prieur et vicaire général de Tordre de Cluny,
Jean Papon, le second et le plus connu des trois frères, seigneur de Goutelas et de Marcou, fut surnommé le grande pour le distinguer dé son jeune frère, du nom de Jean, comme lui.
Il naquit à Grozet en 1505, s'éleva en 1529 à la charge de juge royal, et devint bientôt lieu* tenant général au bailliage de Forez, séant à Montbrison, maître des requêtes de Catherine de Médicis et conseiller du roi ; mais il ne fut ja* mais conseiller au parlement de Paris, quoique quelques écrivains l'aient dit,
La Biographie universelle dit de lui : « PapOQ « était un bon hoomie, doué d'un esprit ped « éclairé, }>eu instruit, et encore moins métho- «diqae; tous ses écrits sont empreints dé ce « caractère, et inéritent peu d'attention. » Sans, prétendre attribuer à notre compatriote plus de mérite qu'il n'en eut réellement, nous ferons observer que presque tous ses ouvrages ont été
Biographie. 5
|éip|p^K|i49i el ce jttgeneol puUib en Tant kiea un a0tc^>.TD«i3ikftécri¥aiii3 anciens s'accordent 4 r^pe^^ le'^mii«f>>^ PajEim^ el Da ChesDea {4ntiquiHè) fait,<iet ioî o«« élog^ : a Monik'isoiH « 4u reisort de. la prësîdialtté dis Lyon^ reinas* « ^uable encore par la den^i^ure da Jean Papon, « que la Thémis françoise honore tapt.poi)r se9 « savants écrits. »
IJfous devons avouer qu'en vain nous. ayon3 iTait appel aux souvenirs historiques^ nous n'a«* vous pu savoir positivement où était la maison dePapon^ 4ans laquelle sft tùit en 1589 une Offageuse assemblée des états:da Forçz : on croit cependant: que c'est çeite apx est actneliera^rt babitée par la famIUe Plaisançoo» dians le! bas de la Grand/EuiBi.
Voici lesr |)rîiiQÎpaus ouvrages de Papon :
la Borbonolds consuetudines. — 'Lyon, i55û, in-folio.
Ouvrage qui fît quitter la plume à Du Mou*- Kns, qui avait entrepris d'écrire sur le méinè sujet.
In sextum dejcalogi preceptum ; Non.aiœcba]^ri8.,-— • Lyon, 1552', in-4*<»^
Bapport de» ^éloquence greecpie et' latine^ ett. — tjon, 1558^.in-8,o
lie Qo taire. -^ a vol. i^-f|»Uo^ ioip^înijiA ^^pav^lPti L)ron, 1563, 74, 78.
RecueU d'arrêts notables. — Réimprimé plusieurs fois.
I^ap6p,ii9pi^mi;& Alontbmsonv an i^y dans lf^i(ey^(^ d« ^» fQ«g:Maii9« ^
ET BIBLIOGRAPIIIE. «t
Ê'Bi£Ntti& Pafon,, fib du précédent^ devint lieutenaiit ^aéral criminel au baiUiage; H esi auteur d'un ouvrage intitule :
^ 'Gommen tarins' io legem, ete. -^ (ïeaève, 163Ï.
Un autre JeaaPapon^ jésuite célèbre^ n^ Il Couillyrlèz-Feui^ fit imprimer à Ljouy o^ il enseignait la rethorique, une Haramfue latine à la mémoire du cardinal de Richelieu»
PILLJET (Jean), curé de Saint-Marceltin, né à Boën, remit aux parents du^ seigneur .de Cremeaux, \ Oraison funèbre^ qu'il avait composée sur la mort de ce dernier. Us la firent imprimer & Monthrisosi, en i6â2^chôis^Jestiiv'VIer-
TORCâIRE* CKi attribiie à ce saint, quiiiziètaié abbé de LeiJnsy natif du Forei», une épkrè in^^ ûtulée : « Epistola sancti PotcaHii,.» insérée dans lifr tome Xy 4e là SibUidbijue de» Pires, jyei \A
Alurfe a longjoement parlé dîe ce saîiko dan^ soct
HHÏNS (DtJïftEtJïfe DÉ), do^efri de^ avocats: de Roanne. Nous le plaçons ici parce quil à fait insérer dauft \à Merûure de France (févrietf 17^8 el.^%) detrs articles assez peu impOMai^ts vtiA^è^ i MimxAres mt VUxto^^^
RICHARD DE LA PRADE, médecin^ né à If ombrisonv esr autenr d'une
Analyse tV vertu dfes eaux du Forez; — Lyon, Vilt^ ln-i2.
es BIOGRAPHIE
j . Cet ourrdge à quelque importance dans notre province, où les sources d'eaux minéiriles sotil très communes.
