Tome FI
lesdtcls estais les promesses de fidélité : Feglise, par la voix d'un des dianoines^ député de Teglise Nostre^Dame de MotitI»n902i ; la noUesse» par la voix du seigneur de Saint^PolgM^ et le tiersf-estat, par la voix du sciudiq, se resjoui^ sauts tous d'avoir pour roy celuy qui avoit esté leur prince d'appanage ; duquel ils avoient esté si humainement traitez^ et qui desja des nalicHis estrangeres et loingtaines avoit esté esleu, apellé et receu pour leur roy*
« Et sont aussy à remarquer les parolles dont se servit le sieur lieutenant gênerai du 'baillage (Papon) en la harangue qu'il fit en ladicte asr samblée, où après avoir recognu le roy, il recognut avec lesdicts estats ledict seigneur d'Urphé pour leur gouverneur soubz son authorité; le louant de ce qu'il avoit si bien et dextrement conduict et gouverné le pays, qu'il en avoit chassé et extirpé les rébelles et adversaires de sa majesté, ceux de la nouvelle religion, sans avoir pu pour son bon zèle au service de Dieu, du roy et du publiq, permettre ny souflfrir que lesdicts religionnaires s'y soient arrestez ; et adjouste que de tous les pays de ce royaulme^ celuy de Forez est le seul que l'on peut dire et soustenir estre et avoir tousjours esté, despms que les troubles ont commencé. Je plus exempt et libre de rebelles et des occasions dont les rebelles se sont mis aux champs, que l'ont dict la plus commune estre de la religion ; car quant
CHAPIl^RE XVII. 195
à l'église par loat ledict pays, sans éicepter une seule paroisse nj église, Dieu y a tousjoms ^té servj selon les décrets et constitutions de Teglise catolique, apostolique et romaine ; de la noblesse oe s'en trouve pas un audict pays sur le€[uel en ayt pd prendre soupçon de cesie religion, et tant s'en feut que quelqu'un l'ayt tenu, que au contraire ils ont estes si fermes en la vraye religion et à l'ôb^issaiice du roy que lesdicts rebelles ne se sont en sorte que ce soit pu prsevaloir d'eux, ains (mais) au contraire en ont tousjours estes repoussez, battus et chassez; quant au tiers-estat, despuis ledict temps il a esté grandeinent travaillé par les rebelles, forcé, meurtry, rançonné, bruslé, et aaltrement afSigé de toutes sortes de cruautez; neantmoins n'ont tant pu faire lesdicts rebelles par leursdicies oppressions que d'avoir sur ledict ti^s-estat de Forez obtenu un seul poinct d'y estre attriaicts, rec^ns et sou^erts en sorte qu)e ce soit.
«c La ville de^ Mdntimson, qui est capitalle, a esté d'eux forcée par le canon et y sont entrez par une bresche, Mtt pillages et meurtres de huict cents ureize, qui forent enterre? en deux ou trois lieux ^, et plusieufS inhumanitez de praedpitadon et horrible tnort; touteffoys 9s n'ont pourtant pu y planter rien du leur, et
1) Ia pliij^rt de» cadavjn^ fopeot «nteqrés près de Jia petite chapelle dédiée à saint Aubrln, sur le mont du Calvaire.
sont demeurez, fermes les habitants en l'obeis^ saace dç Diea et du roy. Et crois que. quand tout sejra bien cognû, on trouvera estre y^y que s'il y a peuple en France qu'il faille recognoistre pour catolique bon et loyal, celuy de Forez doibt estre jugé des premiers, si Ton luj fs^ct .jus.lic.e. . Tout ce que. dessus est beaucoup à la recommandation du pays et de la maison d'Urphé, qui Itty a aydë à . se conserver en la yr^ye. religion. ,
^ .€ En ladicte assamblée fust confirmée la cous- ,tume. usitée pour le nombre des procureurs ou .substituts.de scindiq ou procureur gênerai dudict pays pour le tiers-estat, sçavoir qu'il ayt quatre procureurs pour l'assister : Tun de là J'eau, du costé de Feurs ; Taultre de là les bois, au Bourg-Argental ; Taultre de Roannois; aoltre de Saint-Bonnet-le-ChasteL »
« En octobre 157^, fust assiégée la ville d'Annonay, détenue par les huguenots, par le seigneur de Saint-Ghçmont, et se chargea le Forez d y entretenir deux cents hommes . de pied, soubz la charge du capitaine L'Hospital, et la , moitié, de la. compagnie des gents d'armes du seigneur de Mandelot, l'aultre moitié y estant ..entretenue, avec deux cents hommes de pied, spubz la. charge du capitaine Lia Maison, parle Lyonnois et BeaujoUois, et. le Vivarèsis y entretenant la compagnie entière des gents d'armes du seigneur de La Barge. Outré ce, fit de