CHAPITRE XIV
' A la mort du duc de Bourbon, to^t ^€ fut pus fini cependant qu sujet de s^ succession* On jpuâ quelque temps la comédie. François I/^ ne voulant pas retourner en prison^ et désirant çn retirer ses fils, fit un traité désavantageux, sH n>ût été fait d^ mauvaise foi co^ime Fautre. Au nombre des conditiojïs, Charles-Qtfinî avait spécifié que la princesse de la Roche-s^r-Yon, cœur dn connétable^ aurait satisiftçtion snv la sijiccçssiçn de son frère. On lui ^el^çha le f(H:ez^ et U jeune prince de la Rpche-sur^Yon, assisté ^u maréchal de Saint-Abdré \ fit son çntrée à Montbrison, comine comte de Fore?, le i.®^ juillet 1530. « Le clergé de NosUe-Dame avec grosse sonnerie le vînt quérir; on lui donna ^ baiser les reliques estant au chœur. U prit la place du doyen. Xes penoçis de Montbrison armés pour le recevoir faisoieht le uombre de douze cents hommeiS» rangés sous neuf enseigne^ déployées^ On luy fit encore entrée à Saint- Galoiier et; à Saint-Germain-Î^aval, et s'armèrent en cbacune desdites villes trois cents hommes.» Jbe prince visita anssi La Pâtie, le château le plus tîrillant du Fore^ à cçite épo^e.
Aussitôt aprçs ces cérémonies? qui n'avaient Ueu que pour satisfaire à la lettre du traité, la ducbeçse se remit en possession du Forez, et en fît ensi^itç don au roi» H fut définitîremejq^t uni à la couronne en 1531 ; en 1532, presque
1) Voir la Biographie ; Albo^t*
iOO / HISTOIRE DU FOREZ.
tous les papiers du comté furent transportes à la chambre des comptes de Paris, et en 1533, les écussons royaux parurent sur toutes les portes de villes.
Le 27 avril 153'i,' l'assemblée des cordeliers de l'observance se tint à Montbrison. Ils s'y trouvèrent au nombre de trois cent quatrevingt-douze religieux.
Vers la même époque le Roannais fut érigé en duché en faveur d'un membre de la famille Gouffier-Boisy, mais l'enregistrement ne s'en fit que longtemps après. Cette partie du Forez ainsi organisée, ressortissait néanmoins encore de Montbrison.
En 1532^ furent achevées les deux premières voûtes de la nef de l'église Saint-Étienne de la ville de Roanne, du côté du choeur, par Jean et Etienne Perrodon, maçons de cette ville.
Deux ans après, furent achevées les deux autres voûtes du côté du portail. En 1539 fut achevé le portail. En 15&& on acheta quelques maisons « pour de nouveaux bâtiments et élargissements de l'église. » Nous n'avons pas besoin de dire ici que l'église Saint-Julien de la même ville remontait à l'époque la plus reculée. Quant à l'église Saint-Étienne, elle ne fut entièrement aèhevée qu'ea 1549; et en 1553, l'archevêque de Lyon étant à Roanne donna pour cette église quelques privilèges aux habitants, qui l'avaient fait b&tir à leurs frais.