Richard a depuis écrit plusieurs autres mé- Ibdires concernant sa profession.
ROBERTET (Jean), né l Monibrison, greffielr de Tordre de Saint-Miche}, a fait imprimer une traduction des
DUs prapMltques des sibylles. — Paris, 1531*
Il est auteur de plusieurs autres pièces détachées.
'" Flobimond Robertet, fils du précédent, ûë aussi h Monthrisgn, fut mailre des comptes sous jei» roi$. Louis XII et François M' lia. laissé quelques mémoires manuscrits. *
r Dettx antres il )$ de Jean, Charles et Jacques Robérteti furent successivementévéques d'AÎbjr. Sur la tombe de Charles, le premier, qui fut enterré dans Téi^liscNolre-Damede Motilbrîson, son père fit mettre cette inscription, qui stibsiste encore :
Hec Robertetus strnxi iibi sacra^ Jobannes, Très regcs, Michaèi, dùm sequor atque duces. ^ Hic ego avum posui, uxoremque, arobosque, parentes. Me funcliim terris isla sacella legant.
ROÙSSIER (Antoine), né à Saint-Éiie^ne, ecclésiastique fort réputé pour sa sagesse, mit en vogue les missions en Forez. Nous ne le pla-
ET BBLIOGRAPHIE. 69
çons ici que parce qu'il a écrit quelques ouvrage de piété, comme : »
Le petit disciple. du grand maître. -~ Lyon, 1632. Bepos d'iuie bonae conscience. — Lyon, 1635.
Le. l^pn catholique. — 1€39^
Jean Roussier, neveu du précédent, missipnnaire, comme lui, a aussi, fait imprimer des livres de picicj, cintre autres. « un à la louange V du glorieux saint François de Sales, pour « l'entretien et amplification de la dévote con--^ « frérie érigée à Tlionnenr de ce saint dans le; € monastère des religieuses de Sainte-Marie de « la ville de Saipt-Étienne, en ce pays, tdes- « quelles ledit sieur est directeur spirituel* » — Lyon, 1667.
SAINT-ANDRÉ, voir Albon.
SAINT-CHAMOND. Cette famille, comme celle de Saint-Priest, descendait des d'Urgel^ dont le principal apanage était le chuleaù de SaInt-Priest, qui étendait sa circonscription seigneuriale sur la ville de Saint-Êtienne.
A l'époque de nos guerres religieuses, deux membres de cette famille se signalèrent. Cliristoplile, raînc; prit parti pour les catholiques, et montra dans ces luttes effroyables beaucoup de courage et de cruauté. II n'eut point de postérité directe, car son caractère cruel fît. déserter la, maison ù toute sa famille, et son fils unique niË voulut jamais: quitter, le cloître où il s'étail
n jdOGJupfffK
f^k ordonner. Chrîstophle, dfsespÀéj se lit rëduit, après un second mariage sans enfants, à aller depic^nder k Koœe la permission de 4é^ voiler une de ses filles» qui porta à son maii (Myolans) le nom et l'héritage des Saint-dm«^ mond<
Jran, frère putné de Clmstophle, archeréque d'Ai^f homme savant et éloquent, quitta la mitre et la crosse pour épouser la dame de Saint- Romain, calviniste, dont il prit le nom et le parti, auquel il fit honneur par sa douceur dans ces luttes horrible^, qui si longtemps désolèrent nos pajs. Jean n'eut point d'enfant de ce ma-riaçe. Voir Tartide suivant et VHiêtûir^ du for0z,
SAINT-PRIEST. Au temps des guerres de religion, cette famille ne se composait que des deui frères Jean et Aimard, car nous ne comptons pas le père qui, très âgé, vivait hors des affaires. Tous deux embrassèrent le parti des catholiques. Voir4'article précédent et V Histoire
du Forez.
Jean, Taîné, d'un caractère farouche, est celui qui fît massacrer à Saint-Étiennje six malheureux religionnaires, qu'il ramenait de ses guerres du Vêlais,
^ AiMARD succéda & son £rère. «rLe samedi^ « saint i6&kf dit Le Laboureur, dans une renf fx>jure. dé chasse sur ies <;oBfiiis desa terre
ET E3BI.106RAraiE. 91
« ^t ^ celle ûfi Roche4ahMcriKère \ i ta «yîte « ^'un diflSerêlid et d^'&Ué querelle fon vi^e^ Û « commit un dnuUe homicide sur la ^eir^o^orâ^ « d'Antoine d'Augenolle», se<îgttetir de Sâi^t^ « Poigne et xle Rocbe4a-MoIliire, et ^/ Jekn « d^Augerolles^ baron ée ferunàrd, son £1$, tt nouvellement mari^. Le désespoir et la plainte « de la veàve âittirèrent la rigaènr de la justice c snr le meurtrier, qui fut coadamnë à moit « par ^oâtumax^ et à payer une amende énorme^ « pour laquelle tous ses hreiiB ftirent mis an f décrets Le seigneux dé Saint4Vie3i étant rema « à mourir pendant la coni'srma^it, sa fntime, « Catherine de Polignac, profita de cette cir-* te constance pour obtenir par l'entren^se de k plusieurs seigneurs et amis, et notamment de « l'archevêque de Lyon, Pierre d*Éptnac^ un « ac<;omodement solennd consenti en i596»
« Mais depuis ce tragique év^énemetit, nue es^ « pèce de malédiction sembla s'attacher à la « famille de Saint-^Priest^ qui, malgré dewt ]:àa> « riages consécutifs de Louis de Saint^-Priest^ « fils et successeur d'Aimard, finit fante ide « postérité, et Louis, dont la vie fut pleine de € dégoûts^ la termina encore pat le dernier icha^ « grin d'avoir fait des ingrats <en donnant iem M ses biens au^ enfants de sa sœur^ Antoinette, « dame de Chàlus et d'Orcival, à l'exclusion de
« sfes héritiers naturels de nom et d'arme^ >>
t) Oa \olt encore dahs ce Ucu une chapelle expiatoii^-.
: La malëdictîon dont parle Le Laboureur ne 5'arréta pas là ; il semble que Dieu ait roula éteindre le nom de Saint-Priest d'une manière éclatante. Ces noiireaux successeurs que Louis s'était donné, commençant leur carrière avec ringratitiide, la finirent avec Tinfamie* Vers ia fin du dix-sp|)hème siècle (par les grands*jours de CU'rmpnl, selon quelques-tuns) ils furent cou* damnés à pt^rirsur un échaflTaud dressé dans la ville de Saint -Etienne, elles coups de la foudre qui à cette époque vinrent plusieurs fois frapper leur château, furent regardés par le peuple comme des signes certains de la réprobation céleste.
. Nous devons avouer que c'est en vainque BOUS avons fait des recherches pour découvrir quel était le crime qui avait pu mériter à ces seigneurs, malgré leur rang et les supplicaiions de^ leur famille, un aussi terrible châtiment. Tout ce que nous avons pu lire sur ce sujet est très peu détaillé^ et nous ne comprenons pas celte obscurité de riiistoîre à ime époque si rapprochée de la nôtre ; nous croyons cependant avoir découvert que 1 aîné seul" subit sa peine, l'autre traîna pendant quelques temps encore une. vie misérable *.
1) Lcs.chrouiqueurs de SainNÉlienne,. qu'on ne retrouve pa» toujours sur le tcrraiu de Thisloire, n'oiitpicsqycricn dit décela. Monsieur S.iuzéas (l*abl;éj croit qu'ils fureut condamnt^s pour fabrication de fausse uiOunaio. La raison quHl en doaiie, c'est qu'il a vu dans les cavu.>> du cbûlcau, lorsqu'on le dÉuioUt, des instruments propres à cet usage. — ^ous ne nous attacberons pas è nSfutcr cette opioton* parce qu'elle nous semble pca raisonnable.
SEVERT (Jacques), théologal de Wglise de Lyon, né à Saint--Marcel-de-FeIînes, a écrit plusieurs ouvrages, la plupart latins ; Voici les principaux:
Anacbrèse des Bibles.
Chronologia bistoria arcbiepiscoporum LugduDensium.
Ouvrage qui a donné la première idée des
Gailia chriêtiana.
SOLEYSEL (Jacques de), né en 1617, au château du Clappier, près de Saint-Étienne, a écrit
Le parfait marécbal. —Paris, 1664, tn-4.o
Cet ouvrage, qui est peu connu aujourd'hui, fut cependant réimprimé en 1718. Il contient sur réducatiou des chevaux d'assez bons renseignements ; mais il est oublié, parce qu'on a sur ce sujet des traités plus complets. Le peu dimportance de cet ouvrage a fait dire de Soleysel qu'il eiit mieux réussi en écrivant le Parfait honnête homme; éloge qui vaut bien le titre d'auteur. — Il mourut en 1680.
TALARU. Plusieurs membres de cette famille se sont illustrés dans l'église de Lyon, que quatre ont présidée comme archevêques.
Guy de Talaru fut un des négociateurs qui rédigèrent le traité de paix conclu entre Guy III et l'archevêque Guichard«
> TERRAY (Joseph-MaME), connu soias le nom d^taÙé Tetru^, tiaqtiit à Boètt, en l7l&, de Jean Terray^ simple tabellion. Il dat lei commencements de sa fortune à on oticlé '^tii était médecin de la mère du dnc d'Orléans^ ei qui rappelant près de lui, l'institua son héritier* Voir rbistoire de France et la Biographie wm%r^ telle. Elles contiennent de longs* détails sur ce personnage cynique, qui fut ministre d'état sous Louis XV, et contribua grandjement par son système d'administration à avancer la crise de la révolution.
TILLON (ROLLIN), né à Feurs, où il était marchand, a a fait plusieurs petits, mais jolis « ouvrages de poésie françoise, d'un style qui « est d'autant plus estimé, qu'il est plus dégagé « et moins contraint; il imprima son livret de « î^ùèU l'an 4651, et la même année fit encore «imprimer (à Lyon) deux autres livrets en « vers, desquels le plus considérable est celui « qu'il intitula : UarUipailùe. »
TRONCHET (Etienne du), secrétaire de Catherine de Médicis et trésorier du Foret, a fait imprimer :
Le conteDtemeDt du vieil laboureur. — Lyon, 1568.
Traduction de soixante-dix sonnets de Pétrarque. — Paris, 1575.
Lettres mrssrves et famiKères. "^PariÂ,' 1589 et 1600;
Le v<^ de la plume en France. ' '
ET BIB(L10GRAPHI£. 75
s UKFÊ.<je Jiom mëriiaît une place 4 part; BOUS: espëfons pouvoir un joar dom>er sur •cette £iaillle des noies da plus haat intérêt, qui ne pourraient qu'être tronquées ici. L'importanioe de ]a charge dont lesd'Urfé furent eo possession àpartir de l'extinction de la seconde race descomtes seoiMie Jes avoir fait les vëniaUes successeur» de ces derniers. En eflEet, les ducs de Bourbon (qui furent ensuite remplaces par les rois de France, encore plus étrangers à notre province), n'étaient que des maîtres pour nos pères ; les d'Urfé furent leurs compagnonsd'armes; c'est sur les champs de bataille qu'ils communièrent tous ensemble. On sent que Thistoire de celte famille se lie tellement à celle de notre pays, auquel elle donna tant d*éclat, que ce serait rendre au .dernier un bien mauvais service, que de se condamner aux petites proportions d*un article biographique, tant long soit-il. Seulement nous "devons dire ici que nous avons de véritables révélations à faire sur cette famille que les biographes parisiens n'ont pas canmef. Kntre les pièces inédites les plus importantes que nous publierons se trouvent une généalogie complette, un fragment de roman écrit de la main d'Anne, et une quarantaine de lettres autographes écrites pendant les guerres de la ligue aux consuls et échevins de Lyon, par Anne, Paillard et Honoré d'Urfé. *-* Toutes ces pièces ont rapport k l'histoire de nocre province.
VALLADIER(ÂNDRË), prédicateur ordinaire de Henri IV, natif de Saint-Panl, devint abbé de Saint-Arnould de Met£ en 1612, et moarat en 1638. — On a de lui, entre autres ouvrages:
Augusta basilica. — Paris, 1618.
Ouvrage composé pour prouver la bonne foi de Henri IV dans Tacte de soii abjuration.
Scrnionsl — 4 vol. in-8.« Ils passèrent pour un morceau parfait.
VâLENCIER, secrétaire de monsieur De
Sault, en Provence, a écrit :
Complainte de la France touchant les misères da siècle. ^ 1568.
Éloge funèbre de Charlotte de Laval et du comte de^ Sault.
Églogue présentée au roi pour étrenne, avec un éloge de la paix« — 1576«
VILLERS (CÔME DE), né à Saint-Étienne, entra dans Tordre des Carmes en 1752. II fit imprimer à Orléans la Bibliolhègue de l'ordre dei* carmes, en latin.
VINOLZ (Claude de), chanoine de Téglîse Notre-Dame de Montbrison, natif de Saint- Bonnet-le-Ckâtean, est auteur des ce Reigles des « religieuses hospitallieres du premier et ancien a hoslel-dieu de la ville de Montbrison, avec « le cérémonial pour la vesture des filles, et le « formulaire pour les recevoir à profession ; le « tout imprimé en un livre, sous la dédicace «qu'en a.£aiit ledit chanoine à : monseigneiir
« Tarcheveques de Lyon^ chez Jean Labottiere» « à Monlbrison, Tan 1653. )>
Comme nous avons pu voir, Monlbrison avait déjà alors deux imprimeurs, Jean Vernoy et Jean Labottiere : ceci semble indiquer une grande activité intellectuelle à cette époque.
Sous le règne de Louis XIII, « un auteur anonyme « Foresien, sous le nom d'Hermite foreslier, composa « un dévot et sçavanl livre, conlenanl une retraite « de douze jours, qu*ii intilula la Religieuse Sophie, « pour l'enlrelien des docles esprits, consolation des « affligés et exercice spirituel des solitaires, et ]'es« « pistre qui sert de préface è ce livre est adressée « par l'Hermile du mont Renard à THermile du mont <( Uompu, qui signifie Monlbrison. On ne sça4t si le « Foresien qui composa ce livre esloit ecclésiastique « ou séculier; mais on conjecture, par un sonnet « enigmatique que Tauteur met è la fin, et auquel il « donne le litre de Palinodie, quec'estoit une personne « <|ui vouloit quitter le monde, et servir Dieu en «« Tordre de saint François, qu'il exprime par ces « paroles : sous la cendre d'humilité. » '
Nous signalerons aussi une brochure de quelques pages seulement, mais importante par sa matière, imprimée probablement avant 1780, intitulée : » Mé- « moire et projet d'embellissement pour la ville de « Monlbrison. » Celte petite brochure, dont presque ious les projets d'embellissement ont été réalisés, a été écrite sous l'inspiration dii plus brûlant. amour du pays ; avec un style peu élégant, elle contient des vues Ires élevées d'administration locale, mais l'auteur semble ne pas avoircompté sur le patriotisme des ha« bilants. «< Je prévois cependant, dit-il, que si dans le <« nombrcdespropriétaires...ils'en trouve qui tiennent « un rang distingué, un seul pourrait tout arrêter par « ses soUicilations... 4>dieu le bien public, » etc*
Çhrêmqueufn de Saxni^Etknm»
La ville de Saint-Éti«nii« n'a pas fourni hemàc4a^ de mémoires à l'histoire des premiers temps^ mais en revanche beaucoup de ses habîlants oot recueilli ÛBs notes sur son- histoire particulrére dans les der^ uier^ siècles; oous^ donnops ici la liste- de ceux do8t Te nom est venu jusqu'à nous.
Georges du Clappier, chanoine et comte de Lyon', écrivit, dit-on, en 1410, une Histoire de Saint-Etienne, enlalin. Il n'en reste rien. — £n 1680, Soleysel (l'abbé), frère de Jacqnes de Soleysel (voit Biôgr.)^ e^ peutêtre parent de" Georges da Clappier, traduisît sod manuscrit, et y ajouta quelqoes^ note». «-^RéaF, Tou- Iwft, Bajoiii»^ sont cités- par les autres cbroniqtieurs, »ais il ne reste rien de* l^ur travail. -^Thioflière (l'abbé) a écrit un Recueil des fondations de l'église de Saint-Étienne, vers» la fin du dix^septième siècle. «^Beneylon, âfrchitecte, a laissé ane Histoh^ chronohigïque der Satn^É tiennes ëk Foran, eir Forez. C'est le Mul matifaserit qui aiir qoehiue* importance, l'au* lographe de Ben«ylda, qdi appart^^i>t à monsieur H. Sauaséas jeune, va jusqu'à la* mort de l'auteur, arrivée en 1769. — François Faure, continuateur de Hmieyton, mort en 1784. -^ Baudin (rabbé);» poésies <n pafeois' sur ^époque de llàrévolutiou. ^* Etienne Chauve (l'abbé), mort pendant cette époque, a écrit une Histoire civile et ecclésiastique de Saint-Etienne.
L^abbé Sauzéas, qu'il ne feut pas confondre avec Monsieur H. Sauzéas, dont nons avons parlé plus haut» est un ancien bénédictin quT rassemble des documents MIT l'histoire de Sainte Etienne. Son manuscrit, résutué dès précédents s'étend beaucoup sur la période qur s'est écoulée dppuis- la révolution. IHhfgré notre désir de ne rien dire dés' vivants, nous ne pouimns Vaire que c'est à monsieur Fabbé Sauzéas qu'on doit cette inscription que les autorités de 5àint- KSeflne ont eu fa sottise de laisser placer sur le por- ^il^ de la grande église de leur vilfe :
Afmo iialutis bxxxxiii, à Ckildeberta ceeptum, àDagoberto,annoj}Qja[jkper{ectum,etç.
.• m BIBLIOGRAPHIE. 7»
Livres. nauvûëMx. ,
'.\ vi^epuis la révolutloô, il a éié publié plusieurs] ou^* ,ira^es, qui touchent plus ou moins brièvemeott h :^hnU>ïxe du Forez; les voici :
•Alfnanach du district de Roanne. •*- Roanne IT^l. ; ii>*i8. — L'imprimeur Chabot éditeur.
I^cis historique et statistique du département ée la
Loire, par Hector Du Lac de la Tour-d'Aurec.*—
Le Fuy, 1807, 2 vol. in-8.»
Annuaire du département de la Loire pour f 809; hit
f>ar ordre du gouvernement, spus le; préfet Diicoombier. — Montbrison, 1809, in-g.»
Essai statistique sur le département dQ là I^ice, par; monsieur &uptessy. — Montbrison, 1818, in--12«
Observations sur la butte polytaphe de Roanne, par monsieur Lapiérre, bibliothécaire de cette ville.*--^ Roanne, 1824, brochure in-S.» Monsieur Lapiérre» mort en 1835, avait fourni des matériaux pour l'Annuaire de 1809. Il a laissé quelques manuscrits qui traitent de Thistoire naturelle et un peu des antiquités de Tarrondissement de Roanne.
Adhémar et Théodeberge, roman historique, précédé d'une notice chronologique, par monsieur Pourret, de Bourg-Argental. — r Lyon, 1836, in-8.»
Outre quelques notes historiques jetées dans les différents journaux du département, la Revue de Saint- Etienne a consacré plusieurs articles à rhistoire de cette ville. ^
Manuscrits,
Entre autres manuscrits importants que possède la .. grande bibliothèque de Pari$, qous en riippellpJ^qns i^ ■marqué' n.o9,Ô9<^, tiré de là bibliothèque du' cardinal Mazarîn.
. u Ce manuscrit contient 153 feuilleta, dont plusieur^si
Xtè sont que des feuillets volants, les. uns i^ttacbés %h
lèi^ autres détachés. Il est divisé en deu^ partie»^ dont,
; chacune commencé par une dés extréo^ijés dq volume;
: celle qui sïiit rbrdjre d^s nunvéros dèjs ÇeuillefSr i^'
contient que des provisions aux chargés de la maison
des comtes de Forez, et autres charges d'épée pu de